Mgr Dennis P. Drainville : de député à évêque anglican


Le nouvel évêque anglican de Québec a un parcours pour le moins inusité : après avoir servi dans l’armée, avoir été élu député à l’Assemblée législative de l’Ontario et avoir été professeur dans un CÉGEP en Gaspésie, il se retrouve maintenant à la tête du diocèse anglican de Québec. Il est l’un des promoteurs des mariages homosexuels au sein de l’Église anglicane canadienne, une question qui divise présentement la communion anglicane dans le monde.

Mgr Dennis Paul Drainville est originaire de Joliette. Né en 1954, il a fait ses études au Trinity College de Toronto avant d’être ordonné prêtre en 1983. C’est un homme au parcours éclectique qui a toujours su maintenir, dans ses engagements, le cap sur les valeurs de justice sociale qui lui sont si chères et dont il parle volontiers. Il a travaillé pour l’élimination de la pauvreté, notamment à Montréal. Alors qu’il était à la paroisse Christ Church, il a été aumônier de l’Université McGill. Chez les anglicans, Mgr Drainville est respecté pour son ministère pastoral social.

À Québec, il succède à Mgr Bruce Stavert qui occupait ce poste depuis 1991. Le départ de Mgr Stavert et l’arrivée de Mgr Drainville étaient prévus de longue date. Son premier défi à relever sera de continuer à faire sa place dans cette communauté de 8000 fidèles qui voit partir une figure familière en la personne de Mgr Stavert, qui était là depuis presque vingt ans.

Radio-Canada débaptise le cardinal Ouellet
L’installation de Mgr Drainville a eu lieu dimanche dernier. Le cardinal Marc Ouellet, l’archevêque catholique de Québec, était présent à cette occasion. D’ailleurs, la journaliste de Radio-Canada semblait tellement étonnée de voir que le cardinal Ouellet n’a pas communié, qu’elle a jugé bon de consacrer le seul commentaire de Marc Ouellet dans son reportage à cette évidence.

Le reportage a par la suite été transposé à l’écrit pour le site Internet de Radio-Canada où l’absence d’un É majuscule à « Église anglicane » et la confusion entre « Ouellet » et « Ouellette » laisse palper la méconnaissance du fait religieux dans cette société d’État.

Malgré tout, Radio-Canada est l’un des rares médias québécois a avoir relevé cette information.

(Photo : Anglican Journal)