Un jeu invitant les enfants à ne pas employer le mot « Noël » crée présentement une polémique à l’école Saint-Joseph de La Prairie. Inspiré par le concept du jeu « ni oui ni non », des enfants âgés de 8 à 10 ans doivent répondre à des questions en évitant d’utiliser ce mot.
Ainsi, l’éducatrice peut demander à un enfant une question au sujet d’un sapin de Noël. Or, dans sa réponse, l’enfant doit éviter d’utiliser le mot Noël. Il doit donc trouver une façon d’en parler sans utiliser ce mot. Un système de points est mis en place pour déterminer quels enfants auront le mieux réussi le jeu. Ultimement, un tirage permet aux meilleurs de se mériter de petits prix.
En répondant aux questions des journalistes, la commission scolaire se veut rassurante. « Eh bien, c’est un jeu. Ça ne met personne dans l’embarras », assure Mylène Godin, du service des communications de la Commission scolaire des Grandes Seigneuries, sur la rive sud de Montréal. « Dans le cadre d’un jeu, on n’est pas en train de dénigrer quoi que ce soit, on n’est pas en train de dire aux enfants de ne pas dire ce mot », assure-t-elle.
À quelques semaines de la fête de Noël, une employée du service de garde de l’école Saint-Joseph a mis en place ce jeu pour occuper les enfants. Selon la commission scolaire, ce type de jeu est fréquent à l’école Saint-Joseph, peu importe le mot que l’on choisit de ne pas utiliser.
« C’est quand même grave. C’est pas banal », s’insurge Richard Décarie, porte-parole de la Coalition pour la liberté en éducation. Le hasard veut que sa fille fréquente cette école primaire. Aux yeux de M. Décarie, une telle activité n’est pas réellement appropriée.
Mme Godin affirme qu’il n’est aucunement question de bannir ce mot. Cependant, lorsque Crayon et goupillon lui a demandé pourquoi c’est le mot « Noël » qui a été choisi et non pas les mots « hiver » ou « neige », elle a hésité avant de répondre que ce sont les enfants qui choisissent les paramètres du jeu avec la responsable du service de garde.
Par Jupiter!!!! s’écrirait Jules César en prenant connaissances de ces niaiseries… surtout que l’initiative vient des enfants à qui on a soufflé le mot. Ah! Se projeter sur les autres, quel acte de grandeur intellectuelle!
Cet évènement pourtant banal nous rappelle le drame du calendrier républicain institué par la révolution française pour effacer tout souvenir religieux dans le passage du temps… Cet outil artificiel de propagande s’était affublé de noms ridicules afin de se moquer de tous les grands jours de l’ancien calendrier grégorien au point d’en devenir ridicule aux yeux des utilisateurs. Pour s’en convaincre, lisez seulement la liste du nom des jours à voix haute pour vous convaincre de l’arbitraire de cet exercice… Rire assuré… d’ailleurs, on ne sera point surpris d’y découvrir que le jour de Noël s’appelait « chien » tandis que la veille devenait « soufre »… Mais bon, ce genre de jeu de l’esprit fade fini toujours par être victime de sa propre médiocrité. Après tout, j’en tiens pour preuve que personne ne remet jamais en question le fait que les noms de notre calendrier rendent encore hommage à la protection des dieux romains. Ainsi, nous reconnaissons toujours, inconsciemment, l’emprise d’un panthéon déchu depuis maintenant 17 siècles sur nos mois et nos jours…
Allez! Bon jeudi, Jupiter saura bien faire de ce jour une journée faste!