200e anniversaire pour l’église St. Andrew’s

200e anniversaire pour l’église St. Andrew’s

Les presbytériens de Québec fêtent en fin de semaine les 200 ans de leur église, dont la pierre de fondation fut posée en juin 1810. St. Andrew’s demeure toujours le lieu de rassemblement de la plus ancienne communauté presbytérienne au Canada.

Le coup d’envoi des festivités du 200e anniversaire sera donné le 11 juin. À cette occasion, la pasteure Katherine Burgess présidera en soirée une célébration à l’intérieur de l’église.

Le 12 juin en après-midi, le St. Andrew’s Art Group exposera ses œuvres d’art au Kirk Hall. Le lendemain, un concert de musiques associées à la culture écossaise aura lieu dans l’église.

« Kirkin’ of the tartan »
L’un des moments forts des festivités aura lieu dimanche matin, lors du traditionnel « kirkin’ of the tartan » (bénédiction du tartan). La tradition veut que cette coutume vienne du 18e siècle.

En 1746, la Grande-Bretagne promulguait l’Act of Proscription, une loi destinée à assimiler les Highlands d’Écosse en s’attaquant à la culture gaélique. Il devenait alors interdit de porter le tartan ou le kilt. La légende raconte que les Écossais choisirent d’en porter sur eux en les cachant sous leurs vêtements. Ils se rendaient ensuite à l’église pour les faire bénir. Cette loi fut révoquée en 1782.

Cependant, la véritable habitude de bénir le tartan proviendrait plutôt des États-Unis en 1941. L’aumônier du Sénat américain, le pasteur presbytérien Peter Marshall, aurait lancé le mouvement pour financer des œuvres humanitaires pendant la Deuxième guerre mondiale.

Brin d’histoire
L’implantation des Écossais au Québec remonte à l’époque de la bataille des Plaines d’Abraham. Après la victoire de l’armée du général Wolfe en 1759, les Écossais obtinrent en 1802, du roi Georges III, un terrain à l’intérieur de la ville fortifiée sur lequel ils construisirent leur église.

La communauté presbytérienne de Québec a d’ailleurs souligné son 250e anniversaire l’automne dernier. La différence de cinquante ans entre leur arrivée et la construction de St. Andrew’s s’explique par le fait qu’après 1759, les Écossais ont loué un espace dans le Collège des jésuites pour se rassembler avant de pouvoir construire leur église.

Avec le départ progressif de plusieurs membres de la communauté, il reste aujourd’hui une cinquantaine de presbytériens à St. Andrew’s, dont une grande majorité d’anglophones. Au Québec, l’Église presbytérienne compte maintenant 41 églises, pour un total de plus de 4000 fidèles.

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Le mot tartan, davantage connu par les anglophones, provient de la langue française. Il est issu du mot tiretaine, lui même issu du latin tyrius, qui désignait une étoffe de la ville de Tyr.

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Un incendie a endommagé l’église presbytérienne de la petite municipalité d’Ormstown dans la MRC du Haut-Saint-Laurent vendredi dernier. Les flammes auraient pris naissance dans la porte arrière de l’immeuble et provoqué un épais nuage de fumée à l’intérieur de la structure. Heureusement, les dégâts sont limités. La Sûreté du Québec n’écarte pas l’hypothèse d’un acte criminel.

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L’un des plus illustres membres de la communauté presbytérienne au Québec, l’ancien député péquiste Daniel Turp, a cosigné le Manifeste pour la sauvegarde du patrimoine religieux du Québec qui a été rendu public cette semaine.