Première « Journée du diaconat permanent »

Première « Journée du diaconat permanent »

Ce ne sera pas avec fracas que la Journée du diaconat permanent sera soulignée par l’Église catholique québécoise le 5 octobre. C’est que l’Assemblée des responsables diocésains du diaconat permanent du Québec (ARDDPQ) entend entreprendre cette nouvelle initiative en douceur. Elle invite toutefois les diacres concernés à s’impliquer en se rendant simplement plus visibles.

Dans Diachronique, une publication destinée aux diacres permanents du Québec, l’ARDDPQ les invite à faire preuve de leadership en matière de visibilité.

« Nous nous sommes questionnés sur l’animation de cette journée. Après quelques recherches infructueuses auprès de différentes instances, nous avons décidé de vous donner quelques suggestions pour l’animation de cette journée. Nous croyons que c’est à nous les responsables du diaconat permanent de prendre le leadership à ce niveau », fait valoir l’Assemblée.

Parmi les activités « visibilité » proposées, notons la préparation d’une « célébration de la Parole autour du thème le Christ serviteur », ou encore, « utiliser le feuillet paroissial pour y introduire un texte qui parle du diaconat permanent ». Les diacres sont également invités à « utiliser la radio communautaire pour aller témoigner » ou à rencontrer « les gens impliqués dans différents organismes à but non lucratif ».

Une première édition
Puisqu’il s’agit d’une première édition de cette journée fixée au premier mercredi d’octobre par l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, le président de l’ARDDPQ espère surtout poser les premières pierres afin de mieux préparer les futures éditions.

« Pour être honnête, on commence. On veut au moins annoncer et interpeller. On veut d’abord et avant tout faire connaître le diaconat », explique Gérard Leblanc.

Lui-même diacre depuis une vingtaine d’années, M. Leblanc a des attentes réalistes. « Si dans chacun des diocèses on peut mousser l’intérêt pour le diaconat… c’est déjà un point de départ. »

Il rappelle que la majorité des diacres se trouvent dans les diocèses de Montréal et Québec, et que certains diocèses n’ont pas de diacres permanents. Selon le site Internet de l’ARDDPQ, le Québec compte plus de 400 diacres permanents.

Parmi les tendances observées, M. Leblanc souligne la présence croissante d’hommes originaires d’autres pays, notamment des hispanophones.

« Au seuil de l’Église »
Selon le président de l’ARDDPQ, l’une des forces des diacres permanents est de travailler « sur le seuil » de l’Église. Il en sait quelque chose.

« Je suis courtier d’assurances. Les clients viennent, on parle une heure, dont seulement 10 minutes d’assurances ! On parle de leurs espoirs, de leur vie… Comme diacre, je suis en habits de semaine avec le monde », illustre-t-il.

Il rappelle que le diaconat revêt trois aspects : la liturgie, la Parole de Dieu et la charité. À ses yeux, le fait que les diacres se situent justement « au seuil » permet un contact différent avec les gens.

« On veut y aller, on sème. À l’âge que j’ai, badine-t-il, peut-être que je ne verrai pas les fruits. Mais c’est pas grave ! Il faut semer ! »

Le principe de décentraliser l’organisation de cette journée cette année est de susciter une panoplie d’idées. Les diocèses seront ensuite invités à partager ces idées avec l’ARDDPQ afin d’appuyer davantage d’initiatives l’an prochain.