Danville : les soeurs s’apprêtent à quitter

Danville : les soeurs s’apprêtent à quitter

Les carmélites de Danville en Estrie quitteront leur carmel dans quelques jours. L’archevêque de Sherbrooke, Mgr André Gaumont, sera présent samedi (14 novembre) pour décréter officiellement la fermeture du carmel.

« C’est douloureux pour tout le monde », confiait à Crayon et goupillon sœur Denise, prieure du carmel de Danville, en juin dernier. « On sent également cette douleur dans la population. »

Il faut dire que le carmel a toujours été proche des gens de la région. « Je crois que nous avons au Québec le monastère carmélite qui a la meilleure symbiose avec la communauté qui l’entoure, donc cette perte est ressentie de manière encore plus grande », explique Sr Denise Guénette.

Le monastère ne ferme pas pour des raisons économiques. La fermeture est plutôt due au nombre décroissant de carmélites, à leur vieillissement et au manque de vocations.

Un carmel vietnamien
Le Carmel de Belle-Croix est né suite à l’arrivée de carmélites en provenance de Bui-Chu, au Vietnam. Fuyant l’avancée communiste, celles-ci sont arrivées à Montréal en 1954. Elles étaient alors vingt, dont quatorze Vietnamiennes et six Canadiennes. L’archevêque de Sherbrooke, Mgr Georges Cabana, les accueille en Estrie, dès 1957, à Danville.

Cette situation n’est pas unique à l’époque, puisque le carmel de Dolbeau, dans le diocèse de Chicoutimi, accueille lui aussi dans les années 50 les carmélites originaires de Hanoï, au Vietnam.

Or, il ne reste aujourd’hui que deux des quatorze sœurs vietnamiennes et une seule des six sœurs canadiennes. D’autres sœurs appartenant à d’autres monastères – appelées des conventuelles – sont également à Danville. Mais cela ne suffit pas à assurer la pérennité de ce carmel.

Les soeurs iront vivre dans d’autres carmels encore actifs au Québec.

Le monastère est présentement en vente, sous la responsabilité d’une agence d’immeubles.