Oubliez les images GIF de colombes en vol, les Ave Maria en MIDI, les liens désuets et les mises à jour sporadiques qui caractérisent, au grand désarroi de plusieurs jeunes croyants, les sites Internet diocésains du Canada. Le diocèse catholique de Saint-Jean-Longueuil offre désormais le site Web le plus avancé au pays. Grâce à Facebook, Twitter, WordPress et Vimeo, le www.dsjl.org fait une entrée rafraîchissante dans le Web 2.0.
Le lancement n’a lieu officiellement que le 18 février, mais l’essentiel du nouveau site est déjà en ligne. Le service des communications du diocèse présente sa nouvelle stratégie de communication Internet en n’hésitant pas à se présenter comme étant « le premier diocèse catholique romain au Canada a être présent sur les réseaux sociaux ».
Pour une trop rare fois, l’Église catholique donne l’impression d’être en avance en ce qui a trait aux nouvelles technologies de l’information. Car c’est bien beau d’inclure Facebook et consorts, mais encore faut-il les imbriquer de manière conviviale et intelligente dans un gabarit Web en évitant de le surcharger. Le pari semble réussi, du moins pour l’instant.
Trouver le numéro de téléphone d’une paroisse – une véritable corvée sur de nombreux sites – devient ici un jeu d’enfant. Il est même possible de télécharger la vCard et d’importer en quelques clics toutes les coordonnées du diocèse dans votre carnet d’adresses électroniques.
Grâce à Vimeo, le site offre également un contenu vidéo communautaire, un ajout non négligeable pour un Québec où les connexions à haut débit sont généralisées.
Le site propose également d’offrir une actualité régionale et internationale. Un pari risqué qui donnera une raison aux internautes de revenir régulièrement si c’est bien fait.
Le défi
Le www.dsjl.org a tout pour réussir. Si le site se démarque pour l’instant grâce à son aspect visuel soigné, ce n’est que dans deux ou trois ans qu’il sera possible de saisir l’ampleur de son influence. Car en bout de ligne, l’internaute s’intéresse au contenu. Le défi du diocèse consiste à assurer des mises à jour fréquentes, intéressantes et pertinentes, tant pour les paroissiens les plus assidus que pour les usagers occasionnels.
Mais surtout, ce diocèse a compris qu’il devient de plus en plus difficile de développer de « nouvelles stratégies d’évangélisation » et de parler de la beauté du message offert lorsque ce dernier passe par un véhicule visuel médiocre, qui beugle davantage le désarroi d’une Église en crise qu’il ne chante la « gloire du Christ »…
Ce n’est pas le premier diocèse du Canada à investir les réseaux sociaux. Il est plus juste de dire que c’est le premier diocèse francophone canadien. Celui de Vancouver est sur Twitter et Facebook depuis fin 2009.
Merci du commentaire François. Je suis d’accord, mais il me semble que l’imbrication des réseaux sociaux est plus grande dans le cas du diocèse de Saint-Jean-Longueuil : l’information semble pouvoir circuler plus facilement dans les deux sens. Cependant, il est vrai que le site Internet de l’archidiocèse de Vancouver vaut le détour tant pour la qualité générale de sa réalisation que pour son ergonomie. Il peut fièrement revendiquer le titre de pionnier, voire de modèle, en la matière.
Juste pour information, le diocèse de Vancouver est sur Facebook depuis octobre 2008, pourtant 50 messages ont été posté depuis. Il est facile d’être présent sur les réseaux sociaux, cela ne signifie pas que cette présence a été pensée de façon stratégique pour servir un objectif précis. C’est ce que le diocèse de Saint-Jean-Longueuil souhaite réaliser. Comme Philippe l’a très bien démontré, c’est un défi qui s’offre à nous. De plus, nous ne souhaitons pas seulement faire de la simple présence et attirer un public déjà acquis, c’est pourquoi nous avons également pensé ouvrir un blogue.
Bonne journée à vous!
Myriam