Crayon et goupillon est un site Internet indépendant dont l’objectif est d’offrir des nouvelles religieuse québécoises. Il a été fondé en avril 2009 par Philippe Vaillancourt, journaliste et animateur radio. Il classe l’information en différentes catégories :
Nouvelles : des articles journalistiques ancrés dans l’actualité ;
Brèves : des informations brèves ou résumées, qui donnent rapidement des informations sur un sujet précis ;
Analyse : regard critique et éditorial sur un ou plusieurs éléments de l’actualité religieuse ;
Top 5 : depuis le mois d’octobre 2009, le site propose mensuellement un palmarès des cinq nouvelles qui ont le plus marqué l’actualité religieuse au Québec ;
International : articles et extraits d’entrevues réalisés par Mario Bard de l’organisme Aide à l’Église en détresse.
Des textes intéressants sur l’apostasie! Mais je comprends mal la logique voulant que cette démarche soit paradoxale.
La majorité des apostats ne complètent-ils pas cette démarche pour dénoncer les actes, les demandes ou les idées de l’Église? Pour moi, il n’y a ici rien de paradoxal.
Un apostat, par son geste, fait connaître son mécontentement par rapport aux agissements de l’Église. Par rapport à l’influence qu’elle a sur le monde, sur sa population. Influence qu’il juge négative. Cela n’implique en rien que l’Église a une emprise sur lui.
Merci du commentaire. L’apostasie ne concerne que le baptême, qui est le symbole par excellence d’une appartenance spirituelle à l’Église, et non d’une appartenance politique ou sociale. Le renoncement à son baptême ne concerne que la vie spirituelle de l’individu. Dès lors, s’il souhaite par ce geste renier toute foi au Christ, cela n’engage que sa propre vie, sans avoir de répercussion sur la vie et le fonctionnement de l’Église. Si l’individu juge que le baptême n’est qu’un geste magique sans impact sur son existence, il ne devrait y porter aucune attention. Le fait qu’il s’en préoccupe indique 1) qu’il ne comprend pas ce qu’est l’apostasie ; 2) donc qu’il ainsi malgré lui la force du sacrement du baptême. On peut donc déduire qu’il laisse l’Église avoir une emprise sur lui. Autrement, il passerait son chemin et ferait sa vie sans même y penser.
Déconstruction nécessaire des préjugés à l’encontre de Benoît XVI. Article bien contextualisé. Je prédis un brillant avenir à ce blogue!
Seulement quelques liens d’articles d’actualité.
Bonne journée.
Hiver démographique au Canada
http://fr.wikipedia.org/wiki/Crash_d%C3%A9mographique
Louis XIV : Après moi le déluge
http://www.geocities.com/crash_demographique/
Claude Ryan
http://angelqueen.org/forum/viewtopic.php?p=108372#108372
Quebec parents pull students out of new class
http://angelqueen.org/forum/viewtopic.php?t=23244
Czech Cardinal, Europe is headed for Muslim future
http://angelqueen.org/forum/viewtopic.php?t=23453
Nouveau site web. prowomanprolife(dot)org
New Book: The Age of Aging, demographics are Changing…
http://angelqueen.org/forum/viewtopic.php?t=23423
Demographic Winter Producer Encouraged by Statement…
http://angelqueen.org/forum/viewtopic.php?t=23353
Jürgen Habermas et l’Europe « postséculière »
http://www.missa.org/babillardnew/2008/12/26.html#a3814
God Is a Problem, Sources Say: how secular newsrooms handle stories with a religious component
http://www.freerepublic.com/focus/f-religion/2153257/posts
Muslim Demographics
http://www.youtube.com/watch?v=6-3X5hIFXYU
Les jeunes peuvent vivre dans un esprit festif très facilement dans le monde séculier. Pourquoi feraient-ils l’effort d’aller dans une institution considérée ringarde par la société pour vivre de cette façon?
J’ai l’impression que la plupart des jeunes catholiques d’aujourd’hui ont pleinement conscience qu’ils rament à contre-courant des idées et des valeurs de la majorité des gens. Beaucoup de ces jeunes rejetent le relativisme et le nihilisme ambiants et sont dans l’Église parce qu’ils y trouvent des réponses à leur quête d’absolu. The New Faithful: Why Young Adults Are Embracing Christian Orthodoxy est un très bon livre de Colleen Caroll Campbell qui aide à comprendre ce phénomène. Je crois que c’est en ayant une identité catholique forte que l’Église du Québec évangélisera des jeunes qui auront le courage de vivre les valeurs chrétiennes et non en tentant de plaire à tout le monde et son voisin. Pensons au succès de Marie-Jeunesse par example.
Les exemples cités sont navrants. L’Église au Québec doit comprendre qu’une bonne communication ne réside pas dans le seul fait d’avoir une équipe de communications en place. Est-ce qu’on se borne à répondre aux demandes de journalistes ou communique-t-on de façon proactive en prenant le contrôle de la nouvelle? A-t-on les gens et les compétences requis? Il faut questionner les stratégies… mais surtout les stratèges.
Stephen Mosher Expresses Serious Concerns About Canadian Bishops' D&P Investigation
http://www.lifesitenews.com/ldn/2009/may/09052914.html
Population researcher awarded by Catholic scientists
http://www.catholicnewsagency.com/new.php?n=16188
Développement et Paix finance des groupes pro-choix…
Droits civiques pour l'enfant à naître…
Muslim Demographics sur you tube.
http://www.youtube.com/watch?v=6-3X5hIFXYU
Aussi demographic crash via google.
Invention allows pregnant women to hold models of their unborn babies
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/science/article6579286.ece
Si la modernité veut dire permettre de tuer l'enfant à naître c'est pas de la modernité puiqu'on retourne à la barbarie…
Moi aussi je croyait après l'an dernier que la gouverneure générale s'abstenait de communier. Je suis donc surpris de voir cela: 1m52s
http://www.youtube.com/watch?v=Q6Ls-FOC2Ys
Michaëlle Jean ne semble pas avoir appris la leçon de sa prédecesseure…
Dans le contexte du "wafergate", je ne crois pas que personne osera.
Même si je ne veux pas d'une Église-lobby, j'aime encore moins une Église-club-social-politically correct. Une église mondaine qui ne veut déranger personne, le Québec en a une depuis au moins quarante ans, on voit ce que cela donne.
L'Église enseigne des vérités qui dérangent. Pour cette raison, elle risque d'être calomniée et méprisée. Ce n'est pas la faute de l'Église si son message est caricaturé, c'est plutôt celui du monde séculier.
Excellente observation. Merci du vidéo ! On voit clairement la gouverneure générale manger l'hostie.
Je découvre votre blog. Il me fait penser à celui de Patrice de Plunkett, journaliste français: bel effort de couvrir l'actualité catholique avec compétence. Espérons que ce carrefour favorise de belles rencontres en matière de pensée catholique.
Je comprends votre raisonnement mais il ne tient pas la route quant à la propriété de Novalis. Novalis est propriété de Bayard Canada, elle-même aux mains des Assomptionnistes canadiens qui en détiennent 87 % des actions (13 % à Bayard international). Les administrateurs sont canadiens, les gestionnaires le sont et tout le personnel, éditorial et commercial. Toutes les décisions sont prises à Montréal et à Toronto. Nous demeurons un éditeur national, implanté ici et qui favorise les créateurs d'ici.
Et l'avenir de l'édition de livres et de presse est soumis à des pressions qui n'ont rien à voir avec les règles de propriété: le WEB 2.0 et le contexte économique sont plus préoccupants.
Merci d'avoir attiré l'attention de vos lecteurs sur le petit monde de l'édition religieuse au Québec et de son évolution.
Merci de ces précisions. Elles permettent en effet de nuancer mon propos et apportent un éclairage plus profond sur la réalité de l'édition religieuse au Québec.
Il y aurait grand intérêt à pousser l'analyse sur ce sujet. Que de choses à dire! Sommairement, je me contenterai d'espérer un changement de cap de nos évêques en matière d'expression publique de la foi catholique au sein d'une population nominalement catholique. On s'est montré fort accomodant jusqu'ici, évitant les sujets conflictuels, l'heure vient où il faudra aller au front en matière d'affirmation catholique.
C'est un point intéressant qui est soulevé par rapport à l'aspect sur lequel le procès a été abordé. Il ne fait aucun doute qu'auprès de nombreux catholiques qui pourtant hésiteraient à appuyer des milieux intégristes, que l'épiscopat québécois ressemble plus à un groupe de gestionnaire de la décroissance ayant pour terme de liquider une institution dans un climat serein, sans conflit et complaisant afin de mener la tâche à bien avec le moins de remous possible. Le même cas s'observe dans la gestion de la crise à propos du cours d'éthique dont le contenu, objectivement très subjectif, s'approprie très mal le rôle d'un cursus obligatoire et neutre. Cette question a déjà été largement débattue, toutefois, on se retrouve maintenant avec un cours en quelque sorte sanctionné par l'épiscopat, non par son silence, mais par ses commentaires blessant pour le parent catholique moyen. C'est là que se trouve la déchirure à mon avis. Le tout, mélangé avec le désir d'obéissance et d'humilité d'un bon catholique mélangé avec un désir de vérité et de justice aussi associé aux valeurs chrétiennes est en train créer un cocktail dangereusement explosif dans notre province. Deux tangentes s'opposent actuellement chez les croyants et force est d'admettre que le cours n'y fera rien de bon. Certains objecteront probablement que ces tensions disparaîtront d'elle-même lorsque la génération ayant connu une sphère publique et scolaire teintée de christianisme. Malheureusement, ce genre de débat prend parfois racine plus profondément et se transmet d'une génération à l'autre. Une chose est sûre, encore une fois, l'épiscopat québécois envoie un son de cloche difficile à interpréter qui fait penser qu'il parle moins le Christ qu'il ne se ménage une survivance complaisante. Malheureusement, la multiplication de ces exemples en paroisse commence à donner un début de réponse pour de nombreux croyants, une réponse qui risque de séparer plus que d'unir.
Au plaisir.
Comme suite de la visite de Jean-Paul II, on peut peut-être voir le travail de relations avec les Amérindiens qui a donné il y a peu cette rencontre à Rome entre Benoît XVI et le chef Phil Fontaine.
Peut-être y a-t-il d'autres suites moins évidentes mais tout aussi valables. Les sujets abordés par Jean-Paul II n'étaient-ils pas préparés par nos évêques et leurs experts?
Par ailleurs ceux-ci dans leur catholicisme progressiste ne se trouvent-ils pas plutôt embarassés par les documents romains? J'ai entendu déjà, du temps de Jean-Paul II, un avis en ce sens dans l'entourage proche d'un évêque. On peut croire que Benoît XVI les embarasse encore plus de sorte qu'ils jugent nécessaire de traduire année sacerdotale par année presbytérale!
Oui, il faut examiner cette déchirure.
On voit mal comment nos évêques pourraient passer d'une attitude critique et vigilante à l'attitude combattive si nécessaire dans l'état actuel des choses.
Il y a encore chez nous un catholicisme de masse à sauver par un leadership fort; un virage à 180° s'impose. On ne le voit pas poindre.
Félicitations !
Ce qui est triste là-dedans, ce n'est pas tant les dommages victime-prédateur, mais le coup de bélier dévastateur qui retombera sur toute la communauté chrétienne d'Antigonish. Les paroissiens verront la quête servir à dédommager les dégâts de quelques hommes au prix d'y voir leurs églises fermer plus tôt que prévu et voir naître des querelles entre eux sur le sort démesuré qui les attend à cause de cela. Il y a toute une leçon d'humilité dans cette histoire-là pour le chrétien de tous les jours et le diocèse… Malheureusement, la faute est lourde à payer et je ne parles pas d'argent…
Au plaisir,
Matthieu
C'est tout le paradoxe de la nature humaine qui se dévoile dans cette affaire où un homme attelé à la tâche de réparer les crimes des autres ne tire aucune leçon de leur sinistre exemple. Malheureusement, c'est davantage l'image médiatique d'une homme à la conscience maculé qui poursse le mauvais goût à demander pardon au nom de criminels similaires qui restera dans les consciences locales, peu importe le degré de véracité de l'affaire dont les tribunaux auront à juger. Et ne soyons pas dupe en associant le monopole sordide de ces déviances à la seule Église catholique puisqu'elles trouvent leurs racines dans la nature humaine elle-même et ne partagent en rien le message évangélique. Souhaitons seulement que cette distinction entre les caractères humains et divins de l'Église soit faite lucidement par les fidèles d'Antigonish qui se retrouvent maintenant face à une double trahison au sortir même d'un éreintant et ruinant simulacre de processus de réconciliation.
Matthieu
Nos médias du Québec ont-ils fait connaître cette nouvelle?
Une petite correction, le groupe sur Facebook a été créé le mercredi 28 octobre… avant l’article de Patrick Lagacé. D’ailleurs, c’est un membre du groupe Facebook qui a pris soin de contacter les médias.
Ensuite, pour ma part, il ne s’agit pas d’éclabousser l’Église. Au contraire! De plus, je connais Christian Lépine et Michel Lizotte. Je ne comprends pas comment le premier c’est fait embarqué par le deuxième.
Merci de cette précision.
Félicitation pour votre site. Vous assurez une couverture originale et pertinente du domaine. Le livre de Guy Durand vient juste de sortir et vous en parlez déjà…
Je suis en train de le lire et il cerne vraiment bien le problème que pose ce programme actuellement. Il ne verse pas dans la simple polémique mais aide à comprendre ce qui est soulevé dans les débats.
Je ne sais pas si la chose est voulue, mais le titre «Au-delà des apparences» entre également dans l’intitulé du rapport d’une vaste enquête menée par le ministère de l’Éducation (comme il s’appelait alors) qui fut publié en 1992 :« Sondage sur l’expérience morale et spirituelle des jeunes du secondaire» (voir http://www.obsjeunes.qc.ca/F/veille/axes/culture/valeurs/meq.htm). Il faut souligner toutefois que cette expression marque assez souvent le paysage artistique et social
Bonjour,
J’aimerais rencontrer un évêque ou un «supérieur» car j’aimerais lui raconter «un autre miracle» du frère André que nous avons obtenu. Ceci n’est pas une blaque…loin de là. Nous en sommes convaiçu!
Je vous suggère d’entrer en contact avec l’oratoire. Voici un lien qui vous donne les coordonnées nécessaires.
http://www.saint-joseph.org/fr_1004_index.asp
La même chose arrivera tôt ou tard au Québec. En ce qui me concerne, le plus tôt sera le mieux. Nos bons évêques-baby-boomers-canadiens-français-de-race-pure, qui ne sont arrivés ni à catéchiser les enfants de leurs compatriotes ni à susciter des vocations pour prendre la relève d’un clergé à bout d’âge, doivent sans doute voir venir le coup eux aussi. J’étais à la basilique Notre-Dame à Montréal cette année, le Vendredi saint, et c’était frappant de comparer l’assistance dans l’église avec les figures en avant: d’un côté, toute la diversité ethnique de la métropole, et de l’autre côté… tous des Blancs!
Correction, si vous me permettez: le projet du « petit séminaire » diocésain de Québec, pour ce que j’ai pu en savoir d’après les témoignages de certains qui y vont, ne vise pas « à faire éclore la foi (…) de jeunes adolescents »; il vise plutôt à répondre à une demande de la part de jeunes qui ont DÉJÀ accompli une démarche de foi dans leur famille et plus spécifiquement, il répond à la demande de familles qui ont inscrit leurs enfants pendant quelques années dans un mouvement qui s’appelle les « Brebis de Jésus », enfants qui, arrivés à l’adolescence, se sont montrés prêts à passer à une autre étape, et à réfléchir à la possibilité d’une vocation. Aurait-il fallu refuser de les encourager et de les accompagner? Je suis heureux pour ma part qu’il y ait un diocèse au Québec oû ils sont accueillis. On parle souvent d’une Église à l’écoute des signes de l’Esprit, mais l’Esprit a parfaitement le droit de nous attirer là oû des pasteurs plutôt portés sur la planification managériale de la décroissance (si ce n’est de la liquidation) n’auraient jamais prévu d’aller. L’Esprit peut se servir d’un cardinal Ouellet (c’est tout dire); quoique celui-ci semble parfois nourrir des lubies et rêver à une restauration anachronique, c’est quand même un contrepoids à l’esprit de tranquille démission générale qui prévaut visiblement chez la plupart de ses confrères. Et ceci ne porte nullement préjudice à la diversité des parcours qui peuvent conduire au Christ dans l’Église même.
Il est malheureux, qu’encore une fois, un prêtre se retrouve devant la justice pour ce crime. Ce n’est plus une nouveauté (malheureusement). Faudra-t-il créer une colonne spéciale pour cela dans les journeaux?
La question que les Églises, car il n’y a pas que les catholiques dans ce bateau, devront se poser est de plus en plus essentielle: pourquoi autant de difficultés avec la sexualité? Est-ce que la formation à la sexualité est adéquate chez les séminaristes, postulants, novices, etc? Est-ce que les personnes, qui deviennent prêtres, et ceux/celles qui les forment, ont peur d’aborder ces questions en dehors d’un prisme moral? Sont-ils capables de l’aborder franchement, en regardant les pourquois d’une telle déviance ?
Je crois que les séminaires du monde entier doivent aborder cette question franchement, sans détour, parce que les blessures créées par ce comportement se font sentir non seulement chez la victime et ses proches, mais également chez l’accusé et l’Église, tous ces croyants qui travaillent avec leurs cœurs, mais qui en ont marre de la culture du secret qui existe toujours dans les Églises, et qui permet à ces comportements de continuer des années durant. Vivement une éducation sexuelle chrétienne ancrée dans la réalité! Apprendre à connaître et à apprécier cet aspect de la vie sera une évolution dans la vie des Églises.
Quand nous arrêterons de jouer les anges et oserons affronter, dans l’Esprit Saint, notre condition d’humain, avec tout ce qu’elle comporte, sexualité comprise, nous aurons fait un grand pas. C’est mon espérance.
Par Jupiter!!!! s’écrirait Jules César en prenant connaissances de ces niaiseries… surtout que l’initiative vient des enfants à qui on a soufflé le mot. Ah! Se projeter sur les autres, quel acte de grandeur intellectuelle!
Cet évènement pourtant banal nous rappelle le drame du calendrier républicain institué par la révolution française pour effacer tout souvenir religieux dans le passage du temps… Cet outil artificiel de propagande s’était affublé de noms ridicules afin de se moquer de tous les grands jours de l’ancien calendrier grégorien au point d’en devenir ridicule aux yeux des utilisateurs. Pour s’en convaincre, lisez seulement la liste du nom des jours à voix haute pour vous convaincre de l’arbitraire de cet exercice… Rire assuré… d’ailleurs, on ne sera point surpris d’y découvrir que le jour de Noël s’appelait « chien » tandis que la veille devenait « soufre »… Mais bon, ce genre de jeu de l’esprit fade fini toujours par être victime de sa propre médiocrité. Après tout, j’en tiens pour preuve que personne ne remet jamais en question le fait que les noms de notre calendrier rendent encore hommage à la protection des dieux romains. Ainsi, nous reconnaissons toujours, inconsciemment, l’emprise d’un panthéon déchu depuis maintenant 17 siècles sur nos mois et nos jours…
Allez! Bon jeudi, Jupiter saura bien faire de ce jour une journée faste!
les 250 étudiants sont dans leur immense majorité à temps três partiel.
Sur les sites des U de Sherbrooke et Mtl, il y a moins de 20 ét. au Bac, environ 5-6 par an, avec 3-4 nouvelles inscriptions. C’est mort. C’était déjà mort dans les ans 70. C’est juste une concrétisation physique et financière de la mort de ans 70.
voici une source (chercher theoplogie pour les chiffres) – et c’est plus décadent et mort à Sherbrooke:
http://www.etudes.umontreal.ca/publications/statOfficielles/ins_aut08.pdf
Merci pour ces informations et cette analyse Mr. Vaillancourt. Je serais un peu plus fidèle à vous lire.
Je suis de ceux qui croient que par l’organisation politico-admistrative on peut bien voir,un reflet de l’effectivité de la mise en pratique de l’Évangile et de l’écoute de l’Esprit. Ces questions de leadership doivent donc être aussi bien analysé.
Merci encore,
Francis
Ce n’est pas le premier diocèse du Canada à investir les réseaux sociaux. Il est plus juste de dire que c’est le premier diocèse francophone canadien. Celui de Vancouver est sur Twitter et Facebook depuis fin 2009.
Merci du commentaire François. Je suis d’accord, mais il me semble que l’imbrication des réseaux sociaux est plus grande dans le cas du diocèse de Saint-Jean-Longueuil : l’information semble pouvoir circuler plus facilement dans les deux sens. Cependant, il est vrai que le site Internet de l’archidiocèse de Vancouver vaut le détour tant pour la qualité générale de sa réalisation que pour son ergonomie. Il peut fièrement revendiquer le titre de pionnier, voire de modèle, en la matière.
Juste pour information, le diocèse de Vancouver est sur Facebook depuis octobre 2008, pourtant 50 messages ont été posté depuis. Il est facile d’être présent sur les réseaux sociaux, cela ne signifie pas que cette présence a été pensée de façon stratégique pour servir un objectif précis. C’est ce que le diocèse de Saint-Jean-Longueuil souhaite réaliser. Comme Philippe l’a très bien démontré, c’est un défi qui s’offre à nous. De plus, nous ne souhaitons pas seulement faire de la simple présence et attirer un public déjà acquis, c’est pourquoi nous avons également pensé ouvrir un blogue.
Bonne journée à vous!
Myriam
Ce qui est intéressant, c’est de voir que le doute vient de journalistes, et que le miracle, pour être reconnu, doit être approuvé par des scientifiques neutres, qui ne sont pas engagés par le Vatican. Bref, ces journalistes refusent de croire ce que des personnes plus compétentes qu’eux (dans le domaine médical) acceptent. Étrange… Comme s’ils en connaissaient plus que les médecins qui, dans le cas du miracle, se sont avoués vaincus !
Je me permets de poser une question: la valeur de cet édifice tenait-elle essentiellement de son histoire, son âge, ou était-elle représentative d’un courant architectural religieux précis, mettant le patro St-Vincent-de-Paul à part des autres édifices religieux présents dans la ville de Québec ?
Je suis attristé de la destruction de nombreux édifices patrimoniaux religieux, mais pourtant les comprends: la réaffectation de ces édifice devenus vides est complexe, et souvent incroyablement coûteuse. Sans une participation encore plus présente des différents paliers de gouvernement, cette tâche perds complètement de son intérêt pour les promoteurs.
Cependant, je me demande si tous les édifices religieux doivent être gardé, pour la seule raison qu’ils ont une histoire. Je crois qu’il faut prévilégier les édifices ayant une architecture ayant une importance au niveau patrimoniale (les églises Baillargé, par exemple) ou une présence influente sur l’histoire. Était-ce le cas pour le Patro Saint-Vincent-de-Paul ?
Bien sûr, tout ceci est triste: le modernisme à tout prix, destructif et impulsif, empêche des réussites superbe, comme ces villes européennes où se côtoient bâtiments anciens et modernes en une unité magnifique…
Bonjour Guillaume,
Bonne question, traitée en partie par l’article.
Le cas du patro Saint-Vincent-de-Paul dépasse la valeur de l’édifice lui-même puisqu’il s’agit du processus de protection qui est mis en cause et non pas ses qualités architecturales. Cela pourrait jouer en défaveur dans d’autres cas surviendront dans le futur puisqu’aucun promoteur n’aura peur de défier les décision d’un ministère qui semble désavouer ses règlements.
Cette fois-là, cela risque d’être un édifice beaucoup plus significatif.
La conservation par “représentativité” d’une œuvre se rapporte plutôt à l’approche muséale, une tendance qui a peu d’écho face aux impératifs du développement d’une ville. Ne conserver que les monuments-clés revient à mettre au rancart la majorité des œuvres en faisant fit du contexte local et risque de n’être le reflet que d’une théorie à un moment précis de la pensée dominante dans le patrimoine. On se pose alors la pente glissante d’une sorte de totalitarisme culturel. Une telle approche risquerait d’aseptiser le paysage tout en amenuisant la diversité culturelle, un évènement qui s’est produit en Belgique au tournant du XIXe siècle. C’est pourquoi l’article propose d’aborder le patrimoine au-delà des styles et de l’histoire de l’art.
Le travail de documentation a l’avantage de servir autant aux promoteurs qu’aux architectes, ingénieurs et historiens de l’art puisqu’il permet de connaître le potentiel d’un édifice existant. Il ne s’agit pas de tout conserver, mais de conserver ce qui vaut la peine et de prendre les décisions les plus pertinentes du point de vue historique et économique. Ce sont ces informations clés qui manquent, un peu comme si un chirurgien opérait un patient sur une simple présomption, sans ausculter le patient.
L’édifice du patro n’était pas inintéressant pour un hôtelier et le recycler aurait permis d’éviter les questions épineuses d’insertion en milieu historique sensible tout en maintenant en vie les traces d’une institution respectée. D’un autre côté, documenter le bâtiment aurait pu permettre de découvrir qu’il était malheureusement irrécupérable et envisager une démarche officielle de démolition qui n’aurait pas nécessité une saga aussi longue. Dans ce cas-là, malgré la démolition, le rapport architectural et historique aurait permis de garder des traces utiles pour les chercheurs (pas seulement en histoire et en patrimoine). Malheureusement, rien ne semble indiquer que cela a été fait et le ministère s’en tire avec une tache à son dossier.
Je tiens toutefois à rappeler que le promoteur, récemment, a fait savoir qu’il envisageait au départ de préserver l’église pour en faire l’élément « punch » de son projet d’hôtel mais que des expertises ont révélé que l’édifice était irrécupérable et qu’il fallait procéder à sa démolition… Une révélation tardive qui aurait méritée d’être annoncée publiquement il y a déjà plusieurs années et qui aurait permis de dépolariser ce débat devenu guerre de mots. Bien entendu, il ne s’agit que de présomptions, car la joute entre le promoteur et le ministère était probablement plus subtile que ce qui a traversé le filtre médiatique.