Radio Ville-Marie sabre dans le Proximo

Radio Ville-Marie sabre dans le Proximo

La station radiophonique montréalaise Radio Ville-Marie a décidé de réduire les fonds alloués pour la production de son bulletin d’informations religieuses Proximo. Concrètement, cela veut dire que le bulletin offrira un pot-pourri des nouvelles parues sur le site Internet de Radio Ville-Marie au cours de la semaine, mais qu’en définitive il ne proposera désormais ni article original, ni entrevue.

La décision a été prise à la mi-janvier par le directeur général sortant Jean-Guy Roy. Elle est motivée par des raisons financières, la station cherchant à faire des économies. Elle est entrée en vigueur dès le début du mois de février.

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Je publie ici une courte réaction, puisque depuis la publication du Proximo du 3 février 2012, plusieurs personnes me demandent si j’en suis l’auteur. Non. Je ne suis plus l’auteur du Proximo.

Évidemment, je crois que le Proximo est un outil au potentiel incroyable. Autrement, je n’aurais pas consacré trois ans et demi de ma vie à y travailler. Vous aurez compris que cette annonce se résume essentiellement, pour l’instant, à la fin de mon contrat.

Lorsque j’ai commencé à gérer le Proximo en 2008, il y avait un peu plus de 2500 abonnés. Il y en a aujourd’hui près de 10 000.

J’ai longuement réfléchi à la meilleure manière de produire une information religieuse intéressante pour un grand nombre lorsque j’étais à Radio Ville-Marie et que j’ai hérité du Proximo. Bien entendu, les moyens sont limités. À commencer par le logiciel qui permet la mise en forme et l’envoi du bulletin. Or, il m’a rapidement semblé que quelques efforts ciblés permettraient de proposer chaque semaine des articles originaux susceptibles d’intéresser l’ensemble de la population, et pas seulement les chrétiens. Et je dis bien « ciblés », car la production du Proximo devait se faire en huit heures, ce qui comprenait la recherche, la gradation de l’information, les appels téléphoniques et les échanges de courriels pour les entrevues, les traductions à l’occasion, la rédaction, la correction, la mise en ligne et l’envoi. Il était donc malheureusement impossible de produire des articles sur tous les sujets qui auraient mérité qu’on s’y attarde. Il s’agissait donc de choisir en fonction des enjeux, ce qui me paraissait plus apte à faire réagir et à impliquer les lecteurs dans la nouvelle, et pas seulement en fonction de l’intérêt de tel ou tel sujet.

Par ailleurs, le rayonnement du Proximo est devenu apparent lorsque plusieurs de ses articles ont commencé à être repris régulièrement par l’Agence de presse internationale catholique, basée en Suisse, et à l’occasion par le site Internet du journal La Croix, dans sa section Urbi et Orbi. Sans compter les nombreuses réactions qu’il suscitait sur divers blogues catholiques dans le monde.

Il y a définitivement une niche pour un tel service au Québec.