Canonisation du frère André : il ne reste qu’une étape

Canonisation du frère André : il ne reste qu’une étape

La canonisation du frère André vient de franchir une étape clef. La Commission théologique de la Congrégation pour la cause des saints au Vatican vient de confirmer un deuxième miracle attribué au religieux de la Congrégation de Sainte-Croix. Il ne reste maintenant qu’une seule étape décisive avant de pouvoir dire « saint frère
André »
.

Cette nouvelle a été transmise par le vice-postulateur de la cause de canonisation du frère André, père Mario Lachapelle, c.s.c., en poste à Rome, le 17 octobre 2009.
« Selon l’opinion des théologiens, la guérison étudiée et déclarée scientifiquement inexplicable par une commission médicale en février 2009 est attribuée hors de tout doute possible à l’intercession de frère André. Il s’agit là d’une autre étape essentielle dans sa cause de canonisation », a précisé le père Lachapelle.

Dernière étape
La cause peut maintenant recevoir l’attention de la Congrégation ordinaire des cardinaux et des évêques composée de 15 membres, soit la dernière instance chargée d’étudier le cas.

Le mandat de ces derniers est de juger, entre autres, la pertinence d’étendre la dévotion à frère André à l’Église universelle. Après les recommandations des deux commissions (médicale et théologique) et l’avis de la congrégation de cardinaux et d’évêques, le pape Benoît XVI décidera des suites à donner à la cause de canonisation du fondateur de l’oratoire Saint-Joseph à Montréal.

L’universalité de l’homme
Il serait étonnant que Rome ne reconnaisse pas le caractère universel de l’homme. L’oratoire Saint-Joseph demeure l’un des plus grands centres de dévotion au père de Jésus dans le monde. Chaque année, des pèlerins du monde entier le visite. La figure humble du frère André transcende les cultures.

Par ailleurs, la canonisation du frère André revêtirait un caractère symbolique particulièrement fort pour l’ensemble de l’Église catholique qui peine à redéfinir son rôle dans un Occident de plus en plus sécularisé.

Cela permettrait au pays d’avoir son premier saint masculin né au Canada, un pays qui compte finalement peu de saints. Du côté masculin, il y a eu les saints Martyrs canadiens. Du côté féminin, il y a sainte Marguerite d’Youville et sainte Marguerite Bourgeoys.