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	<title>Crayon et goupillon &#187; Analyses</title>
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	<description>L&#039;actualité religieuse, vue du Québec</description>
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		<title>Tout le monde en pleure</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Apr 2012 03:26:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Lépine]]></category>
		<category><![CDATA[diocèse de Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Guy A. Lepage]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>
		<category><![CDATA[TLMEP]]></category>

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		<description><![CDATA[Le passage de Christian Lépine à TLMEP a déçu cathos et non-cathos. Analyse des réactions.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Quelle non-rencontre que cette entrevue d&#8217;hier. Un désastre communicationnel à mes yeux. » Voilà ce qu’avait à dire un prêtre catholique d’Ottawa suite au passage de Mgr Christian Lépine à <em>Tout le monde en parle</em> dimanche. Pierre-Olivier Tremblay, jeune prêtre, fondateur du Tisonnier à Québec, fait partie d’un nombre considérable de Québécois qui ont été déçus par cette apparition télévisée de l’archevêque-élu de Montréal.</strong></p>
<p>« Bien des pasteurs sont habitués à ne parler qu&#8217;à leur monde. Bien plus difficile de sortir de la pastorale pour développer un langage accessible à un auditoire plus large. Oui, l&#8217;Église a besoin d&#8217;aide avec de bons attachés de presse, et en même temps, d&#8217;une réflexion bien plus grande sur la manière, le ton, et l&#8217;attitude avec laquelle elle parle à la société en général. On a encore bien du chemin à faire pour s&#8217;habituer à ce nouveau contexte de post-chrétienté, contexte missionnaire. En attendant&#8230; un long travail à la base doit continuer de se faire, mais les collisions comme hier soir [dimanche dernier] ne vont pas aider », écrivait-il lundi sur Facebook.</p>
<p>D’autres ont aussi relevé le non-verbal de Mgr Lépine. C’est notamment le cas du blogueur Jocelyn Girard, qui écrivait que « Mgr Lépine n&#8217;était pas suffisamment préparé, que sa communication n&#8217;était pas directe – tête penchée, regard « absent » – et que son patinage n&#8217;a pas permis aux quelques positions plus claires qu&#8217;il a exprimées de ressortir ». M. Girard ajoutait par ailleurs qu’il aurait été préférable que le nouvel archevêque attende quelques mois avant de se présenter sur ce plateau.</p>
<p>Dans les faits, le processus de nomination opaque de l’Église crée une situation plutôt ironique pour les nouveaux dirigeants des diocèses catholiques aux yeux des médias et de la population : ils font en quelque sorte une « campagne électorale » après avoir accédé au « pouvoir ». Le monde à l’envers, quoi.</p>
<p>Du jour au lendemain, voilà ces nouvelles personnalités publiques catapultées sous les projecteurs, bombardées de questions par des journalistes souvent peu formés en matière religieuse et qui répondent de toute manière aux ordres de leurs patrons qui leur donnent des angles journalistiques parfois carrément débiles. À l&#8217;instar de ce jeune journaliste à qui son patron avait demandé de faire un reportage sur les « soirées chaudes » des cardinaux étrangers dans les boîtes de nuit et les bars de Québec lors du Congrès eucharistique international de 2008…</p>
<p><strong>Tâche ingrate</strong><br />Le nouvel archevêque doit avoir réponse à tout mais ne pas donner l’impression de faire la morale, « défendre » le point de vue l’Église sur un grand nombre de questions tout en évitant de heurter qui que ce soit, répondre en une phrase à des questions éthiques complexes sur lesquelles mêmes les plus grands éthiciens du monde ne s’entendent pas toujours, parler d’amour alors que l’institution qu’il représente est aux prises avec des scandales d’abus sexuels, garder son diocèse bien vivant alors que ses finances croupissent et que ses effectifs sont limités… Expérience non requise, maîtrise de plusieurs langues un atout, contrat signé à vie…</p>
<p>Qui courrait soumettre son CV en lisant une telle offre d’emploi ? C’est pourtant la réalité à laquelle plusieurs de ces hommes n’ont pratiquement pas été préparés. Et ce sera la réalité de Mgr Christian Lépine pour le reste de sa vie active.</p>
<p>Mais revenons à <em>Tout le monde en parle</em>. Après avoir épluché nombre de commentaires, de réactions et d’articles, il me semble que l’apparition de Mgr Lépine à la populaire « grand-messe » du dimanche soir fédère les opinions autour de trois grandes questions. Je me propose donc d’apporter simplement quelques réflexions complémentaires sur chacune de ces questions.</p>
<p>Pour d’autres réflexions, on lira avec intérêt, parmi d’autres, les billets de <a href="http://jocelyn62.wordpress.com/2012/04/03/diviser-le-monde-en-pour-ou-contre/">Jocelyn Girard</a> et de <a href="http://www.louis-oneill.com/?p=1104#comments">Louis O’Neil</a>, de même que la réponse de Marco Veilleux à ce dernier.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>1. Devait-il y aller ?</strong></span><br />Qu’avait Christian Lépine à gagner en allant à <em>Tout le monde en parle</em> ? Après tout, si on porte un col romain, on imagine bien qu’on n’ira pas faire du « parle parle jase jase » avec un type comme Richard Martineau. Et contrairement aux artistes, un passage à cette émission est loin d’être le signe d’une « consécration » pour un évêque.</p>
<p>Posons la question différemment : où aurait-il <em>pu</em> aller ? Y a-t-il seulement une autre émission ou un autre média au Québec qui offre le même ratio temps d’intervention/nombre d’auditeurs ? Pour parler à l’ensemble du Québec, cette émission est l’endroit rêvé.</p>
<p>Cela mène naturellement à un double constat. Premièrement, <em>Tout le monde en parle</em> ne fait pas des entrevues. Les compétences journalistiques des animateurs sont limitées et leur connaissance des sujets est très superficielle. Guy A. Lepage fait du divertissement, ce qui ne l’astreint pas à la même éthique que celle à laquelle adhèrent habituellement les journalistes. Mgr Lépine aurait peut-être trouvé l’exercice plus concluant s’il s’était tourné d’abord vers une longue entrevue avec un journaliste expérimenté au lieu de se présenter dans une émission de variété.</p>
<p>Deuxièmement, un média catholique aurait-il pu lui offrir un cadre aussi important, capable d’atteindre autant de monde ? La réponse est simple : non. Il n’y a pas au Québec de médias catholiques qui ont, toute proportion gardée, l’ampleur de <em>La Croix</em> ou de <em>La Vie</em>. Un tel manque devient encore plus urgent et dramatique pour l’Église catholique dans un cas comme celui-ci. Car même après toutes ses interventions dans les grands médias, les catholiques savent essentiellement que l’archevêque de Montréal… ben… il est catholique et que… ben… il est proche du magistère romain. Ce n&#8217;était même pas dans la description de tâche tellement c&#8217;était évident.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>2. A-t-il eu droit à un traitement juste ?</strong></span><br />Celle-là est un classique. C’est souvent l’un des premiers reproches que les catholiques adressent aux médias, même chez les <a href="http://www.amazon.fr/Le-dilemme-chartreux-M%C3%A9dias-Eglise/dp/222006266X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1333548230&amp;sr=8-1">intellectuels</a>.</p>
<p>À lire les commentaires sur le site de Radio-Canada, en grande partie favorables au nouvel archevêque de Montréal, Mgr Lépine a été « flajugé » [néologisme issu d’un lapsus : contraction de « flageller » et « juger » entendu à la messe ces jours-ci ; en matière de justice expéditive, il n’y a pas mieux].</p>
<p>À cet égard, le commentaire de l’animateur Luc Phaneuf (La Victoire de l’Amour) publié sur son compte Facebook traduit ce que plusieurs ont effectivement pensé du sort réservé à Christian Lépine : « Une performance digne d&#8217;un vrai évêque, voire d&#8217;un saint. Alors qu&#8217;il était attaqué de toutes parts, jamais il n&#8217;a perdu son sang-froid, son intelligence, sa charité, son sourire aussi ».</p>
<p>Les animateurs de <em>Tout le monde en parle</em> ne sont peut-être pas des journalistes, mais ils ont quand même des critères d’équité à respecter. L’appréciation de leur capacité à le faire varie selon les téléspectateurs.</p>
<p>Mais peu importe que la réponse à la question de la justesse soit positive ou négative. Car cette question surgit lorsque prévaut une attitude de « nous » versus « eux ». Chacun se sent injustement traité et accueilli par l’autre, la confiance est absente.</p>
<p>Une telle attitude mène naturellement à des confrontations souvent stériles. Mais là-dessus, l’Église catholique n’a pas de leçon à donner à qui que ce soit, puisque sa cosmologie faisant une large part au « bien » et au « mal » a imprégné pendant des siècles la culture occidentale. Et malgré des évolutions dans la pensée théologique, force est de constater que le rapport de l’Église au monde est encore souvent pensé en fonction d’une conception relationnelle mettant aux prises l’ecclésial et le non-ecclésial, et qu’à cet égard le défi d’aller au-delà de « l’ouverture au monde » de Gaudium et spes est encore bien actuel. Nul autre que <a href="http://www.decitre.fr/livres/Les-principes-de-la-theologie-catholique.aspx/9782845736900">Joseph Ratzinger</a> l’identifiait déjà en 1982 :</p>
<p>« La Constitution [pastorale Gaudium et spes] comprend par « monde » un vis-à-vis de l’Église. Le texte doit servir à les amener tous les deux dans un rapport positif de coopération dont le but est la construction du « monde ». L’Église coopère avec le « monde » pour construire le « monde » &#8211; c’est ainsi qu’on pourrait caractériser la vision si déterminante du texte. On ne précise pas si le monde qui coopère et le monde en construction est le même ; on ne précise pas ce qu’on entend dans chaque cas par le monde. De toute façon, on peut constater que les rédacteurs qui se savent les porte-paroles (sic) de l’Église, partent de ce sentiment qu’ils ne sont pas eux-mêmes le monde mais son vis-à-vis, et qu’ils sont avec lui dans un rapport peu satisfaisant, ou bien même sans aucun rapport. De ce point de vue, on pourrait constater une sorte de complexe de ghetto : l’Église est ressentie comme une réalité fermée, mais qui s’efforce de surmonter cette situation. Il semble qu’on entende par « monde » toutes les réalités scientifiques et techniques du présent, et tous les hommes qui les portent ou en ont imprégné leur mentalité. »</p>
<p>La réponse positive ou négative à la question de la justesse du traitement, malgré son importance éthique dans le cadre d’une émission télévisée produite par une société d’État, n’apporte sans doute pas les éléments nécessaires pour parvenir à une meilleure conception de la relation Église-monde. Au plus, elle illustre de manière éloquente l’un des symptômes d’une relation imparfaite entre l’Église et la modernité, où chacun cherche le dialogue avec l’autre selon ses critères les plus chers.</p>
<p>Sur la question du dialogue, la réaction de Marco Veilleux, délégué à l’apostolat social pour la Province jésuite du Canada français, est particulièrement éloquente : « Cette entrevue de Mgr Lépine était carrément mauvaise, parce que son profil correspond exactement à ce que Rome veut aujourd’hui: une Église qui se pose en «contre-culture», qui n’a plus aucun souci de l’inculturation, qui se retire dans la sphère de l’affirmation identitaire et dans une rhétorique hermétique au commun des mortels. Une Église pour qui le mot «dialogue» est devenu un «buzz word» qui ne veut strictement rien dire… puisqu’un véritable dialogue impliquerait d’accepter de se laisser transformer et de changer de position… Ce qui n’est pas possible à Rome, semble-t-il… Alors on a ce qu’on mérite! ».</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>3. A-t-il bien parlé ou non ?</strong></span><br />Il semblerait qu’une partie de l’entrevue se soit jouée sur la question du vocabulaire employé. L’une des bonnes vieilles techniques d’un intervieweur consiste à « souffler » dans sa question les termes qu’il souhaite voir son invité utiliser. À cet égard, Mgr Lépine, malgré son expérience médiatique limitée, a bien réagi en évitant de tomber dans le panneau à répétition. Toutefois, le vocabulaire qu’il employait en retour ne lui permettait pas de prendre le contrôle de l’entretien selon un nouvel angle plus nuancé. Ainsi, ses expressions « vocation à l’amour, corps et âme », « donner à ma chasteté le sens du don » ou « réalisation du plan de Dieu » n’ont suscité aucune réaction chez les animateurs. C’est comme s’il n’avait rien dit. Peut-être ces expressions sont-elles tout simplement illisibles et indécryptables pour une bonne partie de la population…</p>
<p>Il y aura sans doute un ajustement à faire en simplifiant les mots employés. Le défi sera alors d’éviter d’aboutir à l’autre extrémité du spectre en matière de vocabulaire en noyant le poisson dans des <a href="http://philippevaillancourt.com/2011/03/top-5-les-mots-trop-uses-en-pastorale/">expressions génériques fades</a>, souvent propres à une pastorale gnan-gnan, et dont mêmes les catholiques commencent à se lasser.</p>
<p><strong>Tous perdants</strong><br />Les Québécois n’ont pas eu droit à un moment de grande télévision dimanche dernier. En fait, personne n’y a trouvé son compte. L’expression de Pierre-Olivier Tremblay de « non-rencontre » prend ici tout son sens. Ni Mgr Lépine, ni les animateurs de l’émission, ni les téléspectateurs n’en sont sortis grandis. Au contraire, chacun en est sans doute sorti davantage « braqué » sur ses positions qu’auparavant. D&#8217;où le titre de ce billet.</p>
<p>Ce passage à <em>Tout le monde en parle</em> marquait la conclusion d’un premier cycle d’entrevues accordées après sa nomination. Les célébrations pascales des prochains jours, et l’<a href="http://www.diocesemontreal.org/actualite/actualite/lecteur-actualites/items/inauguration-du-ministere-pastoral-de-mgr-lepine.html">inauguration</a> de son ministère pastoral le vendredi 27 avril marqueront sans doute une nouvelle phase de présence médiatique. De toute façon son contrat est signé à vie. Il a le temps de se reprendre, non ?</p>
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		<title>Nomination de Mgr Lépine : une annonce d’abord en anglais</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 17:15:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[cardinal Jean-Claude Turcotte]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Lépine]]></category>
		<category><![CDATA[langue]]></category>
		<category><![CDATA[médias sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Malaise pour le plus grand diocèse francophone d'Amérique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après plusieurs mois d’attente, Rome a jeté son dévolu sur Mgr Christian Lépine pour remplacer le cardinal Jean-Claude Turcotte à la tête de l’archidiocèse de Montréal. L’annonce a connu des ratés dès les premières minutes. Explications.</strong></p>
<p>Le diocèse de Montréal est parfois présenté comme le plus important diocèse francophone à l’extérieur de l’Europe. Et pour cause : situé dans la métropole québécoise, il a tous les attributs ecclésiaux, universitaires, politiques et démographiques pour remplir ce rôle.</p>
<p>On le sait, la question de la langue française est un sujet délicat à Montréal, où le débat sur la place de l’anglais et du français n’est jamais véritablement clos.</p>
<p>Ces enjeux linguistiques valent également pour l’Église catholique, qui doit composer avec une majorité francophone, une forte présence historique de catholiques irlandais anglophones, et une présence croissante d’immigrants catholiques adoptant l’anglais à leur arrivée à Montréal.</p>
<p>Le Devoir avait fait écho à cet enjeu en publiant des extraits d’une lettre écrite par quelques prêtres mécontents de la place du français dans le diocèse <a href="http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/279914/des-pretres-inquiets-du-bilinguisme-de-l-eglise">à la fin de l’année 2009</a>.</p>
<p><strong>En anglais d’abord</strong><br />Médias sociaux obligent, l’annonce de la nomination de l’évêque auxiliaire Lépine s’est mise à circuler tôt le matin du mardi 20 mars. Voici le déroulement minute par minute de l’annonce sur Facebook et Twitter :</p>
<p>7h00 : Le Catholic News Service annonce la nomination sur Twitter (en anglais, évidemment).<br />7h02 : Mgr Thomas Dowd, évêque auxiliaire à Montréal, annonce sur Facebook et Twitter que Montréal a un nouveau « shepherd ». Il l&#8217;a ensuite annoncé sur son blogue.<br />8h15 : Mission Jeunesse Montréal l&#8217;annonce dans un message bilingue.<br />8h21 : Le diocèse de Montréal l’annonce en français sur Twitter.<br />8h25 : Le diocèse de Montréal l’annonce en anglais sur Twitter.<br />8h30 : Le diocèse l&#8217;annonce en français sur Facebook.<br />8h32 : Le diocèse l&#8217;annonce en anglais sur Facebook.</p>
<p>Essentiellement, cette liste ne sert qu’à illustrer qu&#8217;un premier représentant officiel du diocèse de Montréal, Mgr Thomas Dowd, a d’abord annoncé cette nomination en anglais, alors que les comptes officiels du diocèse ont par la suite bien pris soin de procéder d’abord à l’annonce en français avant de la faire suivre immédiatement d&#8217;une annonce en anglais.</p>
<p>Mgr Thomas Dowd, qui est devenu évêque auxiliaire à Montréal en même temps que Mgr Lépine l’an dernier, a non seulement outrepassé tous ses collègues et son propre service des communications, mais il a surtout fait fi du respect le plus élémentaire à l’endroit de la majorité francophone de Montréal et du Québec.</p>
<p>À cet égard, le jeune évêque anglophone a encore des ajustements à faire, lui qui est reconnu pour être « vite su’l piton » avec Internet et les médias sociaux.</p>
<p>Tempête dans un verre d’eau ? Disons simplement que les circonstances ne jouent pas en sa faveur, puisque cette nomination survient le 20 mars, date de la <a href="http://20mars.francophonie.org/">Journée internationale de la Francophonie</a>. Alors que l’ensemble du diocèse a souligné en pompe, avec raison, la fête de saint Patrice il y a à peine trois jours, disons que les francophones étaient en droit de s’attendre à avoir autant de déférence envers leur langue.</p>
<p>Ironiquement, celle-ci est venue de Toronto, où le responsable des communications du diocèse, Neil MacCarthy, a pris la peine de dire « merci » au cardinal Turcotte sur Twitter à 8h45 ce matin.</p>
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		<title>Critique de The Church and New Media</title>
		<link>http://philippevaillancourt.com/2012/03/critique-de-the-church-and-new-media/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 17:07:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[communications]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[évangélisation]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié en 2011, l'ouvrage se penche sur les possibilités évangélisatrices offertes sur Internet.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>The Church and New Media</em>, un ouvrage collectif de 224 pages, donne la parole à des « blogueurs convertis », des « activistes » et des « évêques qui gazouillent » dans le but d’outiller les catholiques afin de se lancer dans la nouvelle évangélisation à l’aide des nouveaux médias. Publié en 2011, il a largement fait parler de lui sur le web catholique anglophone, principalement aux États-Unis.</strong></p>
<p>Les chapitres du livre sont répartis en quatre sections : l’évangélisation, la formation, la communauté et le bien commun. Chacun des onze chapitres est rédigé par un auteur différent, et le tout est coiffé d’une introduction et d’une conclusion écrite par <a href="http://www.thinveil.net/p/about-thin-veil.html">Brandon Vogt</a>, le directeur de l’ouvrage. Des théologiens côtoient des professionnels des communications et des laïcs férus de blogues. Étonnamment, ce ne sont pas toujours les plus formés qui rédigent les chapitres les plus percutants. Certains chapitres sont réflexifs, d&#8217;autres offrent des témoignages personnels.</p>
<p>La troisième partie de l’ouvrage éclipse toutes les autres en matière de pertinence. Ironiquement, elle contient les chapitres les plus axés sur le savoir-faire et la technologie. C’est dire à quel point les chapitres qui s’aventurent dans la réflexion théologique déçoivent.</p>
<p>L’un des principaux problèmes de l’ouvrage provient du fait que les chapitres sont mal articulés entre eux. Cela paraît surtout dans les thèmes abordés par les auteurs : presque chaque chapitre consacre un ou plusieurs paragraphes à répéter les mêmes généralités d’introduction au sujet des nouveaux médias. À la longue, c’est lassant et le lecteur a constamment l’impression de piétiner au lieu d’approfondir la réflexion. Le stade de l’autocongratulation est rarement dépassé.</p>
<p>Les parties « théologiques » de l’ouvrage sont faibles, ne serait-ce d’abord qu’en raison du manque de formation proprement théologique d’une bonne partie des auteurs. Sans exception, ces passages livrent un vague discours qui se résume essentiellement par l’appel à suivre « les enseignements de l’Église ». Pour un livre écrit en 2011, il aurait fallu au moins démontrer que l’on comprend que l’Église catholique a son lot de défis à relever en matière de communications, comme en témoignent les récents scandales qui ont parfois donné lieu à des erreurs communicationnelles. Si l’on tenait absolument à suivre « les enseignements de l’Église » à la lettre, pourquoi ne pas s’être donné la peine d’approfondir des thèmes souvent abordés dans les documents du magistère romain consacrés aux communications sociales, à commencer par le Christ présenté comme le « communicateur parfait » ? Cela aurait permis, sans pour autant rendre le livre imbuvable, d’offrir un peu plus de profondeur.</p>
<p>Surtout, toujours en matière de théologie, <em>The Church and New Media</em> rate son rendez-vous avec l’enjeu implicite qui est soulevé dans l’introduction de Vogt. L’auteur précise bien que l’une des particularités des nouveaux médias réside dans les possibilités de dialogue : l’information ne transige plus que dans la verticalité, du haut vers le bas, mais évolue et se propage grâce à l’implication des utilisateurs. Implicitement, il pose ici une question qui pourrait bien être transversale dans l’ouvrage, celle de savoir comment l’Église catholique compose avec cette composante dialogique. En effet, comment situer le rapport à l’autorité dans un tel contexte ? Cela opère-t-il des déplacements dans le contrôle de l’information au sein de l’Église catholique ? Si oui, pourquoi et comment ?</p>
<p>Cette lacune n’est pas propre à ce livre en particulier. Plusieurs ouvrages publiés récemment cèdent à la tentation d’imaginer que la maîtrise d’une nouvelle technique servira à déposer le même message inaltéré au cœur de la culture, alors qu’il semblerait justement que ce soit en grande partie le message comme tel qui pose problème, et non d’abord la manière dont il est présenté.</p>
<p><strong>Deux solides chapitres</strong><br />Bien entendu, la maîtrise de la technique demeure importante, même si elle ne peut primer sur la lisibilité et la recevabilité de l’annonce du Christ dans la culture actuelle. Heureusement, les chapitres 7 et 8 sont à cet égard de véritables bijoux de clarté, de bon sens et de simplicité.</p>
<p>Le chapitre 7 est rédigé par le responsable des communications de l’<a href="http://www.bostoncatholic.org/">archidiocèse de Boston</a>, Scot Landry. Il présente des stratégies visant à régler divers problèmes courants pour les communications des diocèses, à commencer par le retard technologique et la difficulté à être présent efficacement sur le web. Son approche des sept « E » peut s’appliquer à la plupart des diocèses occidentaux lorsqu’il s’agit d’implanter une nouvelle approche des nouveaux médias. Il divise ces « E » en trois étapes : 1) éduquer, encourager, exposer les réussites ; 2) évaluer, exécuter ; 3) étendre, évangéliser. Et il n’est pas anodin que « évangéliser » constitue la dernière étape, puisqu’elle est l’aboutissement naturel d’une bonne implantation en ce qui concerne les nouveaux médias.</p>
<p>Le huitième chapitre est l’œuvre de Matt Warner, le créateur de <a href="http://www.flocknote.com/">flockNote</a>, un site Internet qui permet de gérer son « troupeau ». Concrètement, le site offre une véritable plateforme de mise en contact personnalisée avec les membres d’une communauté. Cette communauté peut aussi bien être une paroisse qu’un groupe de prière. Les abonnés choisissent les thèmes qui les intéressent et leur préférence pour la manière d’être contacté, le courriel et le téléphone cellulaire (texto) étant les deux principales options. Le chapitre explique comment le projet est né, et comment il est pensé en fonction de la nouvelle réalité communicationnelle. Un diocèse québécois pourrait acheter le concept, le traduire, et le revendre au Canada ou ailleurs… Lucide, l’auteur résume pourquoi les méthodes habituelles (feuillet paroissial, annonces interminables en chaire, etc.) ne sont plus adaptées et produisent l’effet contraire.</p>
<p><strong>Dérapage</strong><br />À l’autre extrémité, le livre offre des chapitres tendancieux appuyés sur de vagues impressions. Le chapitre 10 sur l’activisme est peut-être l’exemple le plus éloquent. D’entrée de jeu, <a href="http://catholicvote.org/index.php?/about_us/">Thomas Peters</a> se demande dans son premier paragraphe comment être présent au monde alors que les méchants médias veulent du mal à l’Église et aux catholiques. Sa solution : court-circuiter les grands médias grâce aux médias sociaux. Cette approche suppose qu’il existe une forme de conspiration des médias visant à faire taire le discours catholique. Rarement a-t-on vu un texte s’appuyant d’emblée sur une analyse aussi primaire et superficielle de l’espace médiatique. Mais l’auteur n’est pas à une lubie près : il appuie la suite de sa réflexion sur le postulat que les catholiques américains constituent une minorité, ce qui est franchement exagéré, puisque les catholiques sont pratiquement sur un pied d’égalité avec les évangéliques en tête des plus grands groupes religieux aux États-Unis. Bref, les bases mêmes de son argumentaire sont bancales. Il s’évertue ensuite à démonter comment l’activisme catholique en ligne est une excellente façon de faire valoir son point de vue auprès de la société, des entreprises et des politiciens. Mais dans ce contexte de demi-vérités et de propos revanchards, il est inquiétant de constater qu’un homme avec une pensée aussi démagogique puisse animer l’un des blogues catholiques les plus lus au monde. Essentiellement, le lecteur comprend que son action en ligne est caractérisée par une approche réactionnaire toujours prête à s’insurger contre ce qui n’épouse pas ses vues. Consternant.</p>
<p><em>The Church and New Media</em> a le mérite de donner la parole à des acteurs directs des nouveaux médias dans l’Église catholique américaine. Ces derniers partagent leur expérience avec enthousiasme. Mais les chapitres difficilement articulés ensemble ne mènent pas, <em>in fine</em>, à la production d’une réflexion originale sur le lien entre l’Église catholique et les nouveaux médias. Pas plus qu’à une réflexion sur le rapport de l’Église à la société américaine et aux mondes virtuels. Pis, le lecteur se demande parfois si les auteurs des divers chapitres ont eux-mêmes une réflexion originale à ce propos, ou s’ils sont simplement heureux, comme plusieurs l’écrivent dans les pages de l’ouvrage, de se porter à la défense des « teachings of the Church ». Trop souvent, cette propension à se concentrer sur cet élément ne fait que renforcer un cléricalisme confortable où chacun s’érige en porte-parole ou en gardien de l’orthodoxie catholique. La tentation de faire de l&#8217;adjectif « catholique » une appellation d&#8217;origine contrôlée n&#8217;est jamais bien loin. D&#8217;ailleurs, certains évoquent même l&#8217;idée de se doter d&#8217;une nouvelle forme d&#8217;imprimatur pour Internet&#8230; Bien que la réalité dialogique propre aux nouveaux médias soit prise en compte et soulignée par plusieurs auteurs, elle ne fait pas pour autant l’objet d’une réflexion qui pousse vers de nouveaux horizons. Au contraire, le lecteur a l’étrange sensation à la toute fin de l’ouvrage d’être revenu au point de départ et que l’ouvrage ne lui offre finalement qu&#8217;une version 2.0 de la fameuse parabole : du vieux vin dans des outres neuves.</p>
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		<item>
		<title>Cette grande revue qui n&#8217;a pas vu le jour</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 01:24:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[ACPC]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Ryan]]></category>
		<category><![CDATA[Communications et Société]]></category>
		<category><![CDATA[La Vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bribes d'histoire d'un vaste projet avorté dans les années 1970.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>Depuis quelques mois, l’idée de créer une revue commune regroupant certains membres de l’Association canadienne des périodiques catholiques (<a href="http://www.relimag.org/">ACPC</a>) revient régulièrement dans les discussions entre des acteurs du milieu.</strong></p>
<p>La récente fermeture de Présence magazine <a href="http://nouvellesacpc.blogspot.com/2012/02/sur-la-fermeture-de-presence-magazine.html">alimente encore plus cette idée</a>.</p>
<p>Cette idée d’une revue commune n’est pas nouvelle. On a tenté, d&#8217;en fonder une dans les années 1970. Pendant longtemps, plusieurs personnes avaient vaguement entendu parler de cette tentative. Encore aujourd’hui, il manque plusieurs éléments pour bien comprendre comment le projet a été conçu et pourquoi il n’a jamais vu le jour.</p>
<p>J’ai eu le plaisir de recevoir en fin de semaine quelques documents de la part de François Gloutnay, à qui j’avais demandé il y a quelques mois s’il réussissait à retrouver des documents faisant état d’une tentative de création de média commun.</p>
<p>Je présente ici, avec sa permission, le contenu de ces documents qui jettent un éclairage important sur une tentative avortée de création de « grand magazine chrétien ».</p>
<p><strong>Le document de 1974</strong><br />Le premier document est daté du 15 octobre 1974. Il est signé par le père Elphège Brassard, président de l’ACPC entre 1972 et 1976, des années difficiles pour l’association puisque ses activités ont été très limitées au cours de cette période (<a href="http://nouvellesacpc.blogspot.com/2008/08/le-prsident-manquant.html">voir cet article de François pour y voir plus clair</a>).</p>
<p>« <em>A sa réunion du Comité exécutif du 23 octobre 1972, l’ACPC avait décidé de s’attaquer au projet de <span style="text-decoration: underline;">grand magasine (sic) populaire </span>», </em>écrit-il en 1974, avant de préciser qu’il a décidé de prendre les choses en main.</p>
<p>« <em>J’ai vu le <a href="http://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=362">Père Paul-A. Martin</a>, directeur de <a href="http://www.fides.qc.ca/">Fides</a>. Nous avons discuté longuement de la Grande revue : orientation du magazine, périodicité, tirage, mode de diffusion, de financement, personnel, collaboration. Il n’y avait pas de difficulté insurmontable.<br /></em></p>
<p><em>Le Père rencontra : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Ryan">Claude Ryan</a>, directeur du Devoir, pour lui demande ce qu’il pensait du projet. La réponse fut qu’il y avait place pour cette revue à l’heure actuelle.</em></p>
<p><em>Ensuite, mis au courant, le Père Provincial de la C.S.C. convoqua à son tour les intéressés au projet. Il était prêt à y investir un capital.</em></p>
<p><em>Quelque temps après, le Père Martin partait pour l’Europe. Il rencontra le directeur de <a href="http://www.lavie.fr/">la Vie Catholique</a>, qui lui témoigna un vif intérêt. Il lui promit sa collaboration, en fournissant des textes, en échangeant des journalistes et en participant financièrement. D’autres directeurs de revues furent aussi contactés, qui se montrèrent également intéressés et promirent leur concours.</em></p>
<p><em>A travers tout cela, <a href="http://www.dsjl.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=114&amp;Itemid=54">Mgr Coderre</a> </em>[alors évêque de Saint-Jean-Longueuil] <em>apprit la chose et s’offrit à prendre le projet sous sa tutelle. Il s’offrit pour le présenter à la prochaine réunion des Évêques. Mais il ne put le faire à cause d’un ordre du jour trop chargé.</em></p>
<p><em>Voilà, en résumé très succinct, là où nous en sommes. C’est pourquoi, dans l’attente d’une décision définitive, je vous mets aujourd’hui au courant des démarches qui ont été faites, vous faisant grâce des délais imposées par l’impossibilité de rencontre les intéressés et du détail de leurs discussions. Je me dois d’ajouter que depuis un an, le Père Martin a été pris par la solution de problèmes majeurs pour le compte de Fides. Moi-même, depuis l’été, je ne suis plus directeur de la revue l’Église canadienne. </em>»</p>
<p>Le document nous laisse avec plusieurs questions.</p>
<p><strong>Le document de 1976</strong><br />Mais un autre document offrant un compte-rendu d’une réunion tenue le 25 mai 1976 dans les bureaux de l’Office des communications sociales (<a href="http://www.officecom.qc.ca/">aujourd’hui Communications et Société</a>) laisse entendre que d’autres démarches avaient également été menées. La rencontre était consacrée à l’avenir de l’ACPC, mais une partie portait sur un projet de « magazine chrétien ».</p>
<p>« <em>Le Père P. Martin, président des Éditions Fides, possédant un dossier assez complet sur la question et ayant fait lui-même des démarches auprès des revues françaises « La Vie Catholique et « <a href="http://www.pelerin.info/">Le Pèlerin</a> », donne quelques informations sur l’étude qui a été faite pour la mise en marche d’un magazine chrétien. Il rappelle les principales étapes de développement du projet :</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>-       <em>mars 1970 : étude de marché faite par des experts en gestion;</em></p>
<p>-       <em>oct. 1971 : document préparé par <a href="http://ustpaul.ca/index.php?mod=employee&amp;id=90&amp;lang=fr">Guy Marchessault</a> sur la question du magazine chrétien;</em></p>
<p>-       <em>fév. 1973 : diverses rencontres faites : Claude Ryan, les directeurs des deux revues de France déjà citées, Mgr Coderre, évêque de St-Jean;</em></p>
<p>-       <em>déc. 1973 : document préparé par quelques personnes et porté à l’attention des évêques de l’Inter-Montréal;</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p>-       <em>fév. 1974 : la question revient à l’Inter-Pastorale de Montréal.</em></p>
<p><em>A ce moment, l’opinion de l’Inter-Pastorale de Montréal était celle-ci : « on serait d’accord pour une revue du genre mais on ignore le coût de production et les chances de succès d’une telle revue. Une étude plus détaillée devrait se faire. » Le secrétaire, M. Jean-Guy Bissonnette, devait communiquer cet avis à qui de droit, mais on ignore ce qu’il est advenu depuis.</em></p>
<p><em>Le Secrétaire de l’A.E.Q. a tenté de vérifier auprès de M. Bissonnette, mais il ne l’a pas encore atteint. </em>»</p>
<p>Le document ne précise rien de plus sur cette question.</p>
<p>Parmi les éléments qui demanderaient une recherche approfondie, il y a notamment la raison profonde motivant la création d’un tel magazine. Aujourd’hui, les difficultés financières de plusieurs revues constituent un incitatif à cette option, puisqu’une publication commune pourrait permettre de réduire certains frais. De plus, il faut se rendre à l’évidence : le marché justifie de moins en moins la présence d’autant de magazines catholiques francophones au Canada.</p>
<p>Toutefois, le contexte était probablement fort différent au début des années 1970 lorsque cette réflexion fut entreprise.</p>
<p>Si vous détenez des renseignements supplémentaires sur cette aventure avortée, n&#8217;hésitez pas à les partager en laissant un commentaire. En parlant de commentaire, que pensez-vous de cette idée pour aujourd&#8217;hui ?</p>
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		<title>Dieu et Édith Piaf : le diocèse de Québec s&#8217;agite en silence</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 23:03:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[diocèse de Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Journal de Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Le Soleil]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[publicité]]></category>

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		<description><![CDATA[Un coup publicitaire reprend à son compte la phrase censurée par un enseignant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Opportuniste, le diocèse de Québec a profité de l&#8217;agitation au sujet d’une chanson d’Édith Piaf pour y aller à son tour d’un coup publicitaire. À son tour, car il y a une semaine le diocèse de Montréal avait lui aussi tenté sa chance avec un coup sans lendemain. Il semblerait que cette foi, la grenouille ait mangé le bœuf. Comme tout repas lourd, c’est plaisant au moment de l’ingestion, mais la digestion est parfois plus difficile.</strong></p>
<p>Rapide mise en contexte : un enseignant de musique au primaire de Sorel-Tracy a pris l’initiative de censurer la phrase « Dieu réunit ceux qui s’aiment » de la chanson <a href="http://youtu.be/1gTGmbA40ZQ"><em>Hymne à l’amour</em></a> d’Édith Piaf, prétextant une crampe au cerveau au sujet de la laïcité. Il n’en fallait pas plus pour que le tout Québec s’offusque. Du badeau aux ministres, tout le monde avait sa petite idée là-dessus, y compris le diocèse de Québec.</p>
<p>C’est donc sans grande surprise que le Journal de Québec et le journal Le Soleil affichaient chacun la même publicité ce matin. Le diocèse a simplement fait publier la fameuse phrase honnie : « Dieu réunit ceux qui s’aiment », avec son logo et une adresse web.</p>
<p><a href="http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2012/02/17/005-hymne_amour-censure-eglise.shtml?utm_source=dlvr.it&amp;utm_medium=twitter">Radio-Canada</a> a bien raison d’indiquer qu’il s’agit d’une « récupération publicitaire ».</p>
<p>Ce nouveau coup pour l’Église – le deuxième en deux semaines – semble plus réussi que le premier, ne serait-ce que par la gravité des enjeux associés au sujet concerné. En effet, il est parfaitement bien synchronisé avec l’actualité. Quiconque a moindrement suivi l’actualité québécoise depuis deux jours comprend immédiatement la référence. De plus, le message est simple et intemporel. Surtout, il est cher à l’Église catholique, bien qu&#8217;il ne lui soit pas propre.</p>
<p>Bravo. Délicieux.</p>
<p>Mais attention, voici la digestion.</p>
<p>La récupération est évidente et laisse deviner une Église calculatrice dans ses intentions. Ici, l’institution ne s’insère pas tellement dans le débat, car son communiqué de presse – bien rédigé – n’offre pas un point de vue propre au débat dont il est question ici pour le Québec : la laïcité. Cela suppose bien entendu que le communiqué sera largement diffusé. Sans les informations complémentaires du communiqué, véritable clé de lecture du coup publicitaire, la place laissée à l’interprétation est grande.</p>
<p>Ce que Crayon et goupillon <a href="http://philippevaillancourt.com/2012/02/la-pub-%C2%ABprions%C2%BB/">disait pour Montréal il y a quelques jours</a> vaut aussi pour Québec : on a peu entendu l’Église sur les sujets polémiques des derniers jours au Canada, dont la peine de mort, les dépenses militaires, l’élimination du registre des armes à feu, la hausse marquée des frais de scolarité au Québec. La pertinence spirituelle du message est évidente. Mais quand on rebondit  d’une manière utilitariste sur un sujet d’actualité, il faut avoir un discours clair et étoffé sur cette actualité. Ce qui n’est pas le cas avec ce coup publicitaire, qui reste silencieux sur ces enjeux qui concernent la justice sociale, la paix et le respect de toute vie humaine.</p>
<p>Autre élément dont il faut tenir compte : le ton de la publicité. Est-elle drôle ou choquante? La réponse n’est pas si évidente.</p>
<p>Après tout, avec les années <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Ouellet">Ouellet</a>, le diocèse de Québec a habitué les médias et la population à un discours souvent en réaction à certaines tendances actuelles dans la société. L’expression « <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/05/15/001-cardinal-ouellet-avortement-.shtml">culture de mort</a> » a largement été appliquée au Québec entre 2003 et 2010 par les communications diocésaines. Présenter à la population un changement de ton communicationnel optant pour l’humour peut en faire sourciller plusieurs, qui se demanderont légitimement quelles sont les intentions réelles de l’Église catholique de Québec.</p>
<p>À cet égard, cette campagne pourrait tout à fait être perçue comme une crispation réactionnaire. Au fond, la publication de cette phrase tient-elle davantage de l’invitation ou de la rectification? Si l’Église invite, quelle est la portée concrète de cette invitation? Le don monétaire, comme l’indique le <a href="http://toujoursmaparoisse.org/index.php?page=accueil">lien Internet publié au bas de publicité</a>? Quand un ami vous invite à manger mais vous demande d’apporter l’apéritif, le vin et le dessert, vous restez chez vous, non?</p>
<p>Si elle rectifie, elle ne fait alors que conforter l’image publique de fixité qui lui est souvent associée.</p>
<p>Finalement, on se demande un peu ce que cherche à faire une Église qui s&#8217;agite en silence avec de telles publicités. On rigole. Et on tourne la page.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La pub «prions» du diocèse de Montréal rate la cible</title>
		<link>http://philippevaillancourt.com/2012/02/la-pub-%c2%abprions%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 04:57:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Bos]]></category>
		<category><![CDATA[hockey]]></category>
		<category><![CDATA[marketing]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[publicité]]></category>

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		<description><![CDATA[La publicité en Église doit proposer une réelle profondeur derrière les sympathiques clins d’œil.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C’est rigolo, ça fait sourire, c’est de bon ton. Mais y a-t-il un réel impact ? L’archidiocèse de Montréal a lancé la semaine dernière un premier <a href="http://www.diocesemontreal.org/actualite/actualite/lecteur-actualites/items/leglise-de-montreal-dans-lactualite-sportive-.html">coup de pub</a> en prélude à sa nouvelle campagne annuelle de collecte qui suivra au printemps.</strong></p>
<p>Réalisée par <a href="http://www.bos.ca/">Bos</a>, l’agence avec laquelle fait affaire le diocèse depuis plusieurs années, la publicité reprenait le <a href="http://www.nhl.com/ice/fr/standings.htm">classement</a> de l’Association de l’Est de la Ligue nationale de hockey. Le nom de Montréal, dont le Club de hockey Canadien doit réussir à atteindre le huitième rang pour accéder aux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_Stanley">séries éliminatoires</a>, était remplacé par le mot « prions ».</p>
<p>La publicité est géniale en ce sens qu’elle est vraiment adaptée à la culture québécoise et qu’elle concerne, mine de rien, l’un des événements les plus médiatiques de l’année : l’effondrement du Canadien. Mais le génie, et surtout l’utilité, s’arrêtent là, et ce pour diverses raisons.</p>
<p><strong>Objectif imprécis</strong><br />Bien sûr, la plupart des médias en ont parlé tout au cours de la journée jeudi. Mais parlé de quoi ? Du diocèse de Montréal et de son rôle ? Non. De la blague. Une invitation à changer sa perspective sur le rôle de l’Église dans la société québécoise ? Pas vraiment.</p>
<p>Prenons <a href="http://www.rds.ca/canadien/chroniques/334947.html">cet article</a> de la Presse Canadienne repris par RDS qui mentionne furtivement un désir de freiner le déclin de la fréquentation de l’Église pour justifier l’objectif de la publicité. Ou <a href="http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/marketing-et-publicite/201202/09/01-4494277-leglise-catholique-de-montreal-prie-pour-la-sainte-flanelle.php">celui-ci</a> de La Presse Affaires qui est très intéressant, mais qui ne parle plutôt que d’une vague invitation au recueillement et d’un désir de se rapprocher des préoccupations de la population. Finalement, <a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hgk18M7EDedJLJejeO_qblN1vL8g?docId=CNG.18b7f6fa02c913fda8f1bfdc4ac9b2a1.5c1">il faut se tourner</a> vers la religieusement inculte AFP pour se faire expliquer d’entrée de jeu que la publicité est in fine liée à une campagne de financement. Nettement mieux que le <a href="http://sports.nationalpost.com/2012/02/09/church-has-message-for-canadiens-fans-let-us-pray/">National Post</a>, qui semble vraiment croire que le diocèse demande réellement de prier pour le Canadien…</p>
<p>Bref, l’objectif de la publicité était on ne peut plus flou. Il a même fallu clarifier au cours de la journée qu’il ne s’agissait pas de la campagne pour la collecte annuelle.</p>
<p><strong>Quelle pertinence ?</strong><br />Toute la journée jeudi, les médias ont fait référence à cette publicité qui se retrouvait dans La Presse et dans Le Journal de Montréal. Ce fut sympathique un instant, le temps de rire, mais sans plus. L’Église voulait montrer qu’elle fait partie de la société actuelle et de son quotidien. Elle a surtout montré qu’elle n’a rien de mieux à dire cette société en achetant des publicités dans les journaux.</p>
<p>Après tout, quelles étaient les nouvelles importantes de la dernière semaine ? Pour ce qui est des sujets chers à l’Église, ce n’étaient pas les options qui manquaient : pourquoi pas la <a href="http://www.ledevoir.com/politique/canada/342043/ottawa-permet-au-scrs-d-utiliser-des-informations-obtenues-par-la-torture">question de la torture et du SCR</a>S ? Ou les débats sur la peine de mort et l’avortement qui semblent poindre le bout de leur nez ? Et que dire des massacres honteux qui ont lieu en Syrie avec la bénédiction implicite de la Russie et de la Chine, alors que le premier ministre canadien effectue justement une tournée dans l’Empire du Milieu pour signer de lucratifs contrats, tout en faisant un foxtrot à quatre pattes pour <a href="http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2012/02/20120211-234812.html">éviter de parler sérieusement des droits humains</a> ?</p>
<p>Vu sous cet angle, ce coup publicitaire à l’objectif incertain parait simplement navrant.</p>
<p><strong>Catholique ?</strong><br />Les plus optimistes se rabattront volontiers sur le concept lui-même, se consolant en faisant valoir qu’inciter à la prière ne peut être que positif. C’est vrai. Mais les raéliens auraient pu produire exactement la même publicité à leur compte, car il n’y a rien d’expressément catholique dans le concept.</p>
<p>D’ailleurs, plus les années passent, et plus ces coups publicitaires du diocèse de Montréal évitent d’offrir un message propre à l’Église catholique.</p>
<p>En 2009, le concept parodiait les publicités de forfaits de téléphones portables en affichant « <a href="http://www.diocesemontreal.org/accueil/dons/2009/2009_francais.htm">appels entrants illimités</a> ». En 2010, en plein scandale international de pédophilie dans l’Église, on avait apposé un autocollant « coup de cœur » semblable à ceux de Renaud-Bray sur une vieille Bible bien usée. L’an dernier, le concept était double : l’affiche – très drôle – qui invitait les automobilistes à faire une <a href="http://philanthropie.files.wordpress.com/2012/02/diocese-de-montreal-publicitc3a9-2011-11.jpg">prière</a> à l’entrée du pont Champlain était accompagnée d’une campagne parodiant le « J’aime » de Facebook, conjugué à l’impératif « <a href="http://philanthropie.files.wordpress.com/2012/02/diocese-de-montreal-publicitc3a9-2011-2.jpg">Aime</a> ». Toutes ces campagnes étaient astucieuses et intelligentes, mais auraient très bien pu être faites pour le compte de l’Église anglicane ou de l’Église Unie.</p>
<p>L’une des publicités les plus marquantes de ces campagnes annuelle fut <a href="http://www.diocesemontreal.org/accueil/dons/2006/index.htm">celle de 2006</a>, alors qu’on proposait les définitions des mots hostie, tabernacle et ciboire, en référence à leur emploi blasphématoire fréquent. Et encore, elle était <a href="http://www.usask.ca/relst/jrpc/art%28se%29-Hostie_Matrimoine.html">trop prétentieuse</a> aux yeux de certains.</p>
<p>S’il y a une leçon à tirer de tout cela, c’est bien qu’un coup marketing fumant ne signifie pas nécessairement qu’il y aura des retombées durables pour l’Église de Montréal, tant dans l’opinion publique que dans ses finances. Surtout quand le message tend à se diluer vers de vagues bons sentiments année après année.</p>
<p><strong>Manque de substance</strong><br />Le « prions » de la semaine dernière, certains diront, réduit le sens profond de la prière à de simples incantations. Il inscrit la prière dans une logique d’acquisition propre au monde de la publicité. La spiritualité s&#8217;efface derrière le gain que peut procurer la prière. Dans ce cas, des victoires d&#8217;une équipe de hockey&#8230; Parfaitement bien réalisée, cette publicité est bien de son époque et s’inscrit tout à fait dans une logique m’as-tu-vu dépourvue de substance, qui n’ébranle pas mais conforte.</p>
<p>Affirmer qu’une telle approche rend la population plus sympathique à l’endroit du diocèse de Montréal vient conforter l’Église catholique dans une position paresseuse qui laisse plutôt entendre que l’institution n’a pas à changer et qu’elle peut se faire plus proche du monde à grands renforts de marketing, comme si elle n’était qu’un produit à être consommé, comme si elle n’avait pas à se questionner en profondeur sur la manière dont elle est en relation avec la culture actuelle.</p>
<p>Que pensent ceux qui sont directement impliqués dans la « première annonce » et dans la « nouvelle évangélisation » d’une publicité qui, sous ses apparences géniales et sympathique, est finalement déconnectée de la mission de l’Église ?</p>
<p>La publicité a certes sa place en Église, mais elle doit proposer une réelle profondeur derrière les sympathiques clins d’œil. Celle-ci, parce qu’elle n’est pas propre à l’Église catholique dans son contenu, parce qu’elle n’a pas d’objectif clair, parce qu’elle offre un message plus dilué que jamais, rate la cible.</p>
<p>À ce rythme, l’Église non plus ne fera pas les séries.</p>
<p>***</p>
<p>Crayon et goupillon a offert quelques notes au sujet du sport et de la religion au cours des dernières années.</p>
<p>8 décembre 2011 : <a href="http://philippevaillancourt.com/2011/12/top-5-citations-sportives-du-cardinal-turcotte/">Top 5 ! Citations sportives du cardinal Turcotte</a></p>
<p>2 juin 2010 : <a href="http://philippevaillancourt.com/2010/06/holy-goalie-etole-et-gloire-passee/">Holy Goalie, étole et gloire passée</a></p>
<p>14 mars 2010 : <a href="http://philippevaillancourt.com/2010/03/quand-le-frere-andre-se-mele-de-hockey/">Quand le frère André se mêle de hockey</a></p>
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		<title>Critique du livre Dieu et Internet</title>
		<link>http://philippevaillancourt.com/2012/02/critique-du-livre-dieu-et-internet/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 18:59:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[blogue]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>

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		<description><![CDATA[À l'heure où l'Église catholique s'investit tant bien que mal sur la Toile, Jean-Baptiste Maillard offre quelques balises.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Publié à la fin de l’année 2011, <em>Dieu et Internet</em> tombe à point dans le monde chrétien francophone. On attendait depuis quelques temps déjà un livre actuel sur la question de la foi sur Internet écrit en langue française. Qui de mieux que Jean-Baptiste Maillard pour l’écrire? Car quiconque a fait un peu de recherche sur le web chrétien a sans doute croisé sinon son nom, au moins son travail. Engagé dans la création de site Internet catholiques, Maillard est notamment l’homme derrière <a href="http://www.anuncioblog.com/">anuncioblog.com</a>, <a href="http://pie12.com/">pie12.com</a> et <a href="http://www.benoitjaiconfianceentoi.org/">benoitjaiconfianceentoi.org</a>.</strong></p>
<p>D’abord présenté comme un « guide pratique et spirituel », <em>Dieu et Internet</em> n’est certes pas un livre de théologie. Au contraire, la réflexion théologique y est à peu près nulle. On a plutôt affaire à un catholique engagé, qui a trouvé en Internet un nouveau moyen d’évangélisation il y a quelques années et qui est devenu une référence en la matière.<strong></strong></p>
<p><strong>Contenu</strong><br />Ainsi, Maillard répond à <a href="http://www.editions-beatitudes.com/pdf/tab9782840244097.pdf">40 questions divisées en trois catégories</a> : « la galaxie Internet », « annoncer le Christ sur Internet » et « lancez-vous ».</p>
<p>La première section peut être parcourue rapidement si l&#8217;on a déjà quelques connaissances sur le Net. La question 3, par exemple – « que trouve-t-on sur Internet ? » – peut sembler superflue pour plusieurs lecteurs. En revanche, la question 7 – « quels sont les enjeux d’Internet pour les chrétiens ? » &#8211; offre une réflexion pertinente autour de quatre axes : 1) appréhender une nouvelle façon de communiquer; 2) favoriser la compréhension et la solidarité envers l’autre; 3) influencer la nouvelle culture numérique; 4) autre enjeu crucial : l’évangélisation.</p>
<p>La seconde section est de loin la plus intéressante. C’est ici que l’expérience et le savoir-faire de Maillard paraissent le plus. Il y est grandement question de l’évangélisation sur Internet. L’auteur s’inspire de son propre parcours, ce qui donne du poids à son propos. Les questions sont variées et ont le mérite de faire réagir : le lecteur sera tantôt captivé par la réponse de Maillard à telle ou telle question, tantôt sceptique face à son approche. Ces questions-réponses ne laissent pas indifférent, ce qui rend passionnante la lecture de cette deuxième section.</p>
<p>La troisième section invite le lecteur à se lancer à son tour dans l’évangélisation sur le Web. Blogue, courriel, wikis, vidéo : différents véhicules et « techniques » sont abordés. Maillard propose ici des réponses concrètes pour ceux qui veulent passer à la vitesse supérieure et suivre ses pas dans l’évangélisation sur Internet.</p>
<p>Enfin, <em>Dieu et Internet</em> propose dans un glossaire de quatre pages des termes techniques employés tout au long de l’ouvrage. Il s’agit souvent de préciser le sens d’expressions anglophones propres à Internet ou au monde des affaires.</p>
<p><strong>Appréciation générale</strong><br />Comme tout guide pratique, ce livre peut parfois sembler inégal : certains passages sont convaincants, d’autres suscitent moins d’intérêt. Cela est habituel, car les lecteurs ne sont pas sensibles aux mêmes questions. Toutefois, il y a certains impondérables.</p>
<p><em>Présentation</em><br />Sur la page couverture, le dessin de Dieu qui parle de ses « 3 milliards d’amis » qui aiment son statut et qui se demande comment rejoindre les autres est efficace et susceptible d’attirer l’attention d’un lectorat plus jeune. La présentation générale et la mise en page de l’ouvrage sont invitantes. Il est aisé de lire quelques pages et d’y revenir plus tard.</p>
<p>Les dernières pages de l’ouvrage proposent un glossaire. Il aurait toutefois été intéressant de retrouver un lexique à la fin, car les titres des chapitres (c’est-à-dire les questions auxquelles répond l’auteur) ne laissent pas toujours deviner le contenu. Par exemple, à la question « comment promouvoir la vie sur Internet ? », l’auteur parle finalement davantage de l’éthique à observer sur les forums que de la défense de la vie. Il aurait également été pertinent de préciser quelles pages contiennent telle image ou telle entrevue dans la table des matières.</p>
<p>Toujours sur la forme, on regrette l’absence d’une bibliographie et de notes de bas de page claires. À titre d’exemple, si l’auteur cite l’un des <a href="http://philippevaillancourt.com/2011/01/communications-sociales-evolutions-du-discours-papal-de-1967-a-2011/">nombreux messages pontificaux</a> émis à l’occasion de la Journée mondiale des communications sociales, la source n’est jamais claire (site Internet du Vatican ou La Documentation catholique ?), et on ne sait pas toujours à quel paragraphe se trouve le passage cité. Ce manque de précision sur est dommage, car l’ouvrage est fouillé et offre des sources documentaires variées.</p>
<p><em>Langue</em><br />D’un point de vue de la langue, le lecteur québécois ne se reconnaîtra pas dans plusieurs expressions, qui sont considérées ici comme de purs anglicismes : <em>chat </em>au lieu de clavardage, <em>tweets </em>au lieu de gazouillis, <em>e-mail</em> au lieu de courriel. C’est une question d’appréciation… Toutefois, confondre « digitale » avec « numérique » ne l’est pas, tout comme les quelques coquilles présentes ici et là. Certaines expressions bien françaises n’ont aucune résonance ici, à commencer par « kiffer ta life ».</p>
<p>(Je me permets ici d&#8217;ouvrir une parenthèse : l&#8217;Église catholique a toujours cherché à défendre les pays les plus pauvres, ceux qui ont moins accès aux nouvelles technologies et dont les cultures locales sont parfois compromises par certains effets de la mondialisation. Pour être cohérente avec ce message, l&#8217;Église a d&#8217;abord le devoir de prêcher par l&#8217;exemple, notamment en ayant une attention particulière pour les langues, premiers véhicules de la culture, ce qu&#8217;elle est loin de faire jusqu&#8217;à présent. Pope2you,net, Youcat, news.va sont autant d&#8217;exemples d&#8217;une tendance à l&#8217;anglicisation primaire dans son approche des nouveaux moyens de communication. Voilà pourquoi l&#8217;utilisation d&#8217;expressions anglophones par les catholiques est si incongrue dans ce domaine.)</p>
<p><em>Approche pastorale</em><br />Enfin, d’un point de vue théologique, l’auteur se place d’abord dans une attitude d’obéissance envers le magistère romain. Il cite abondamment les textes pontificaux, dont les fameux messages annuels pour la Journée mondiale des communications sociales. Mais jamais un message, ni aucun autre document du magistère, n’est critiqué. L’auteur appartient bel et bien à une jeune génération de catholiques fiers qui n’hésitent pas à aller au-devant du monde pour défendre l’Église et pour annoncer la foi. Cette posture lui confère souvent des allures d’apologète tout au long de l’ouvrage. Maillard revient souvent sur l’importance de l’annonce kérygmatique, qui est au cœur de sa démarche. À travers son expérience, il a intériorisé cette annonce et est en mesure de faire de l’évangélisation sur Internet sans tomber dans le piège de l’instantanéité et de l’éphémère, et sans se défiler derrière des prouesses technologiques. Ainsi, ce n’est pas tant le contenu réflexif sur la proposition de foi sur la Toile que l’attitude de l’auteur qui constitue une approche pastorale inspirante. À travers une éthique de la parole propre aux nouvelles technologies de l’information basée sur le respect, la mutualité dans l’échange, l’écoute et le respect du temps et de la vie privée de ses interlocuteurs, Maillard s’éloigne du paradigme d’une Église communiquant dans la verticalité, constamment en attente d’une écoute et d’une réponse qui ne viennent souvent pas (à cet égard, quelques chercheurs évoquent dans leurs travaux la posture d’attente de la population et de l’Église, l’une attendant que l’autre fasse le premier pas vers elle). Cette attitude et cette démarche de l’auteur sont très bien représentées <a href="&lt;iframe frameborder=&quot;0&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xlnths&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xlnths_jean-baptiste-maillard-auteur-de-dieu-et-internet-repond-a-trois-questions_creation&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jean-Baptiste Maillard auteur de &amp;quot;Dieu et...&lt;/a&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/Editions_Beatitudes&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Editions_Beatitudes&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;">dans cette vidéo</a>.</p>
<p>À l&#8217;heure où l&#8217;Église catholique s&#8217;investit tant bien que mal dans les nouvelles technologies de l&#8217;information, <em>Dieu et Internet</em> vient offrir quelques balises. À cet égard, les catholiques francophones sont heureux de pouvoir compter sur un Jean-Baptiste Maillard pour les accompagner dans ce processus.</p>
<p>***</p>
<p>Jean-Baptiste Maillard, 2011, <em>Dieu et Internet. 40 questions pour mettre le feu au web</em>, Éditions des Béatitudes, 299 p.</p>
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		<title>Radio Ville-Marie sabre dans le Proximo</title>
		<link>http://philippevaillancourt.com/2012/02/radio-ville-marie-sabre-dans-le-proximo/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 02:28:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

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		<description><![CDATA[La station réduit son offre en matière d'informations religieuses pour faire des économies.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La station radiophonique montréalaise Radio Ville-Marie a décidé de réduire les fonds alloués pour la production de son bulletin d&#8217;informations religieuses Proximo. Concrètement, cela veut dire que le bulletin offrira un pot-pourri des nouvelles parues sur le site Internet de Radio Ville-Marie au cours de la semaine, mais qu&#8217;en définitive il ne proposera désormais ni article original, ni entrevue.</strong></p>
<p>La décision a été prise à la mi-janvier par le directeur général sortant Jean-Guy Roy. Elle est motivée par des raisons financières, la station cherchant à faire des économies. Elle est entrée en vigueur dès le début du mois de février.</p>
<p>***</p>
<p>Je publie ici une courte réaction, puisque depuis la publication du Proximo du 3 février 2012, plusieurs personnes me demandent si j&#8217;en suis l&#8217;auteur. Non. Je ne suis plus l&#8217;auteur du Proximo.</p>
<p>Évidemment, je crois que le Proximo est un outil au potentiel incroyable. Autrement, je n&#8217;aurais pas consacré trois ans et demi de ma vie à y travailler. Vous aurez compris que cette annonce se résume essentiellement, pour l&#8217;instant, à la fin de mon contrat.</p>
<p>Lorsque j&#8217;ai commencé à gérer le Proximo en 2008, il y avait un peu plus de 2500 abonnés. Il y en a aujourd&#8217;hui près de 10 000.</p>
<p>J&#8217;ai longuement réfléchi à la meilleure manière de produire une information religieuse intéressante pour un grand nombre lorsque j&#8217;étais à Radio Ville-Marie et que j&#8217;ai hérité du Proximo. Bien entendu, les moyens sont limités. À commencer par le logiciel qui permet la mise en forme et l&#8217;envoi du bulletin. Or, il m&#8217;a rapidement semblé que quelques efforts ciblés permettraient de proposer chaque semaine des articles originaux susceptibles d&#8217;intéresser l&#8217;ensemble de la population, et pas seulement les chrétiens. Et je dis bien « ciblés », car la production du Proximo devait se faire en huit heures, ce qui comprenait la recherche, la gradation de l&#8217;information, les appels téléphoniques et les échanges de courriels pour les entrevues, les traductions à l&#8217;occasion, la rédaction, la correction, la mise en ligne et l&#8217;envoi. Il était donc malheureusement impossible de produire des articles sur tous les sujets qui auraient mérité qu&#8217;on s&#8217;y attarde. Il s&#8217;agissait donc de choisir en fonction des enjeux, ce qui me paraissait plus apte à faire réagir et à impliquer les lecteurs dans la nouvelle, et pas seulement en fonction de l&#8217;intérêt de tel ou tel sujet.</p>
<p>Par ailleurs, le rayonnement du Proximo est devenu apparent lorsque plusieurs de ses articles ont commencé à être repris régulièrement par l&#8217;<a href="http://www.kipa-apic.ch">Agence de presse internationale catholique</a>, basée en Suisse, et à l&#8217;occasion par le site Internet du journal La Croix, dans sa section <a href="http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Le-Fil-d-Actu">Urbi et Orbi</a>. Sans compter les nombreuses réactions qu&#8217;il suscitait sur divers blogues catholiques dans le monde.</p>
<p>Il y a définitivement une niche pour un tel service au Québec.</p>
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		<title>Entre scandales et fraîcheur</title>
		<link>http://philippevaillancourt.com/2012/01/bilan2011/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2012 14:55:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Gérald C. Lacroix]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Kateri Tekakwitha]]></category>
		<category><![CDATA[Mgr Paul-André Durocher]]></category>
		<category><![CDATA[Raymond Lahey]]></category>

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		<description><![CDATA[Bref bilan des faits marquants de l'année 2011 de l'Église catholique canadienne.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’Église catholique canadienne a connu son lot de scandales en 2011. Alors que plusieurs cas d’abus se sont retrouvés devant les tribunaux, de vives tensions ont nourri le débat entre des forces progressistes et conservatrices au sein de l’Église autour de la question de la gestion de l’organisme catholique Développement et Paix (D&amp;P). Heureusement, quelques bonnes nouvelles ont parsemé ce parcours.</strong></p>
<p>L’une de ces bonnes nouvelles est toute récente. Après l’année 2010 marquée par la canonisation du frère André, voilà que Rome annonçait la canonisation prochaine de Kateri Tekakwitha quelques jours avant Noël. Cette annonce peut potentiellement marquer un pas de plus dans le processus de réconciliation qui dure depuis plusieurs années maintenant entre l’Église catholique et les peuples des Premières Nations au Canada.</p>
<p>Parallèlement, le visage de l’épiscopat québécois a changé avec, comme il fallait s’y attendre, plusieurs nominations. L’entrée en scène de Mgr Gérald Lacroix en mars dernier à Québec et de Mgr Paul-André Durocher à Gatineau en novembre marque l’arrivée de deux hommes charismatiques à la tête de diocèses clés. Chaleureux et proches de la population, leurs nominations furent bien reçues.</p>
<p>Ailleurs au Québec, l’arrivée à Nicolet de Mgr André Gazaille, à Sherbrooke de Mgr Luc Cyr, à Amos de Mgr Gilles Lemay, et la nomination de deux nouveaux évêques auxiliaires à Montréal et à Québec fut bien souvent l’occasion de célébrer pour les Églises locales.</p>
<p>Mais l’année fut assombrie par quelques cas retentissants qui se sont retrouvés devant la justice.</p>
<p>Le plus marquant d’entre eux fut peut-être le procès de Raymond Lahey, ancien évêque du diocèse d’Antigonish arrêté en 2009 à l’aéroport d’Ottawa en possession de pornographie juvénile. Ce dernier a plaidé coupable dès l’ouverture de son procès en mai, évitant ainsi que l’ensemble de la preuve contre lui soit étalé publiquement. Cela n’a pas empêché quelques informations sordides de filtrer dans les médias sur la nature des photos et des vidéos que contenaient ses ordinateurs. Jamais dans l’histoire canadienne un procès aussi compromettant n’avait mis directement en cause les valeurs morales d’un évêque catholique. Il connaîtra sa sentence le 4 janvier.</p>
<p>À Montréal, la Congrégation de Sainte-Croix, hantée depuis plusieurs années par des cas d’abus sexuels sur mineurs dans trois de ses institutions scolaires, est parvenue à conclure une entente hors cour de 18 millions $ avec les victimes.</p>
<p>Dans l’archidiocèse de Québec, deux autres cas ont défrayé les manchettes. D’abord, le procès de la médiatique France Bédard, présidente de l’Association des victimes de prêtres qui réclame 200 000 $ à la succession du prêtre Armand Therrien et à l’archevêque de Québec, a donné lieu à des interventions orales musclées de la part des avocats des deux partis. Mme Bédard affirme avoir été agressée sexuellement par Armand Therrien dans les années 60. Le juge a pris la cause en délibéré.</p>
<p>Ensuite, l’archidiocèse de Québec est parvenu à une entente avec Shirley Christensen dont les détails n’ont pas été dévoilés. Mme Christensen a été agressée sexuellement par le prêtre Paul-Henri Lachance alors qu’elle avait entre six et huit ans, entre 1979 et 1981. Elle réclamait 250 000 $ au civil.</p>
<p>À ces cas, il faut encore ajouter ceux de l’ancien diocèse de Yarmouth en Nouvelle-Écosse. L’archevêque d’Halifax, Mgr Anthony Mancini, a confirmé au cours de l’année que le diocèse (désormais fusionné à celui d’Halifax) a fait face à 22 plaintes pour abus sexuels, et que les dédommagements avoisinent les 3 millions $.</p>
<p>D’autres poursuites concernant des prêtres ont également lieu en Ontario et à Terre-Neuve.</p>
<p>Mais l’un des événements qui a le plus retenu l’attention des catholiques du Canada en 2011 fut sans contredit le débat entourant l’organisme catholique D&amp;P. Accusé de soutenir des groupes en faveur de l’avortement dans le cadre de certains projets de développement international, l’organisme essuyait un feu nourri depuis 2009 de la part de certains chiens de garde catholiques principalement situés en Ontario. L’une des nouveautés de l’affaire en 2011 fut que le débat s’est également transporté au Québec, où d’autres groupes se sont portés à la défense de l’organisme créé par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). L’affaire a rapidement pris des allures de confrontation ouverte sur Internet, chaque côté faisant valoir ses arguments. Prise dans ce tir croisé, la CECC assure qu’elle continue son travail de réforme de l’organisme, ce qui fait sourciller tous les acteurs de ce débat qui est encore loin d’être réglé et qui met aux prises, in fine, différentes conceptions de l’agir catholique dans la société et dans les pays en développement.</p>
<p>Chez les catholiques anglophones, l&#8217;introduction de la nouvelle traduction du Missel romain a été accueillie avec intérêt, malgré les nombreux détracteurs de la nouvelle mouture, souvent considérée par les pays anglophones comme une traduction imposée par Rome.</p>
<p>***</p>
<p>Photo : Kateri Tekakwitha, Paul-André Durocher (Gatineau), Gérald Lacroix (Québec), Raymond Lahey.</p>
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		<item>
		<title>3 points de vue sur les rapports religions-médias au Québec</title>
		<link>http://philippevaillancourt.com/2011/11/3-points-de-vue-sur-les-rapports-religions-medias-au-quebec/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 23:04:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[ACPC]]></category>
		<category><![CDATA[Le Soleil]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Therrien]]></category>

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		<description><![CDATA[Compte rendu du panel du 3 novembre à Québec.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 3 novembre avait lieu à Québec un panel consacré aux religions et aux médias. Intitulé <em>Religion et société : confrontation ou collaboration?</em>, il mettait en vedette trois acteurs québécois connu pour leur travail dans ces deux domaines : David Fines, pasteur de l’Église Unie et ancien rédacteur en chef de la revue réformée <em>Aujourd’hui Credo</em>, Gaëtane Larose, responsables des communications à l’archevêché de Sherbrooke et présidente de l’Association canadienne des périodiques catholiques, et Yves Therrien, un journaliste du <em>Soleil </em>détenteur d’une maîtrise en théologie.</strong></p>
<p>Puisque plusieurs événements ont abordé ce thème au cours des derniers mois (Centre culturel chrétien de Montréal en <a href="http://centreculturelchretiendemontreal.org/publications/MediasReligions.html">février</a>, les entretiens Jacques-Cartier en <a href="http://nouvelles.banq.qc.ca/archives/view.asp?ID=2048">octobre</a>), le premier défi du panel était d’établir sa pertinence dans cette vague récente de rencontres autour de ce thème.</p>
<p>Il ne fut pas aidé en cela par une surabondance soudaine de l’offre dans la ville de Québec le soir du 3 novembre. En effet, au même moment se tenait une conférence de Frédéric Mounier, correspondant permanent de La Croix à Rome, au <a href="http://www.lemontmartre.net/ressources/Le_Vatican_3Novembre_mounier.pdf">Montmartre canadien</a>. Les organisateurs du panel n’étaient pas heureux de ce conflit d’horaire, et pour cause : à peine une vingtaine de personnes ont finalement assisté à l’événement qui se tenait au Musée de la civilisation.</p>
<p>Le premier à prendre la parole fut David Fines. Puisqu’il ne pouvait être sur place, lui qui était retenu à Granby, il avait fait parvenir une vidéo de 20 minutes qui présentait l’allocution qu’il aurait dû livrer sur place. Mais il n’était pas le seul absent. L’animatrice de l’événement, la journaliste Catherine Lachaussée, ne pouvait être là non plus.</p>
<p><strong>Le point du vue du pasteur</strong><br />Après les excuses de circonstance, le pasteur David Fines a débuté sa vidéo en affirmant que la question des rapports entre les médias et la religion ne se pose pas souvent. C’était pourtant le troisième événement qui abordait cet enjeu en 2011…</p>
<p>David Fines a ensuite rappelé son parcours : il est devenu pasteur en 1991, a géré Aujourd’hui Credo, a participé à diverses émissions à l’antenne de Radio Ville-Marie, a rédigé plusieurs communiqués de presse pour l’Église Unie, etc.</p>
<p>Il a poursuivi en laissant entendre que la question de la place des religions dans les médias serait plus précaire au Québec : ailleurs, « dans le reste du monde », la religion aurait « pignon sur rue ». Il a justifié cette affirmation en donnant des exemples de cas européens, notamment en mentionnant le cas du journal La Croix.</p>
<p>Revenant au Québec, il s’est dit étonné de constater à quel point l’information religieuse circule ici en circuit fermé. « Ils [les médias religieux] ont un public cible, celui de nos églises, nos communautés, nos réseaux, mais en dehors de ça, peu d’impact et de présence dans la société civile », a-t-il relevé.</p>
<p>Il a évoqué la présence d’une aversion nationale envers la religion au Québec qui ne facilite en rien la tâche. Soulignant également l’ignorance généralisée des questions religieuses, le pasteur a indiqué qu’il y a très peu de journalistes formés à l’information religieuse.</p>
<p>David Fines a ensuite énuméré quelques médias religieux qui ont changé de vocation au cours des dernières années. Mais il a alors brandi un dépliant promotionnel de Radio Ville-Marie, en regrettant, « sans critiquer », que l’accent soit désormais mis davantage sur la culture et l’action sociale que sur le religieux.</p>
<p>Revenant à la question posée aux panélistes, « Religion et société : confrontation ou collaboration? », il n’a pris position pour aucune option. « Pour moi, c’est ni l’un ni l’autre ».</p>
<p>Selon lui, la société a pris une « énorme distance » envers la religion, et cela se reflète dans les médias. L’ignorance des journalistes sur cette question est aussi ce reflet. La religion est désormais « une banalité quotidienne comme une autre » qui ne soulève plus les passions.</p>
<p>« Est-ce qu’on peut changer quelque chose? »</p>
<p>« Je crois que les gens qui sont indifférents le resteront, quoi qu’on en fasse. Il n’y aura pas de printemps religieux dans les médias », a-t-il fait valoir, avant de préciser que les croyants ont d’autres problèmes plus urgents qui concernent leurs finances et leur membership, et qu’ils seraient « dépassés » en ce qui concerne la question du rapport aux médias.</p>
<p>David Fines a terminé sa présentation en mettant l’accent sur le témoignage, et sur le fait qu’être chrétien, c’est « rendre compte, rendre public ».</p>
<p><strong>Le point de vue d’une responsable des communications</strong><br />Ce fut ensuite le tour de Gaëtane Larose, responsable des communications à l’archevêché de Sherbrooke et présidente de l’Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC).</p>
<p>Elle a d’emblée indiqué que son intervention sera celle d’une « praticienne en relations de presse », dans un contexte de production d’information régionale qui peut différer de celui des grands centres que sont Montréal et Québec.</p>
<p>Se remémorant ses débuts dans le métier au milieu des années 90, Mme Larose a évoqué un « âge d’or » de la collaboration avec les médias locaux, notamment avec le journal La Tribune. Mais cette situation privilégiée n’a pas duré. Le journaliste de La Tribune spécialisé en information religieuse a devancé sa retraite, peu enclin selon elle à suivre les nouvelles politiques du journal.</p>
<p>La présidente de l’ACPC a ensuite décrit la situation actuelle qui prévaut dans les rapports entre le catholicisme et les médias québécois : méconnaissance et préjugés défavorisent l’Église. Son travail de relationniste se fait différemment : les médias demandent ce qui les intéresse et sont plus méfiants envers ce qu’elle peut leur proposer. La collaboration est devenue méfiance.</p>
<p>Si elle s’est réjoui de la couverture médiatique locale entourant l’arrivée de Mgr Luc Cyr dans l’archidiocèse de Sherbrooke, elle a tout de même fait rigoler l’assemblée en rappelant que les deux sujets qui reviennent sans cesse dans ces mêmes médias, particulièrement chez les journalistes plus âgés, concernent le sacerdoce des femmes et le célibat des prêtres.</p>
<p>Elle a ensuite fait valoir qu’en tant que mass média, le cinéma a un impact important « qu’il ne faut pas négliger ». Car les films « ont un impact que nous n’aurions pas créé nous-mêmes ». Elle s’est notamment félicitée de la collaboration des diocèses catholiques au Québec lorsque le distributeur du film Des hommes et des dieux ici, Métropole Films Distribution, leur a demandé de leur prêter mains forte (gratuitement, dans la plupart des cas) pour la promotion.</p>
<p>Mme Larose a ensuite brièvement abordé la question de la pédophilie, un autre grand dossier qui suscite un intérêt médiatique. Selon elle, l’Église est dans une situation délicate, car on l’accuse de mutisme, mais pour les raisons légales, il est parfois déconseillé de commenter publiquement les cas.</p>
<p>La deuxième partie de sa présentation portait toutefois davantage sur la confrontation qu’elle observe entre les médias et l’Église.</p>
<p>Après avoir relevé des lacunes évidentes des médias aujourd’hui, dont un goût aigu pour les vedettes et pour une forme de journalisme spectacle, voire pour le sensationnalisme, elle a réfuté l’idée que la religion relèverait de la sphère privée.</p>
<p>Elle a reçu l’approbation d’Yves Therrien lorsqu’elle a déploré la tentation accrue de la presse écrite de « faire de la télé sur papier ».</p>
<p>« Chaque média devrait avoir un expert du religieux », a-t-elle insisté.</p>
<p>Évoquant la méfiance médiatique envers l’Église aujourd’hui, elle a rappelé que l’Église catholique a toujours eu, « malgré ses erreurs », une « option privilégiée pour les pauvres et les démunis ».</p>
<p>Mme Larose a conclu son intervention en indiquant que « l’Église doit être présente », et que pour cela elle peut « proposer un message non imposé ».</p>
<p>« Les Québécois ont besoin d’éclairage. » Un flou demeurait toutefois à savoir s’il s’agit d’un éclairage dans leur vie spirituelle et morale ou sur des questions religieuses.</p>
<p><strong>Le point du vue du journaliste</strong><br />La dernière intervention fut celle d’Yves Therrien, journaliste au journal Le Soleil, à Québec. M. Therrien détient une maîtrise en théologie.</p>
<p>En mâchant frénétiquement un chewing gum, le journaliste a d’abord mis en garde l’auditoire : « mes propos risquent d’être crus ». Il a ajouté que « les coups dans les genoux vont pleuvoir de part et d’autre », tant pour les médias que pour les religions.</p>
<p>À travers un bref survol historique de la presse au Québec, il a fait valoir que les médias, traditionnellement des « chiens de garde », sont aujourd’hui devenus des « vautours » qui se concentrent sur des « chairs putréfiées ». Ce faisant, les médias se sont éloignés de leur premier objectif.</p>
<p>Les trois « V » &#8211; vrai, vérifié, vérifiable – font trop souvent place aux trois « S » &#8211; sang, sexe, sport – au nom du profit.</p>
<p>M. Therrien a ensuite dénoncé l’utilisation des réseaux sociaux dans son métier, affirmant qu’il y est impossible d’avoir du recul, et qu’il s’agit davantage de sensationnalisme et de voyeurisme que de journalisme.</p>
<p>« Notre métier, comme celui de l’Église, est une recherche de la vérité. Je ne suis pas sûr qu’à Hérouxville on a fait ça », a-t-il indiqué. « Cette transformation de mon métier me déçoit. ».</p>
<p>S’attardant ensuite à l’Église catholique, son message était clair : « que l’Église ou les représentants religieux cessent de faire de la théologie ». Selon Yves Therrien, cette habitude de chercher à livrer une conception théologique rend l’intervention médiatique tout à fait indigeste. Le témoignage est nettement préférable, même si ce n’est pas toujours gagné.</p>
<p>« Les chrétiens, en général, sont pas « yâbe » pour le témoignage. J’suis un conteur d’histoire. Ça me prend quelqu’un qui a une histoire intéressante. » « Faut que dans ce monde-là, il y a ait des gens capables de s’ouvrir la trappe et de conter une bonne histoire », a-t-il martelé.</p>
<p>Yves Therrien a soutenu que l’Église et les médias peuvent s’entendre « quand tout le monde cherche la vérité ». Il a qualifié de « connerie » la recherche absolue du scandale.</p>
<p>Il a toutefois rappelé que sur une « patinoire régie par les règles des journalistes », l’Église peine à exceller. « L’Église catholique a encore un chemin de croix à marcher pour parler au peuple dans les médias », a illustré Therrien. « Ayez des vrais témoins crédibles. »</p>
<p>« L’Église n’a pas appris à parler aux médias. Elle a appris à évangéliser. Rencontrer un journaliste, c’est une forme de dialogue où des règles nous échappent. » Et selon le journaliste du Soleil, il faut que l’Église s’accommode de jouer selon ces règles.</p>
<p><strong>Échanges et questions</strong><br />Pendant la période de questions et d’échanges qui a suivi, certaines interventions se sont démarquées par leur pertinence.</p>
<p>La première intervention qui vaut la peine d’être soulignée fut celle d’un jeune étranger, qui a critiqué le manque de « stratégie » de l’Église catholique au Québec. Il a mis en valeur plusieurs cas français, dont le fameux <a href="http://www.presse-citron.net/la-pretres-academy-ou-quand-les-cures-partent-en-campagne">Prêtre Academy</a>, de même que celui du denier dans le diocèse de Saint-Étienne, ou encore la parodie d’une chanson de Claude François pour financer un <a href="http://www.leparisien.fr/societe/videos-des-moines-font-le-buzz-17-02-2011-1319255.php">monastère </a>dans le coin de Béziers.</p>
<p>À ces cas nous aurions même pu rajouter la campagne du denier du <a href="http://www.la-croix.com/Semaine-en-images/Jesus-crise-le-diocese-de-Nancy-assume-sa-pub-_NG_-2010-03-19-548619">diocèse de Nancy</a> (« En 2010 Jésus Crise, donnez que diable! »), ou celle de 2010 du <a href="http://rennes.catholique.fr/?Une-campagne-choc-pour-reveiller">diocèse de Rennes</a> (« Chez nous, tout est gratuit! », « L’Église est riche », « L’Église ne vous demande rien »).</p>
<p>Évoquant la « disparition de l’échelle des valeurs » des journalistes, Yves Therrien a renchéri en affirmant qu’il n’a pas encore compris comment l’Église ne réussit pas à présenter un message qui est pastoral et non pas théologique.</p>
<p>Pour ma part, cette remarque sur la stratégie m’a semblé plutôt naïve. Après tout, l’archidiocèse de Montréal a de solides campagnes publicitaires année après année. Celle du <a href="http://www.diocesemontreal.org/actualite/actualite/lecteur-actualites/items/un-clin-doeil-aux-automobilistes.html">printemps dernier</a>, au cours de laquelle un panneau situé à l’entrée du <a href="http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/201103/17/01-4380343-risque-deffondrement-partiel-du-pont-champlain-dit-un-rapport-dexperts.php">pont Champlain</a> affichait « Faites votre prière », était géniale. Et dans plusieurs diocèses ruraux québécois, il existe encore une proximité avec les médias locaux qui fait en sorte que le message, même s’il demeure souvent sobre, est malgré tout bien répercuté médiatiquement.</p>
<p>Mais ce n’est pas d’abord pour sa méconnaissance du contexte québécois qu’elle semblait naïve, ni pour son manque de tact. C’est surtout parce qu’en y regardant bien, ces campagnes françaises données en exemple ont toutes deux points en commun : elles concernent l’argent, et elles affichent une bonne dose d’autodérision.</p>
<p>Autrement dit, elles suscitent un intérêt le temps d’un buzz, histoire de récolter un peu d’argent sur une courte période de temps. Leur penchant pour l’autodérision pourrait laisser croire qu’enfin, l’Église a maîtrisé les « codes » de la communication moderne. Vraiment ? Après tout, des diocèses ou des communautés catholiques refuseraient sans doute d’appliquer cette « formule » à des questions plus profondes qui font appel à ses positions morales et théologiques (avortement, euthanasie, pédophilie). Il ne faut donc pas confondre l’impact d’une campagne publicitaire qui vise un projet d’Église et l’Église comme telle. Influencer la perception sociale d’un ethos ecclésial ne relève pas d’un « manque de stratégie » ou non.</p>
<p>La seconde intervention à souligner fut celle d’Yves Therrien lorsque je lui ai demandé de réagir aux propos d’un confrère journaliste. Dans un colloque dont le thème était à peu près semblable (Centre culturel chrétien de Montréal, février 2011), le chroniqueur judiciaire de La Presse, Yves Boisvert, affirmait grosso modo que s’il y avait réellement un marché pour l’information religieuse au Québec, chaque grand média aurait son spécialiste. J’ai simplement demandé aux intervenants de réagir à cette affirmation.</p>
<p>M. Therrien a d’abord indiqué que « le potentiel de lecteurs est plus élevé qu’on croit ». Selon lui, ce sont les patrons de presse qui ne sont pas intéressés. Il a ensuite raconté comment il avait proposé au Soleil un plan précis après le Congrès eucharistique à Québec en 2008 (les articles d’Yves Therrien à cette occasion avaient été très appréciés). Il a suggéré à ses patrons de produire une page par mois pour parler de religions. Mais l’idée n’a pas été retenue. D’après le journaliste, cela serait largement tributaire de la situation avec les annonceurs : à part les cimetières, peu d’entre eux voudraient retrouver leur publicité dans une telle page. Il n’y a donc « pas d’argent à faire ». Yves Therrien a ensuite eu le commentaire suivant : « Mon boss trouve que je lui coûte trop cher en faisant de la nouvelle religieuse. »</p>
<p>La réponse avait le mérite d’être claire.</p>
<p>***</p>
<p>Sur le blogue de l&#8217;ACPC, <a href="http://nouvellesacpc.blogspot.com/2011/11/panel-sur-religion-et-medias-quebec.html">René Tessier</a> (Pastorale-Québec) indique que le texte du journaliste Yves Therrien sera publié dans un de leurs prochains numéros.</p>
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