La Fac de théo de l’UdeM suspend ses programmes de 1er cycle

La Fac de théo de l’UdeM suspend ses programmes de 1er cycle

La Faculté de théologie et de sciences des religions (FTSR) de l’Université de Montréal annonce qu’elle suspend pratiquement tous ses programmes de 1er cycle pour l’année scolaire 2012-2013. Seule la mineure en sciences religieuses sera offerte l’an prochain. Cette situation est directement liée à la chute des inscriptions au 1er cycle.

La Faculté indique toutefois qu’il s’agit d’une mesure temporaire faisant partie d’un processus de revitalisation de la Faculté. En effet, dans un contexte où les Facultés de théologie de la province font des pieds et des mains pour attirer des étudiants, force est d’admettre que l’étude de la théologie ne fait plus courir les foules. Et pour cause : il devient difficile pour les jeunes diplômés de se trouver des emplois intéressants et bien rémunérés.

Dans une vidéo expliquant cette décision mise en ligne sur le site de la FTSR, le doyen Jean-Claude Breton explique d’un ton calme qu’il est normal qu’un tel processus soit nécessaire.

« Vous comprenez qu’une vieille Faculté comme ça a de temps en temps besoin de passer chez le médecin, puis se faire remettre un peu en forme pour compenser les travaux des années puis le passage du temps ».

La FTSR souhaite éventuellement « mieux répondre aux besoins de formation de la communauté universitaire et de ses partenaires ». Il est d’emblée entendu que l’institution fera une plus grande place aux programmes de 2e et 3e cycles, là où le nombre d’étudiants inscrits reste à peu près stable.

Par ailleurs, trois nouveaux professeurs seront engagés afin d’élargir les champs de spécialité couverts, particulièrement en sciences religieuses. Le 7 février, l’embauche d’une nouvelle responsable de la formation professionnelle avait déjà été annoncée.

Jean-Claude Breton promet que l’avenir de la Faculté fera l’objet d’un plan qui sera dévoilé l’an prochain.

« Je me dis : un an ou deux avant que les choses reprennent un cours – pas ancien – mais normal. » Il ajoute plus tard avec un sourire en coin que la Faculté « se soigne » et retrouve sa « santé ».

Quoi qu’il arrive, il semble fort probable que la Faculté jouera la carte de la prudence et fera de plus en plus de place aux sciences religieuses, là où les espoirs d’attirer davantage d’étudiants paraissent plus élevés que pour la théologie.