Quand la basilique est vide un 25 juillet (2)

La basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré désertée la veille de la fête de sainte Anne : la situation semblait surréaliste pour des milliers de pèlerins venus assister à la messe et à la procession aux flambeaux. Il faut dire que l’église n’était pas vide par choix puisqu’une alerte à la bombe a complètement paralysé le déroulement des festivités entourant la fête de sainte Anne.

Samedi soir dernier, un peu après 17h, une valise apparemment abandonnée a été retrouvée dans la basilique. Située près des multiples bannières de procession dans le transept sud, il était impossible de retrouver son propriétaire malgré des appels à tous. Devant l’achalandage monstre, les forces de l’ordre ont opté pour la sûreté avant tout et ont décidé d’évacuer la basilique et d’ériger un périmètre de sécurité de 200 mètres autour du sanctuaire.

La consternation se lisait sur le visage des gens qui assistaient à l’arrivée du cortège des forces de l’ordre.

« Nous avons préféré ne pas courir de risque inutile, a précisé le père recteur Guy Pilote, d’autant plus que nous avions eu des menaces auparavant pour l’auberge. »

Dans la foule, tout le monde souhaitait qu’il ne s’agisse que d’une fausse alerte.

Sûreté du Québec, pompiers, artificiers et ambulanciers étaient présents. Après plusieurs heures, et après avoir effectué une radiographie de la valise, les forces de l’ordre ont pu confirmer qu’elle ne contenait aucun mécanisme explosif. Quel ne fut pas leur étonnement d’y trouver… un chapelet géant.

« La valise contenait un grand chapelet de procession. On n’a pas pensé que ça pouvait être ça », a confié le père Pilote qui ignorait que certaines personnes laissaient de tels objets en prévision de la procession.

La valise appartenait à l’organisatrice d’un pèlerinage. Auparavant, elle avait pris une entente avec les agents de sécurité pour laisser sa valise à cet endroit. Mais le personnel de la sécurité a changé et personne n’était au courant.

« La dame était extrêmement peinée. C’est vraiment une bonne dame. Elle a agi de bonne foi », de dire le père recteur.

Plusieurs personnes auraient aimé pouvoir assister à une messe malgré tout, même à l’extérieur de la basilique. Après tout, ce ne sont pas les chapelles qui manquent dans les environs. Mais les Rédemptoristes, après avoir réfléchi à la possibilité de déplacer la messe au Centre Sainte-Anne, ont choisi d’abandonner l’idée. Idem pour la traditionnelle soirée de prière dans la basilique, alors que celle-ci reste ouverte toute la nuit exceptionnellement le 25 juillet de chaque année.

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- le thème de la neuvaine était « Réconcilions-nous »;

- selon les chiffres avancés par le sanctuaire, environ 100 000 personnes auraient fréquenté le sanctuaire à l’occasion de la neuvaine 2009;

- les prédications préparées par le professeur Gilles Routhier, le prêtre qui prêchait la neuvaine cette année, pourraient être publiées;

- le groupe du Ahearn Memorial Pilgrimage des États-Unis était présent pour une 86e année consécutive, mais le groupe continue de diminuer année après année;

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Comment un journal sérieux de la trempe du Soleil de Québec peut-il laisser filer ce genre d’énormité qui regorge d’erreurs, dont :

- « Sainte-Anne fait salle comble » : ce n’est pas un spectacle. Si l’auteur voulait faire référence à la sainte et non au lieu, il aurait fallu écrire « Sainte Anne fait salle comble »;

- confusion dans l’ensemble du texte entre le nom d’un lieu, avec le trait d’union, et le nom d’une sainte, sans le trait d’union;

- utiliser le mot « hôtel » au lieu de « autel », et « couloir » au lieu de « déambulatoire » : un journalisme de qualité passe aussi par un vocabulaire précis;

- inconstance entre « basilique » et « Basilique »

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En revanche, deux articles au sujet de la neuvaine se démarquent :

- Neuvaine de Sainte-Anne-de-Beaupré : pour la foi et la beauté des lieux (20 juillet 2009)

- La basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré : un « secret d’ici » qui se démarque au Canada (25 juillet 2009)