Il y a 60 ans, la tragédie de l’Obiou

Il y a 60 ans, la tragédie de l’Obiou

Le 19 septembre, à l’occasion de la fête de Notre-Dame de La Salette, a eu lieu une commémoration à l’église Saint-Jean-Baptiste de Québec pour marquer les 60 ans de la tragédie de l’Obiou. Environ 280 proches des victimes y étaient. Pour l’occasion, une plaque soulignant ce 60e anniversaire a été dévoilée après la liturgie. En France les commémorations auront lieu le 13 novembre.

S’est justement le 13 novembre 1950 qu’un DC4 de la compagnie Curtis-Reid Flying de Cartierville transportant des Canadiens effectuant un vaste pèlerinage en Europe s’est écrasé contre l’Obiou, une montagne située près du sanctuaire de La Salette, en France. Les 58 passagers et membres d’équipage sont morts. L’avion revenait de Rome et volait à plus de 100km de la trajectoire normale qu’il aurait dû emprunter pour remonter vers Paris.

À l’époque, en pleine Guerre Froide, certains ont évoqué un possible détournement d’avion par des espions russes pour récupérer des documents importants qui transitaient entre le Vatican et l’Amérique du Nord. D’autres ont évoqué le vent violent qui soufflait sur la région et l’absence de visibilité ce jour-là. Il faut dire que déjà en 1946 un avion militaire américain avait  eu un accident au même endroit, faisant quatre morts.

Les pèlerins avaient quitté Québec à bord du bateau Le Columbia le 13 octobre 1950. Arrivés à Lisbonne le 20 octobre, ils se sont ensuite rendus à Fatima le 24 octobre, à Lourdes le 27, à Paris le 29, à Lisieux le 31 et à Rome le 1er novembre. Un vaste pèlerinage à l’occasion de l’Année Sainte, motivé notamment par la béatification de Marguerite Bourgeois et la promulgation du dogme de l’Assomption le 1er novembre 1950 par le pape Pie XII.

Sur les 58 passagers, 53 sont Canadiens, dont 49 pèlerins Québécois. Les autres victimes sont un Américain, un prêtre italien et les sept membres d’équipage.

Les corps furent d’abord enterrés dans le cimetière du Petit Sablon en présence de Mgr Charles-Omer Garant, évêque auxiliaire de Québec. À partir de 1953, ils ont été transférés corps dans le cimetière de La Salette Fallavaux.

Pour l’origine de la photo et pour en savoir davantage, les internautes peuvent consulter ce site.