Apostasies : un phénomène marginal

Un article du journal Le Devoir a relancé le débat autour de la question des apostasies au Québec. Il révèle que des dizaines de personnes, surtout dans l’archidiocèse de Québec, entendent renier leur foi suite aux récentes tempêtes médiatiques qu’a connu l’Église catholique. Alors qu’une vingtaine d’individus apostasie chaque année à Québec, ce sont environ 50 personnes qui ont envoyé une demande à cet effet uniquement au cours du mois de mars.

Sortir de l’Église
Dans l’édition du journal Le Devoir du 1er avril, une lettre ouverte écrite par un regroupement d’individus voulant apostasier était également publiée, en lien avec l’article en une. On pouvait notamment y lire : « Nous voulons ainsi nous libérer de la honte que nous éprouvons quand l’Église catholique, bien souvent malgré nous, nous considère comme des membres de cette institution. Veuillez donc considérer cette lettre comme une démarche d’apostasie et nous retourner, comme il se doit, notre certificat d’excommunication. »

Un phénomène marginal malgré tout
Même si la hausse de ces demandes n’est pas prise à la légère dans les différents diocèses du Québec, Mgr Jean Pelletier, chancelier au diocèse de Québec, indique que c’est un nombre très marginal qui va jusqu’à désirer une telle coupure. « Ces gens représentent 1/4000e de 1% du nombre de catholiques dans l’archidiocèse de Québec », a-t-il indiqué.

Lorsque la chancellerie d’un diocèse comme celui de Québec reçoit une telle demande, elle ajoute simplement une note dans la marge du registre qui contient le nom de la personne signifiant son désir de ne plus être considérée comme faisant partie de l’Église catholique.

« Il faut bien comprendre qu’on ne peut pas se débaptiser, c’est impossible », a expliqué Mgr Pelletier, qui affirme également que cette façon de gérer la demande d’apostasie laisse également la porte ouverte à un retour dans l’Église : « On ne peut pas enlever leur nom du registre. De plus, cela leur laisse également la possibilité de revenir à l’Église un jour s’ils le souhaitent. Dans une telle éventualité, nous serons toujours prêts à les accueillir ».