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	<title>Crayon et goupillon</title>
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	<description>L&#039;actualité religieuse, vue du Québec</description>
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		<title>La Bible enfin traduite en inuktitut</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 22:59:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[Bible]]></category>
		<category><![CDATA[Église anglicane]]></category>
		<category><![CDATA[inuktitut]]></category>

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		<description><![CDATA[Une première historique après 33 ans de travail.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dès le 3 juin, les autochtones du nord du Québec et du Canada pourront lire pour la première fois de leur vie la Bible traduite en inuktitut. Pas moins de 33 ans d&#8217;efforts soutenus ont été nécessaires pour que le rêve de milliers d&#8217;inuits devienne réalité.</strong></p>
<p>Le lancement officiel aura lieu lors d&#8217;un autre événement important. En effet, c&#8217;est également le 3 juin que sera consacrée la nouvelle cathédrale anglicane Saint-Jude d&#8217;Iqaluit, principale église du diocèse de l&#8217;Arctique, le diocèse anglican le plus vaste au monde.</p>
<p>Le Nouveau Testament était disponible depuis une vingtaine d&#8217;années en inuktitut, et plusieurs éditions ont été produites au fil des ans. Toutefois, une version complète de la Bible se faisait toujours attendre. Le projet de traduction a débuté en 1978. Piloté par la Société biblique canadienne, il marque un moment historique à plusieurs égards. Il s&#8217;agit de la première fois au Canada qu&#8217;une traduction complète de la Bible en langue autochtone est faite par des personnes dont c&#8217;est la langue maternelle et non par des missionnaires. Il s&#8217;agit également du premier projet de traduction complet de la Bible en une langue autochtone réalisé sous les auspices de la Société biblique canadienne.</p>
<p>L&#8217;inuktitut est une langue officielle dans les Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, au Nunavik (Québec) et au Nunatsiavut (Terre-Neuve-et-Labrador). Elle est parlée par environ 30 000 personnes au Canada. Parlée depuis plusieurs centaines d&#8217;années, ce n&#8217;est qu&#8217;à partir du 19e siècle qu&#8217;elle prend une forme écrite grâce à la création d&#8217;un syllabaire conçu par le prêtre anglican Edmund Peck.</p>
<p>La première édition comportera 5000 exemplaires, qui seront vendus au prix unitaire de 20 ou 25$.</p>
<p>***</p>
<p>Article rédigé pour Proximo (Radio Ville-Marie), 20 avril 2012. Repris par l&#8217;<a href="http://www.kipa-apic.ch/index.php?&amp;pw=&amp;na=0,0,0,0,f&amp;ki=231017">Agence internationale de presse catholique</a> le 23 avril.</p>
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		<title>Tout le monde en pleure</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Apr 2012 03:26:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Lépine]]></category>
		<category><![CDATA[diocèse de Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Guy A. Lepage]]></category>
		<category><![CDATA[télévision]]></category>
		<category><![CDATA[TLMEP]]></category>

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		<description><![CDATA[Le passage de Christian Lépine à TLMEP a déçu cathos et non-cathos. Analyse des réactions.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Quelle non-rencontre que cette entrevue d&#8217;hier. Un désastre communicationnel à mes yeux. » Voilà ce qu’avait à dire un prêtre catholique d’Ottawa suite au passage de Mgr Christian Lépine à <em>Tout le monde en parle</em> dimanche. Pierre-Olivier Tremblay, jeune prêtre, fondateur du Tisonnier à Québec, fait partie d’un nombre considérable de Québécois qui ont été déçus par cette apparition télévisée de l’archevêque-élu de Montréal.</strong></p>
<p>« Bien des pasteurs sont habitués à ne parler qu&#8217;à leur monde. Bien plus difficile de sortir de la pastorale pour développer un langage accessible à un auditoire plus large. Oui, l&#8217;Église a besoin d&#8217;aide avec de bons attachés de presse, et en même temps, d&#8217;une réflexion bien plus grande sur la manière, le ton, et l&#8217;attitude avec laquelle elle parle à la société en général. On a encore bien du chemin à faire pour s&#8217;habituer à ce nouveau contexte de post-chrétienté, contexte missionnaire. En attendant&#8230; un long travail à la base doit continuer de se faire, mais les collisions comme hier soir [dimanche dernier] ne vont pas aider », écrivait-il lundi sur Facebook.</p>
<p>D’autres ont aussi relevé le non-verbal de Mgr Lépine. C’est notamment le cas du blogueur Jocelyn Girard, qui écrivait que « Mgr Lépine n&#8217;était pas suffisamment préparé, que sa communication n&#8217;était pas directe – tête penchée, regard « absent » – et que son patinage n&#8217;a pas permis aux quelques positions plus claires qu&#8217;il a exprimées de ressortir ». M. Girard ajoutait par ailleurs qu’il aurait été préférable que le nouvel archevêque attende quelques mois avant de se présenter sur ce plateau.</p>
<p>Dans les faits, le processus de nomination opaque de l’Église crée une situation plutôt ironique pour les nouveaux dirigeants des diocèses catholiques aux yeux des médias et de la population : ils font en quelque sorte une « campagne électorale » après avoir accédé au « pouvoir ». Le monde à l’envers, quoi.</p>
<p>Du jour au lendemain, voilà ces nouvelles personnalités publiques catapultées sous les projecteurs, bombardées de questions par des journalistes souvent peu formés en matière religieuse et qui répondent de toute manière aux ordres de leurs patrons qui leur donnent des angles journalistiques parfois carrément débiles. À l&#8217;instar de ce jeune journaliste à qui son patron avait demandé de faire un reportage sur les « soirées chaudes » des cardinaux étrangers dans les boîtes de nuit et les bars de Québec lors du Congrès eucharistique international de 2008…</p>
<p><strong>Tâche ingrate</strong><br />Le nouvel archevêque doit avoir réponse à tout mais ne pas donner l’impression de faire la morale, « défendre » le point de vue l’Église sur un grand nombre de questions tout en évitant de heurter qui que ce soit, répondre en une phrase à des questions éthiques complexes sur lesquelles mêmes les plus grands éthiciens du monde ne s’entendent pas toujours, parler d’amour alors que l’institution qu’il représente est aux prises avec des scandales d’abus sexuels, garder son diocèse bien vivant alors que ses finances croupissent et que ses effectifs sont limités… Expérience non requise, maîtrise de plusieurs langues un atout, contrat signé à vie…</p>
<p>Qui courrait soumettre son CV en lisant une telle offre d’emploi ? C’est pourtant la réalité à laquelle plusieurs de ces hommes n’ont pratiquement pas été préparés. Et ce sera la réalité de Mgr Christian Lépine pour le reste de sa vie active.</p>
<p>Mais revenons à <em>Tout le monde en parle</em>. Après avoir épluché nombre de commentaires, de réactions et d’articles, il me semble que l’apparition de Mgr Lépine à la populaire « grand-messe » du dimanche soir fédère les opinions autour de trois grandes questions. Je me propose donc d’apporter simplement quelques réflexions complémentaires sur chacune de ces questions.</p>
<p>Pour d’autres réflexions, on lira avec intérêt, parmi d’autres, les billets de <a href="http://jocelyn62.wordpress.com/2012/04/03/diviser-le-monde-en-pour-ou-contre/">Jocelyn Girard</a> et de <a href="http://www.louis-oneill.com/?p=1104#comments">Louis O’Neil</a>, de même que la réponse de Marco Veilleux à ce dernier.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>1. Devait-il y aller ?</strong></span><br />Qu’avait Christian Lépine à gagner en allant à <em>Tout le monde en parle</em> ? Après tout, si on porte un col romain, on imagine bien qu’on n’ira pas faire du « parle parle jase jase » avec un type comme Richard Martineau. Et contrairement aux artistes, un passage à cette émission est loin d’être le signe d’une « consécration » pour un évêque.</p>
<p>Posons la question différemment : où aurait-il <em>pu</em> aller ? Y a-t-il seulement une autre émission ou un autre média au Québec qui offre le même ratio temps d’intervention/nombre d’auditeurs ? Pour parler à l’ensemble du Québec, cette émission est l’endroit rêvé.</p>
<p>Cela mène naturellement à un double constat. Premièrement, <em>Tout le monde en parle</em> ne fait pas des entrevues. Les compétences journalistiques des animateurs sont limitées et leur connaissance des sujets est très superficielle. Guy A. Lepage fait du divertissement, ce qui ne l’astreint pas à la même éthique que celle à laquelle adhèrent habituellement les journalistes. Mgr Lépine aurait peut-être trouvé l’exercice plus concluant s’il s’était tourné d’abord vers une longue entrevue avec un journaliste expérimenté au lieu de se présenter dans une émission de variété.</p>
<p>Deuxièmement, un média catholique aurait-il pu lui offrir un cadre aussi important, capable d’atteindre autant de monde ? La réponse est simple : non. Il n’y a pas au Québec de médias catholiques qui ont, toute proportion gardée, l’ampleur de <em>La Croix</em> ou de <em>La Vie</em>. Un tel manque devient encore plus urgent et dramatique pour l’Église catholique dans un cas comme celui-ci. Car même après toutes ses interventions dans les grands médias, les catholiques savent essentiellement que l’archevêque de Montréal… ben… il est catholique et que… ben… il est proche du magistère romain. Ce n&#8217;était même pas dans la description de tâche tellement c&#8217;était évident.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>2. A-t-il eu droit à un traitement juste ?</strong></span><br />Celle-là est un classique. C’est souvent l’un des premiers reproches que les catholiques adressent aux médias, même chez les <a href="http://www.amazon.fr/Le-dilemme-chartreux-M%C3%A9dias-Eglise/dp/222006266X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1333548230&amp;sr=8-1">intellectuels</a>.</p>
<p>À lire les commentaires sur le site de Radio-Canada, en grande partie favorables au nouvel archevêque de Montréal, Mgr Lépine a été « flajugé » [néologisme issu d’un lapsus : contraction de « flageller » et « juger » entendu à la messe ces jours-ci ; en matière de justice expéditive, il n’y a pas mieux].</p>
<p>À cet égard, le commentaire de l’animateur Luc Phaneuf (La Victoire de l’Amour) publié sur son compte Facebook traduit ce que plusieurs ont effectivement pensé du sort réservé à Christian Lépine : « Une performance digne d&#8217;un vrai évêque, voire d&#8217;un saint. Alors qu&#8217;il était attaqué de toutes parts, jamais il n&#8217;a perdu son sang-froid, son intelligence, sa charité, son sourire aussi ».</p>
<p>Les animateurs de <em>Tout le monde en parle</em> ne sont peut-être pas des journalistes, mais ils ont quand même des critères d’équité à respecter. L’appréciation de leur capacité à le faire varie selon les téléspectateurs.</p>
<p>Mais peu importe que la réponse à la question de la justesse soit positive ou négative. Car cette question surgit lorsque prévaut une attitude de « nous » versus « eux ». Chacun se sent injustement traité et accueilli par l’autre, la confiance est absente.</p>
<p>Une telle attitude mène naturellement à des confrontations souvent stériles. Mais là-dessus, l’Église catholique n’a pas de leçon à donner à qui que ce soit, puisque sa cosmologie faisant une large part au « bien » et au « mal » a imprégné pendant des siècles la culture occidentale. Et malgré des évolutions dans la pensée théologique, force est de constater que le rapport de l’Église au monde est encore souvent pensé en fonction d’une conception relationnelle mettant aux prises l’ecclésial et le non-ecclésial, et qu’à cet égard le défi d’aller au-delà de « l’ouverture au monde » de Gaudium et spes est encore bien actuel. Nul autre que <a href="http://www.decitre.fr/livres/Les-principes-de-la-theologie-catholique.aspx/9782845736900">Joseph Ratzinger</a> l’identifiait déjà en 1982 :</p>
<p>« La Constitution [pastorale Gaudium et spes] comprend par « monde » un vis-à-vis de l’Église. Le texte doit servir à les amener tous les deux dans un rapport positif de coopération dont le but est la construction du « monde ». L’Église coopère avec le « monde » pour construire le « monde » &#8211; c’est ainsi qu’on pourrait caractériser la vision si déterminante du texte. On ne précise pas si le monde qui coopère et le monde en construction est le même ; on ne précise pas ce qu’on entend dans chaque cas par le monde. De toute façon, on peut constater que les rédacteurs qui se savent les porte-paroles (sic) de l’Église, partent de ce sentiment qu’ils ne sont pas eux-mêmes le monde mais son vis-à-vis, et qu’ils sont avec lui dans un rapport peu satisfaisant, ou bien même sans aucun rapport. De ce point de vue, on pourrait constater une sorte de complexe de ghetto : l’Église est ressentie comme une réalité fermée, mais qui s’efforce de surmonter cette situation. Il semble qu’on entende par « monde » toutes les réalités scientifiques et techniques du présent, et tous les hommes qui les portent ou en ont imprégné leur mentalité. »</p>
<p>La réponse positive ou négative à la question de la justesse du traitement, malgré son importance éthique dans le cadre d’une émission télévisée produite par une société d’État, n’apporte sans doute pas les éléments nécessaires pour parvenir à une meilleure conception de la relation Église-monde. Au plus, elle illustre de manière éloquente l’un des symptômes d’une relation imparfaite entre l’Église et la modernité, où chacun cherche le dialogue avec l’autre selon ses critères les plus chers.</p>
<p>Sur la question du dialogue, la réaction de Marco Veilleux, délégué à l’apostolat social pour la Province jésuite du Canada français, est particulièrement éloquente : « Cette entrevue de Mgr Lépine était carrément mauvaise, parce que son profil correspond exactement à ce que Rome veut aujourd’hui: une Église qui se pose en «contre-culture», qui n’a plus aucun souci de l’inculturation, qui se retire dans la sphère de l’affirmation identitaire et dans une rhétorique hermétique au commun des mortels. Une Église pour qui le mot «dialogue» est devenu un «buzz word» qui ne veut strictement rien dire… puisqu’un véritable dialogue impliquerait d’accepter de se laisser transformer et de changer de position… Ce qui n’est pas possible à Rome, semble-t-il… Alors on a ce qu’on mérite! ».</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>3. A-t-il bien parlé ou non ?</strong></span><br />Il semblerait qu’une partie de l’entrevue se soit jouée sur la question du vocabulaire employé. L’une des bonnes vieilles techniques d’un intervieweur consiste à « souffler » dans sa question les termes qu’il souhaite voir son invité utiliser. À cet égard, Mgr Lépine, malgré son expérience médiatique limitée, a bien réagi en évitant de tomber dans le panneau à répétition. Toutefois, le vocabulaire qu’il employait en retour ne lui permettait pas de prendre le contrôle de l’entretien selon un nouvel angle plus nuancé. Ainsi, ses expressions « vocation à l’amour, corps et âme », « donner à ma chasteté le sens du don » ou « réalisation du plan de Dieu » n’ont suscité aucune réaction chez les animateurs. C’est comme s’il n’avait rien dit. Peut-être ces expressions sont-elles tout simplement illisibles et indécryptables pour une bonne partie de la population…</p>
<p>Il y aura sans doute un ajustement à faire en simplifiant les mots employés. Le défi sera alors d’éviter d’aboutir à l’autre extrémité du spectre en matière de vocabulaire en noyant le poisson dans des <a href="http://philippevaillancourt.com/2011/03/top-5-les-mots-trop-uses-en-pastorale/">expressions génériques fades</a>, souvent propres à une pastorale gnan-gnan, et dont mêmes les catholiques commencent à se lasser.</p>
<p><strong>Tous perdants</strong><br />Les Québécois n’ont pas eu droit à un moment de grande télévision dimanche dernier. En fait, personne n’y a trouvé son compte. L’expression de Pierre-Olivier Tremblay de « non-rencontre » prend ici tout son sens. Ni Mgr Lépine, ni les animateurs de l’émission, ni les téléspectateurs n’en sont sortis grandis. Au contraire, chacun en est sans doute sorti davantage « braqué » sur ses positions qu’auparavant. D&#8217;où le titre de ce billet.</p>
<p>Ce passage à <em>Tout le monde en parle</em> marquait la conclusion d’un premier cycle d’entrevues accordées après sa nomination. Les célébrations pascales des prochains jours, et l’<a href="http://www.diocesemontreal.org/actualite/actualite/lecteur-actualites/items/inauguration-du-ministere-pastoral-de-mgr-lepine.html">inauguration</a> de son ministère pastoral le vendredi 27 avril marqueront sans doute une nouvelle phase de présence médiatique. De toute façon son contrat est signé à vie. Il a le temps de se reprendre, non ?</p>
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		<title>Claude Ryan voulait un hebdomadaire chrétien au Québec</title>
		<link>http://philippevaillancourt.com/2012/03/claude-ryan-voulait-un-hebdomadaire-chretien-au-quebec/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 16:38:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[ACPC]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Ryan]]></category>
		<category><![CDATA[Fides]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Marchessault]]></category>
		<category><![CDATA[La Vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors directeur du Devoir, Ryan a surpris le monde des médias chrétiens. Mais il n'y a jamais eu de suite.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lorsqu’un projet de grande revue chrétienne était en préparation dans les années 1970, Claude Ryan, alors directeur du Devoir, a surpris tout le monde avec une position radicale : si vous faites une revue chrétienne, aussi bien qu’elle soit hebdomadaire.</strong></p>
<p>« Claude Ryan a déstabilisé tout le monde », se rappelle le <a href="http://ustpaul.ca/index.php?mod=employee&amp;id=90&amp;lang=fr">professeur Guy Marchessault</a>, qui était l’un des instigateurs d’un projet de grande revue chrétienne. Celle-ci, <a href="http://philippevaillancourt.com/2012/03/cette-grande-revue-qui-na-pas-vu-le-jour/">tel qu’évoqué récemment sur ce site</a>, n’a finalement jamais vu le jour.</p>
<p><strong>L’origine du projet</strong><br />Avant la naissance de l’<a href="http://www.relimag.org/">Association canadienne des périodiques catholique</a> (ACPC), il existait déjà un regroupement de revues missionnaires appelé Information missionnaire canadienne (IMICA), alors rattaché officiellement à l’Entraide Missionnaire. L’IMICA regroupait toutes les revues d’instituts missionnaires francophones au Canada.</p>
<p>« Quand je suis arrivé à la rédaction du magazine oblat <a href="http://www.oblats.qc.ca/apostolat/">Apostolat</a> en 1969, après avoir travaillé comme journaliste à <a href="http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/">La Voix de l&#8217;Est</a> à Granby, j&#8217;ai découvert ce regroupement, un peu pépère à l&#8217;époque, pas conservateur mais concentré sur le travail de relations publiques propre à chaque institut. Nous nous sommes vite retrouvés quelques « nouveaux » pour poser des questions et déranger la routine : le rédacteur de la revue <a href="http://www.ste-croix.qc.ca/presence_canadienne/qc_pub_orient.php?section=71">Orient</a> (Lucien Coutu, des Père de Sainte-Croix), Regard de foi (Onil Perrier, des Montfortains) et moi-même. On se disait que les tirages baissaient constamment et qu&#8217;il fallait penser un peu à l&#8217;avenir. Et cet avenir serait sans doute probablement mieux servi si on pensait à un regroupement des revues missionnaires. »</p>
<p>Le projet de revue commune alors envisagé consistait à unir les revues missionnaires afin d’avoir une plus grande influence, tout en conservant un aspect de relations publiques auquel tenaient les revues.</p>
<p><strong>Fides se saisit du dossier</strong><br />« Les supérieurs provinciaux de nos trois revues et des autres revues nous ont regardé aller, un peu dans le doute, sans être complètement convaincus. Mais ils attendaient, pour voir ce qui arriverait. Après de nombreuses réunions, nous avons rédigé un projet précis », évoque Guy Marchessault, avant de préciser qu’il a ensuite été présenté à l’ensemble des administrateurs provinciaux religieux.</p>
<p>Rien n’a bougé pendant un certain temps. Jusqu’à ce que les Pères de Sainte-Croix se saisissent du dossier. L’appui le plus solide est d’abord venu du père Paul-Aimé Martin, le <a href="http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/684.html">fondateur de Fides</a>, qui était alors l’une des principales maisons d’édition au Québec.</p>
<p>« Pour concrétiser la démarche de faisabilité, il a invité <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Ryan">Claude Ryan</a>, alors encore directeur du Devoir, à donner son opinion à ce sujet. Le père Martin a commandé une réunion avec tous les acteurs impliqués dans le projet. »</p>
<p><strong>Pas un mensuel, mais un hebdomadaire</strong><br />C’est dans ce contexte que Claude Ryan a surpris tout le monde en se disant en faveur d’un projet encore plus ambitieux.</p>
<p>« En gros, il a dit qu’il croyait en un tel projet. Mais à une condition : que le futur magazine sorte beaucoup plus souvent que ce qui avait été suggéré (mensuel), mais plutôt à chaque semaine. Nous sommes tous restés « déculottés » devant ces propos. Avait-on, en Église, la capacité communicationnelle et financière de se lancer dans une telle aventure? »</p>
<p>Ce doute allait finalement s’installer pour de bon. Quelques calculs sont venus le renforcer.</p>
<p>« On avait calculé que le nombre de tous les tirages de magazines mis ensemble demeurerait plutôt limité, puisque les mêmes personnes étaient abonnées à plusieurs magazines en même temps. Donc, il ne fallait pas trop compter sur un nombre multiplié par dix, mais multiplié par deux tout au plus. Sans compter les pertes de plusieurs abonnés, qui ne se reconnaîtraient plus dans le nouveau format. Sans compter non plus sur le vieillissement de la population chrétienne, qui se manifestait déjà. Finalement, le projet s’est arrêté là. Sans suite de la part de Fides. Et ce fut tout ».</p>
<p><strong>Possible piste en France</strong><br />Crayon et goupillon a également contacté l’<a href="http://www.lavie.fr/">hebdomadaire La Vie</a>, en France, au sujet de ce projet de revue. En effet, le père Martin avait – selon des documents récemment retrouvés – conclu une entente avec l’hebdomadaire français. Rien de plus à dire pour l’instant, puisque chacun continue de chercher une éventuelle trace de ce partenariat.</p>
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		<title>Nomination de Mgr Lépine : une annonce d’abord en anglais</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 17:15:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[cardinal Jean-Claude Turcotte]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Lépine]]></category>
		<category><![CDATA[langue]]></category>
		<category><![CDATA[médias sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Malaise pour le plus grand diocèse francophone d'Amérique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après plusieurs mois d’attente, Rome a jeté son dévolu sur Mgr Christian Lépine pour remplacer le cardinal Jean-Claude Turcotte à la tête de l’archidiocèse de Montréal. L’annonce a connu des ratés dès les premières minutes. Explications.</strong></p>
<p>Le diocèse de Montréal est parfois présenté comme le plus important diocèse francophone à l’extérieur de l’Europe. Et pour cause : situé dans la métropole québécoise, il a tous les attributs ecclésiaux, universitaires, politiques et démographiques pour remplir ce rôle.</p>
<p>On le sait, la question de la langue française est un sujet délicat à Montréal, où le débat sur la place de l’anglais et du français n’est jamais véritablement clos.</p>
<p>Ces enjeux linguistiques valent également pour l’Église catholique, qui doit composer avec une majorité francophone, une forte présence historique de catholiques irlandais anglophones, et une présence croissante d’immigrants catholiques adoptant l’anglais à leur arrivée à Montréal.</p>
<p>Le Devoir avait fait écho à cet enjeu en publiant des extraits d’une lettre écrite par quelques prêtres mécontents de la place du français dans le diocèse <a href="http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/279914/des-pretres-inquiets-du-bilinguisme-de-l-eglise">à la fin de l’année 2009</a>.</p>
<p><strong>En anglais d’abord</strong><br />Médias sociaux obligent, l’annonce de la nomination de l’évêque auxiliaire Lépine s’est mise à circuler tôt le matin du mardi 20 mars. Voici le déroulement minute par minute de l’annonce sur Facebook et Twitter :</p>
<p>7h00 : Le Catholic News Service annonce la nomination sur Twitter (en anglais, évidemment).<br />7h02 : Mgr Thomas Dowd, évêque auxiliaire à Montréal, annonce sur Facebook et Twitter que Montréal a un nouveau « shepherd ». Il l&#8217;a ensuite annoncé sur son blogue.<br />8h15 : Mission Jeunesse Montréal l&#8217;annonce dans un message bilingue.<br />8h21 : Le diocèse de Montréal l’annonce en français sur Twitter.<br />8h25 : Le diocèse de Montréal l’annonce en anglais sur Twitter.<br />8h30 : Le diocèse l&#8217;annonce en français sur Facebook.<br />8h32 : Le diocèse l&#8217;annonce en anglais sur Facebook.</p>
<p>Essentiellement, cette liste ne sert qu’à illustrer qu&#8217;un premier représentant officiel du diocèse de Montréal, Mgr Thomas Dowd, a d’abord annoncé cette nomination en anglais, alors que les comptes officiels du diocèse ont par la suite bien pris soin de procéder d’abord à l’annonce en français avant de la faire suivre immédiatement d&#8217;une annonce en anglais.</p>
<p>Mgr Thomas Dowd, qui est devenu évêque auxiliaire à Montréal en même temps que Mgr Lépine l’an dernier, a non seulement outrepassé tous ses collègues et son propre service des communications, mais il a surtout fait fi du respect le plus élémentaire à l’endroit de la majorité francophone de Montréal et du Québec.</p>
<p>À cet égard, le jeune évêque anglophone a encore des ajustements à faire, lui qui est reconnu pour être « vite su’l piton » avec Internet et les médias sociaux.</p>
<p>Tempête dans un verre d’eau ? Disons simplement que les circonstances ne jouent pas en sa faveur, puisque cette nomination survient le 20 mars, date de la <a href="http://20mars.francophonie.org/">Journée internationale de la Francophonie</a>. Alors que l’ensemble du diocèse a souligné en pompe, avec raison, la fête de saint Patrice il y a à peine trois jours, disons que les francophones étaient en droit de s’attendre à avoir autant de déférence envers leur langue.</p>
<p>Ironiquement, celle-ci est venue de Toronto, où le responsable des communications du diocèse, Neil MacCarthy, a pris la peine de dire « merci » au cardinal Turcotte sur Twitter à 8h45 ce matin.</p>
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		<title>Top 5! Actu de la semaine du 11 mars</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2012 22:41:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Top 5]]></category>
		<category><![CDATA[cap-pelé]]></category>
		<category><![CDATA[Église Unie]]></category>
		<category><![CDATA[Famille Marie-Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Moncton]]></category>
		<category><![CDATA[Oka]]></category>
		<category><![CDATA[Radio Ville-Marie]]></category>

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		<description><![CDATA[Oka, la viande halal, les excuses de l'archevêque de Moncton, l'incendie à l'église Saint-James et l'annonce de Radio Ville-Marie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>5 &#8211; Nouveau DG nommé à RVM</strong><br />Radio Ville-Marie change de directeur général pour la première fois en douze ans. <a href="http://www.newswire.ca/fr/story/936027/raynald-gagne-nouveau-directeur-general-de-radio-ville-marie">Raynald Gagné assurera désormais les destinées de la station</a>. Avec son vaste réseau d’antennes qui couvre pratiquement tout le Québec, elle a le potentiel d’être un joueur majeur sur tout ce qui touche la religion, notamment l’information. Cela risque d’être difficile sans un accroissement de ses revenus. Bref, une annonce importante et un dossier à suivre.</p>
<p><strong>4 &#8211; Incendie à l’église Saint-James</strong><br />Un incendie a endommagé l’église Saint-James au centre-ville de Montréal dans la nuit du 11 au 12 mars. Temple d’importance pour l’Église Unie du Canada, elle a été largement épargnée par les gicleurs et par l’intervention rapide des pompiers. <a href="http://www.montrealgazette.com/James+United+Church+downtown+Montreal+landmark+lightly+damaged+fire/6287485/story.html">Cet article</a> explique bien quelle partie a été touchée.</p>
<p><strong>3 &#8211; Abus sexuels à Cap-Pelé : excuses de l&#8217;archevêque de Moncton</strong><br />L’archidiocèse de Moncton a déjà connu des moments plus heureux. Alors que sa cathédrale (photo) <a href="http://philippevaillancourt.com/2011/09/cathedrale-de-moncton-les-dates-et-lieux-des-consultations-devoiles/">risque toujours d’être démolie</a>, voilà que <a href="http://www.cbc.ca/news/canada/new-brunswick/story/2012/03/11/nb-bishop-abuse-allegations.html">Mgr André Richard</a> doit présenter des excuses officielles aux <a href="http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2012/03/12/004-archeveque-excuses-cap-pele.shtml">citoyens de Cap-Pelé</a>, un charmant village côtier à proximité de Shédiac, suite aux abus sexuels qui auraient été commis par le prêtre Camille Léger. Ce dernier est décédé en 1990, et il a fallu plusieurs années pour la question des abus, qui auraient été commis entre 1957 et 1980, devienne publique. Les victimes ont demandé et obtenu que l’aréna du village, qui portait le nom du prêtre, soit <a href="http://www.capacadie.com/actualites-regionales/2012/3/12/l-arena-de-cap-pele-ne-portera-plus-le-nom-de-camille-leger">rebaptisée</a>. Un plébiscite devait avoir lieu en mai, mais le Conseil municipal a préféré procéder immédiatement, suite aux excuses de l’archevêque Richard.</p>
<p><strong>2 &#8211; Débat sur la viande halal</strong><br />Directement <a href="http://www.cyberpresse.ca/debats/editorialistes/andre-pratte/201203/15/01-4505994-comme-le-pen.php">importé de France</a>, ce débat qui anime la campagne présidentielle française et qui a permis à la droite de marquer quelques points au cours des dernières semaines débarque sur nos tablettes. Bien qu’il n’y ait pas d’urgence, il fallait sans doute s’attendre à ce que <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/03/14/003-halal-pq-caq-viande.shtml">le débat surgisse tôt au tard au Québec</a>. Et habituellement, mieux vaut débattre d’une telle question la tête reposée, loin d’un événement ponctuel qui y associerait une forte dose d’émotivité. Jusqu’à présent, le débat porte davantage sur les conditions <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/03/15/004-viande-halal-veterinaires-politique-etiquetage.shtml">d’abatage et d’étiquetage</a> que sur les croyances musulmanes.</p>
<p><strong>1 &#8211; L’abbaye d’Oka à la Famille Marie-Jeunesse</strong><br />On l’attendait depuis longtemps. <a href="http://philippevaillancourt.com/2010/04/oka-dans-la-mire-de-la-famille-marie-jeunesse/">J&#8217;avais consacré un article à cette possibilité il y a deux ans</a>. Depuis, plusieurs médias l’ont évoqué. La <a href="http://www.marie-jeunesse.org/">Famille Marie-Jeunesse</a> est l’une des rares communautés catholiques à avoir le vent dans les voiles. Son approche fait en sorte qu’elle est souvent associée à des courants plus conservateurs. Le groupe s’est toutefois stabilisé au cours des dernières années et a mis de l’ordre dans certaines pratiques.</p>
<p>L’achat de l’abbaye d’Oka ouvre la porte à un « réenlignement » plus serré du lieu sur sa vocation d&#8217;origine. La Corporation qui le gérait connaissait son lot de difficultés, et les décisions prises ne semblaient pas toujours refléter l’histoire spirituelle du lieu, selon des observateurs du milieu. <a href="http://www.newswire.ca/fr/story/936729/abbaye-d-oka-l-offre-d-acquisition-de-la-famille-marie-jeunesse-a-ete-acceptee">Il reste cependant quelques étapes administratives à régler avant que la vente soit finalisée</a>.</p>
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		<title>Critique de The Church and New Media</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 17:07:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[communications]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[évangélisation]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié en 2011, l'ouvrage se penche sur les possibilités évangélisatrices offertes sur Internet.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>The Church and New Media</em>, un ouvrage collectif de 224 pages, donne la parole à des « blogueurs convertis », des « activistes » et des « évêques qui gazouillent » dans le but d’outiller les catholiques afin de se lancer dans la nouvelle évangélisation à l’aide des nouveaux médias. Publié en 2011, il a largement fait parler de lui sur le web catholique anglophone, principalement aux États-Unis.</strong></p>
<p>Les chapitres du livre sont répartis en quatre sections : l’évangélisation, la formation, la communauté et le bien commun. Chacun des onze chapitres est rédigé par un auteur différent, et le tout est coiffé d’une introduction et d’une conclusion écrite par <a href="http://www.thinveil.net/p/about-thin-veil.html">Brandon Vogt</a>, le directeur de l’ouvrage. Des théologiens côtoient des professionnels des communications et des laïcs férus de blogues. Étonnamment, ce ne sont pas toujours les plus formés qui rédigent les chapitres les plus percutants. Certains chapitres sont réflexifs, d&#8217;autres offrent des témoignages personnels.</p>
<p>La troisième partie de l’ouvrage éclipse toutes les autres en matière de pertinence. Ironiquement, elle contient les chapitres les plus axés sur le savoir-faire et la technologie. C’est dire à quel point les chapitres qui s’aventurent dans la réflexion théologique déçoivent.</p>
<p>L’un des principaux problèmes de l’ouvrage provient du fait que les chapitres sont mal articulés entre eux. Cela paraît surtout dans les thèmes abordés par les auteurs : presque chaque chapitre consacre un ou plusieurs paragraphes à répéter les mêmes généralités d’introduction au sujet des nouveaux médias. À la longue, c’est lassant et le lecteur a constamment l’impression de piétiner au lieu d’approfondir la réflexion. Le stade de l’autocongratulation est rarement dépassé.</p>
<p>Les parties « théologiques » de l’ouvrage sont faibles, ne serait-ce d’abord qu’en raison du manque de formation proprement théologique d’une bonne partie des auteurs. Sans exception, ces passages livrent un vague discours qui se résume essentiellement par l’appel à suivre « les enseignements de l’Église ». Pour un livre écrit en 2011, il aurait fallu au moins démontrer que l’on comprend que l’Église catholique a son lot de défis à relever en matière de communications, comme en témoignent les récents scandales qui ont parfois donné lieu à des erreurs communicationnelles. Si l’on tenait absolument à suivre « les enseignements de l’Église » à la lettre, pourquoi ne pas s’être donné la peine d’approfondir des thèmes souvent abordés dans les documents du magistère romain consacrés aux communications sociales, à commencer par le Christ présenté comme le « communicateur parfait » ? Cela aurait permis, sans pour autant rendre le livre imbuvable, d’offrir un peu plus de profondeur.</p>
<p>Surtout, toujours en matière de théologie, <em>The Church and New Media</em> rate son rendez-vous avec l’enjeu implicite qui est soulevé dans l’introduction de Vogt. L’auteur précise bien que l’une des particularités des nouveaux médias réside dans les possibilités de dialogue : l’information ne transige plus que dans la verticalité, du haut vers le bas, mais évolue et se propage grâce à l’implication des utilisateurs. Implicitement, il pose ici une question qui pourrait bien être transversale dans l’ouvrage, celle de savoir comment l’Église catholique compose avec cette composante dialogique. En effet, comment situer le rapport à l’autorité dans un tel contexte ? Cela opère-t-il des déplacements dans le contrôle de l’information au sein de l’Église catholique ? Si oui, pourquoi et comment ?</p>
<p>Cette lacune n’est pas propre à ce livre en particulier. Plusieurs ouvrages publiés récemment cèdent à la tentation d’imaginer que la maîtrise d’une nouvelle technique servira à déposer le même message inaltéré au cœur de la culture, alors qu’il semblerait justement que ce soit en grande partie le message comme tel qui pose problème, et non d’abord la manière dont il est présenté.</p>
<p><strong>Deux solides chapitres</strong><br />Bien entendu, la maîtrise de la technique demeure importante, même si elle ne peut primer sur la lisibilité et la recevabilité de l’annonce du Christ dans la culture actuelle. Heureusement, les chapitres 7 et 8 sont à cet égard de véritables bijoux de clarté, de bon sens et de simplicité.</p>
<p>Le chapitre 7 est rédigé par le responsable des communications de l’<a href="http://www.bostoncatholic.org/">archidiocèse de Boston</a>, Scot Landry. Il présente des stratégies visant à régler divers problèmes courants pour les communications des diocèses, à commencer par le retard technologique et la difficulté à être présent efficacement sur le web. Son approche des sept « E » peut s’appliquer à la plupart des diocèses occidentaux lorsqu’il s’agit d’implanter une nouvelle approche des nouveaux médias. Il divise ces « E » en trois étapes : 1) éduquer, encourager, exposer les réussites ; 2) évaluer, exécuter ; 3) étendre, évangéliser. Et il n’est pas anodin que « évangéliser » constitue la dernière étape, puisqu’elle est l’aboutissement naturel d’une bonne implantation en ce qui concerne les nouveaux médias.</p>
<p>Le huitième chapitre est l’œuvre de Matt Warner, le créateur de <a href="http://www.flocknote.com/">flockNote</a>, un site Internet qui permet de gérer son « troupeau ». Concrètement, le site offre une véritable plateforme de mise en contact personnalisée avec les membres d’une communauté. Cette communauté peut aussi bien être une paroisse qu’un groupe de prière. Les abonnés choisissent les thèmes qui les intéressent et leur préférence pour la manière d’être contacté, le courriel et le téléphone cellulaire (texto) étant les deux principales options. Le chapitre explique comment le projet est né, et comment il est pensé en fonction de la nouvelle réalité communicationnelle. Un diocèse québécois pourrait acheter le concept, le traduire, et le revendre au Canada ou ailleurs… Lucide, l’auteur résume pourquoi les méthodes habituelles (feuillet paroissial, annonces interminables en chaire, etc.) ne sont plus adaptées et produisent l’effet contraire.</p>
<p><strong>Dérapage</strong><br />À l’autre extrémité, le livre offre des chapitres tendancieux appuyés sur de vagues impressions. Le chapitre 10 sur l’activisme est peut-être l’exemple le plus éloquent. D’entrée de jeu, <a href="http://catholicvote.org/index.php?/about_us/">Thomas Peters</a> se demande dans son premier paragraphe comment être présent au monde alors que les méchants médias veulent du mal à l’Église et aux catholiques. Sa solution : court-circuiter les grands médias grâce aux médias sociaux. Cette approche suppose qu’il existe une forme de conspiration des médias visant à faire taire le discours catholique. Rarement a-t-on vu un texte s’appuyant d’emblée sur une analyse aussi primaire et superficielle de l’espace médiatique. Mais l’auteur n’est pas à une lubie près : il appuie la suite de sa réflexion sur le postulat que les catholiques américains constituent une minorité, ce qui est franchement exagéré, puisque les catholiques sont pratiquement sur un pied d’égalité avec les évangéliques en tête des plus grands groupes religieux aux États-Unis. Bref, les bases mêmes de son argumentaire sont bancales. Il s’évertue ensuite à démonter comment l’activisme catholique en ligne est une excellente façon de faire valoir son point de vue auprès de la société, des entreprises et des politiciens. Mais dans ce contexte de demi-vérités et de propos revanchards, il est inquiétant de constater qu’un homme avec une pensée aussi démagogique puisse animer l’un des blogues catholiques les plus lus au monde. Essentiellement, le lecteur comprend que son action en ligne est caractérisée par une approche réactionnaire toujours prête à s’insurger contre ce qui n’épouse pas ses vues. Consternant.</p>
<p><em>The Church and New Media</em> a le mérite de donner la parole à des acteurs directs des nouveaux médias dans l’Église catholique américaine. Ces derniers partagent leur expérience avec enthousiasme. Mais les chapitres difficilement articulés ensemble ne mènent pas, <em>in fine</em>, à la production d’une réflexion originale sur le lien entre l’Église catholique et les nouveaux médias. Pas plus qu’à une réflexion sur le rapport de l’Église à la société américaine et aux mondes virtuels. Pis, le lecteur se demande parfois si les auteurs des divers chapitres ont eux-mêmes une réflexion originale à ce propos, ou s’ils sont simplement heureux, comme plusieurs l’écrivent dans les pages de l’ouvrage, de se porter à la défense des « teachings of the Church ». Trop souvent, cette propension à se concentrer sur cet élément ne fait que renforcer un cléricalisme confortable où chacun s’érige en porte-parole ou en gardien de l’orthodoxie catholique. La tentation de faire de l&#8217;adjectif « catholique » une appellation d&#8217;origine contrôlée n&#8217;est jamais bien loin. D&#8217;ailleurs, certains évoquent même l&#8217;idée de se doter d&#8217;une nouvelle forme d&#8217;imprimatur pour Internet&#8230; Bien que la réalité dialogique propre aux nouveaux médias soit prise en compte et soulignée par plusieurs auteurs, elle ne fait pas pour autant l’objet d’une réflexion qui pousse vers de nouveaux horizons. Au contraire, le lecteur a l’étrange sensation à la toute fin de l’ouvrage d’être revenu au point de départ et que l’ouvrage ne lui offre finalement qu&#8217;une version 2.0 de la fameuse parabole : du vieux vin dans des outres neuves.</p>
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		<title>Cette grande revue qui n&#8217;a pas vu le jour</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 01:24:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[ACPC]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Ryan]]></category>
		<category><![CDATA[Communications et Société]]></category>
		<category><![CDATA[La Vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bribes d'histoire d'un vaste projet avorté dans les années 1970.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>Depuis quelques mois, l’idée de créer une revue commune regroupant certains membres de l’Association canadienne des périodiques catholiques (<a href="http://www.relimag.org/">ACPC</a>) revient régulièrement dans les discussions entre des acteurs du milieu.</strong></p>
<p>La récente fermeture de Présence magazine <a href="http://nouvellesacpc.blogspot.com/2012/02/sur-la-fermeture-de-presence-magazine.html">alimente encore plus cette idée</a>.</p>
<p>Cette idée d’une revue commune n’est pas nouvelle. On a tenté, d&#8217;en fonder une dans les années 1970. Pendant longtemps, plusieurs personnes avaient vaguement entendu parler de cette tentative. Encore aujourd’hui, il manque plusieurs éléments pour bien comprendre comment le projet a été conçu et pourquoi il n’a jamais vu le jour.</p>
<p>J’ai eu le plaisir de recevoir en fin de semaine quelques documents de la part de François Gloutnay, à qui j’avais demandé il y a quelques mois s’il réussissait à retrouver des documents faisant état d’une tentative de création de média commun.</p>
<p>Je présente ici, avec sa permission, le contenu de ces documents qui jettent un éclairage important sur une tentative avortée de création de « grand magazine chrétien ».</p>
<p><strong>Le document de 1974</strong><br />Le premier document est daté du 15 octobre 1974. Il est signé par le père Elphège Brassard, président de l’ACPC entre 1972 et 1976, des années difficiles pour l’association puisque ses activités ont été très limitées au cours de cette période (<a href="http://nouvellesacpc.blogspot.com/2008/08/le-prsident-manquant.html">voir cet article de François pour y voir plus clair</a>).</p>
<p>« <em>A sa réunion du Comité exécutif du 23 octobre 1972, l’ACPC avait décidé de s’attaquer au projet de <span style="text-decoration: underline;">grand magasine (sic) populaire </span>», </em>écrit-il en 1974, avant de préciser qu’il a décidé de prendre les choses en main.</p>
<p>« <em>J’ai vu le <a href="http://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=362">Père Paul-A. Martin</a>, directeur de <a href="http://www.fides.qc.ca/">Fides</a>. Nous avons discuté longuement de la Grande revue : orientation du magazine, périodicité, tirage, mode de diffusion, de financement, personnel, collaboration. Il n’y avait pas de difficulté insurmontable.<br /></em></p>
<p><em>Le Père rencontra : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Ryan">Claude Ryan</a>, directeur du Devoir, pour lui demande ce qu’il pensait du projet. La réponse fut qu’il y avait place pour cette revue à l’heure actuelle.</em></p>
<p><em>Ensuite, mis au courant, le Père Provincial de la C.S.C. convoqua à son tour les intéressés au projet. Il était prêt à y investir un capital.</em></p>
<p><em>Quelque temps après, le Père Martin partait pour l’Europe. Il rencontra le directeur de <a href="http://www.lavie.fr/">la Vie Catholique</a>, qui lui témoigna un vif intérêt. Il lui promit sa collaboration, en fournissant des textes, en échangeant des journalistes et en participant financièrement. D’autres directeurs de revues furent aussi contactés, qui se montrèrent également intéressés et promirent leur concours.</em></p>
<p><em>A travers tout cela, <a href="http://www.dsjl.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=114&amp;Itemid=54">Mgr Coderre</a> </em>[alors évêque de Saint-Jean-Longueuil] <em>apprit la chose et s’offrit à prendre le projet sous sa tutelle. Il s’offrit pour le présenter à la prochaine réunion des Évêques. Mais il ne put le faire à cause d’un ordre du jour trop chargé.</em></p>
<p><em>Voilà, en résumé très succinct, là où nous en sommes. C’est pourquoi, dans l’attente d’une décision définitive, je vous mets aujourd’hui au courant des démarches qui ont été faites, vous faisant grâce des délais imposées par l’impossibilité de rencontre les intéressés et du détail de leurs discussions. Je me dois d’ajouter que depuis un an, le Père Martin a été pris par la solution de problèmes majeurs pour le compte de Fides. Moi-même, depuis l’été, je ne suis plus directeur de la revue l’Église canadienne. </em>»</p>
<p>Le document nous laisse avec plusieurs questions.</p>
<p><strong>Le document de 1976</strong><br />Mais un autre document offrant un compte-rendu d’une réunion tenue le 25 mai 1976 dans les bureaux de l’Office des communications sociales (<a href="http://www.officecom.qc.ca/">aujourd’hui Communications et Société</a>) laisse entendre que d’autres démarches avaient également été menées. La rencontre était consacrée à l’avenir de l’ACPC, mais une partie portait sur un projet de « magazine chrétien ».</p>
<p>« <em>Le Père P. Martin, président des Éditions Fides, possédant un dossier assez complet sur la question et ayant fait lui-même des démarches auprès des revues françaises « La Vie Catholique et « <a href="http://www.pelerin.info/">Le Pèlerin</a> », donne quelques informations sur l’étude qui a été faite pour la mise en marche d’un magazine chrétien. Il rappelle les principales étapes de développement du projet :</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>-       <em>mars 1970 : étude de marché faite par des experts en gestion;</em></p>
<p>-       <em>oct. 1971 : document préparé par <a href="http://ustpaul.ca/index.php?mod=employee&amp;id=90&amp;lang=fr">Guy Marchessault</a> sur la question du magazine chrétien;</em></p>
<p>-       <em>fév. 1973 : diverses rencontres faites : Claude Ryan, les directeurs des deux revues de France déjà citées, Mgr Coderre, évêque de St-Jean;</em></p>
<p>-       <em>déc. 1973 : document préparé par quelques personnes et porté à l’attention des évêques de l’Inter-Montréal;</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p>-       <em>fév. 1974 : la question revient à l’Inter-Pastorale de Montréal.</em></p>
<p><em>A ce moment, l’opinion de l’Inter-Pastorale de Montréal était celle-ci : « on serait d’accord pour une revue du genre mais on ignore le coût de production et les chances de succès d’une telle revue. Une étude plus détaillée devrait se faire. » Le secrétaire, M. Jean-Guy Bissonnette, devait communiquer cet avis à qui de droit, mais on ignore ce qu’il est advenu depuis.</em></p>
<p><em>Le Secrétaire de l’A.E.Q. a tenté de vérifier auprès de M. Bissonnette, mais il ne l’a pas encore atteint. </em>»</p>
<p>Le document ne précise rien de plus sur cette question.</p>
<p>Parmi les éléments qui demanderaient une recherche approfondie, il y a notamment la raison profonde motivant la création d’un tel magazine. Aujourd’hui, les difficultés financières de plusieurs revues constituent un incitatif à cette option, puisqu’une publication commune pourrait permettre de réduire certains frais. De plus, il faut se rendre à l’évidence : le marché justifie de moins en moins la présence d’autant de magazines catholiques francophones au Canada.</p>
<p>Toutefois, le contexte était probablement fort différent au début des années 1970 lorsque cette réflexion fut entreprise.</p>
<p>Si vous détenez des renseignements supplémentaires sur cette aventure avortée, n&#8217;hésitez pas à les partager en laissant un commentaire. En parlant de commentaire, que pensez-vous de cette idée pour aujourd&#8217;hui ?</p>
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		<item>
		<title>La Fac de théo de l&#8217;UdeM suspend ses programmes de 1er cycle</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 23:11:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Breton]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[sciences religieuses]]></category>
		<category><![CDATA[théologie]]></category>
		<category><![CDATA[Université de Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[vidéo]]></category>

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		<description><![CDATA[À une exception près, rien ne sera offert au 1er cycle l'an prochain. La Faculté assure que la situation est temporaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Faculté de théologie et de sciences des religions (FTSR) de l’Université de Montréal annonce qu’elle suspend pratiquement tous ses programmes de 1er cycle pour l’année scolaire 2012-2013. Seule la mineure en sciences religieuses sera offerte l’an prochain. Cette situation est directement liée à la chute des inscriptions au 1er cycle.</strong></p>
<p>La Faculté indique toutefois qu’il s’agit d’une mesure temporaire faisant partie d’un processus de revitalisation de la Faculté. En effet, dans un contexte où les Facultés de théologie de la province font des pieds et des mains pour attirer des étudiants, force est d’admettre que l’étude de la théologie ne fait plus courir les foules. Et pour cause : il devient difficile pour les jeunes diplômés de se trouver des emplois intéressants et bien rémunérés.</p>
<p><a href="http://www.ftsr.umontreal.ca/medias/video/Avenir.html">Dans une vidéo expliquant cette décision mise en ligne sur le site de la FTSR</a>, le <a href="http://ftsr.wordpress.com/">doyen Jean-Claude Breton</a> explique d’un ton calme qu’il est normal qu’un tel processus soit nécessaire.</p>
<p>« Vous comprenez qu’une vieille Faculté comme ça a de temps en temps besoin de passer chez le médecin, puis se faire remettre un peu en forme pour compenser les travaux des années puis le passage du temps ».</p>
<p>La FTSR souhaite éventuellement « mieux répondre aux besoins de formation de la communauté universitaire et de ses partenaires ». Il est d’emblée entendu que l’institution fera une plus grande place aux programmes de 2e et 3e cycles, là où le nombre d’étudiants inscrits reste à peu près stable.</p>
<p>Par ailleurs, trois nouveaux professeurs seront engagés afin d’élargir les champs de spécialité couverts, particulièrement en sciences religieuses. Le 7 février, l’<a href="http://www.ftsr.umontreal.ca/faculte/nouvelles/20120207.html">embauche</a> d’une nouvelle responsable de la formation professionnelle avait déjà été annoncée.</p>
<p>Jean-Claude Breton promet que l’avenir de la Faculté fera l’objet d’un plan qui sera dévoilé l’an prochain.</p>
<p>« Je me dis : un an ou deux avant que les choses reprennent un cours – pas ancien – mais normal. » Il ajoute plus tard avec un sourire en coin que la Faculté « se soigne » et retrouve sa « santé ».</p>
<p>Quoi qu’il arrive, il semble fort probable que la Faculté jouera la carte de la prudence et fera de plus en plus de place aux sciences religieuses, là où les espoirs d’attirer davantage d’étudiants paraissent plus élevés que pour la théologie.</p>
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		<title>Le choc de la fermeture de Présence magazine</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 17:14:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[ACPC]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[Présence magazine]]></category>

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		<description><![CDATA[L'une des meilleures revues religieuses québécoises ferme ses portes faute de moyens.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tout le monde a déjà entendu la fameuse expression « c’est toujours les meilleurs qui partent en premier ». Pas très consolant, n’est-ce pas ? C’est malheureusement ce qui s’applique à la revue <a href="http://www.presencemag.qc.ca/index.html"><em>Présence magazine</em></a>, qui vient d’annoncer qu’elle cessera ses publications après le numéro de mars-avril 2012.</strong></p>
<p>Dans une lettre écrite le 10 février et signée par le directeur et rédacteur en chef Gilles Leblanc et par le président du conseil d’administration Louis Lesage, la revue explique les raisons de cette fermeture.</p>
<p>« Le financement de la production n’était pas possible à court et à moyen terme, les communautés religieuses partenaires ne pouvant plus maintenir leur généreux support financier, jusqu’à maintenant indispensable à la production du périodique. D’autres options ont été envisagées et sérieusement étudiées mais sans déboucher sur des solutions adéquates et concrètes. »</p>
<p>Joint par courriel, Gilles Leblanc nous a confié qu’il espère que de nouveaux projets prendront le relais. Il a l’intention de prendre un peu de recul au cours des prochaines semaines.</p>
<p>Quant à Louis Lesage, son souhait le plus cher pour l’instant est « que l&#8217;on prenne tous une conscience plus vive  de la nécessité d&#8217;une information  ouverte et large  de type professionnel sur les affaires ecclésiales et religieuses ».</p>
<p>« Je souhaite aussi que les débats entourant toutes ces questions puissent  se développer ouvertement et avec profondeur dans un grand espace de liberté. Cet espace n&#8217;est pas une abstraction : il doit se matérialiser&#8230; Mais comment ? », a-t-il écrit.</p>
<p><strong>Réactions unanimes</strong><br /><a href="http://nouvellesacpc.blogspot.com/2012/02/presence-magazine-cesse-de-paraitre.html">Sur le blogue</a> de l’Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC), les réactions se sont rapidement multipliées suite à cette annonce. La présidente de l’ACPC, Gaëtane Larose, a d’emblée évoqué le « vide » laissé par la fermeture. La journaliste indépendante Jacinthe Lafrance a pour sa part accueilli cette annonce en parlant d’un « deuil très difficile ».</p>
<p><em>Présence</em>, pour les intimes, se démarquait par la qualité de sa réalisation, de ses rédacteurs, et de son approche. Avec respect, elle abordait de front des sujets dérangeants, ceux qu’une revue « officielle » liée à un diocèse ne peut pas traiter sans se faire taper sur les doigts. Cette approche était nécessaire au maintien d’un sein débat chez les catholiques québécois.</p>
<p>Une telle annonce n’augure rien de bon pour les autres revues religieuses québécoises. Quand même l’excellence ne suffit plus pour survivre, il y a de sérieuses questions qui surgissent…</p>
<p>C’est ainsi que l’animateur de l’émission <em>Questions d’aujourd’hui</em> à Radio Ville-Marie et Radio-Galilée, Mario Bard, a évoqué la réalité du marché pour les magazines religieux au Québec en se demandant carrément s’il ne faut pas réduire l’offre. « À mon avis – et je sais que je serai controversé – il faut se poser des questions sur l&#8217;offre et le financement d&#8217;une multitude de magazines, au lieu d&#8217;en favoriser quelques-uns, comme <em>Présence</em>, qui présentent(aient) un contenu et un contenant d&#8217;une qualité indéniable avec des valeurs d&#8217;Évangile, dans un langage d&#8217;aujourd&#8217;hui. »</p>
<p>M. Bard n’est pas le seul à se questionner sur la précarité financière qui guette chaque revue. Le congrès annuel de l’ACPC qui se tenait à Québec l’automne dernier a donné lieu à des échanges sur cette réalité : année après année (quand ce n’est pas mois après mois), une panoplie de magazines religieux québécois se creusent la tête pour trouver de nouveaux moyens de survivre.</p>
<p><strong>Plusieurs questions soulevées</strong><br />Mais la cause de cette situation n’est pas toujours clairement définie. De dire que les donateurs sont moins généreux qu’avant n’explique pas nécessairement pourquoi il en est ainsi. Le succès déclinant de telle ou telle revue peut aussi être la conséquence d’une difficulté à s’adapter au marché, à assurer une présence sur le web, à trouver de nouveaux abonnements, à renouveler ses idées et à faire affaire avec son personnel selon des critères salariaux respectueux du marché de l’emploi en 2012, etc.</p>
<p>Et c’est probablement un peu pour toutes ces raisons que la fermeture de Présence fait mal, puisque la revue savait s’adapter et évoluer, était présente sur Internet et était respectueuse des personnes avec laquelle elle faisait affaire. Bref, rien n’annonçait qu’elle connaissait des difficultés. Au contraire, elle servait même d’inspiration pour les autres et était souvent récompensée par des prix.</p>
<p>Finalement, il y a peut-être un élément positif à cette fermeture : elle oblige l’ensemble du monde des communications religieuses au Québec à se poser de sérieuses questions sur leur modèle financier, leurs pratiques et leur avenir.</p>
<p>***</p>
<p>Lire aussi : <a href="http://philippevaillancourt.com/2011/10/crayon-et-goupillon-dans-presence-magazine/">Crayon et goupillon dans Présence magazine (8 octobre 2011)</a></p>
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		<title>Dieu et Édith Piaf : le diocèse de Québec s&#8217;agite en silence</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 23:03:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philippe Vaillancourt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[diocèse de Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Journal de Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Le Soleil]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[publicité]]></category>

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		<description><![CDATA[Un coup publicitaire reprend à son compte la phrase censurée par un enseignant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Opportuniste, le diocèse de Québec a profité de l&#8217;agitation au sujet d’une chanson d’Édith Piaf pour y aller à son tour d’un coup publicitaire. À son tour, car il y a une semaine le diocèse de Montréal avait lui aussi tenté sa chance avec un coup sans lendemain. Il semblerait que cette foi, la grenouille ait mangé le bœuf. Comme tout repas lourd, c’est plaisant au moment de l’ingestion, mais la digestion est parfois plus difficile.</strong></p>
<p>Rapide mise en contexte : un enseignant de musique au primaire de Sorel-Tracy a pris l’initiative de censurer la phrase « Dieu réunit ceux qui s’aiment » de la chanson <a href="http://youtu.be/1gTGmbA40ZQ"><em>Hymne à l’amour</em></a> d’Édith Piaf, prétextant une crampe au cerveau au sujet de la laïcité. Il n’en fallait pas plus pour que le tout Québec s’offusque. Du badeau aux ministres, tout le monde avait sa petite idée là-dessus, y compris le diocèse de Québec.</p>
<p>C’est donc sans grande surprise que le Journal de Québec et le journal Le Soleil affichaient chacun la même publicité ce matin. Le diocèse a simplement fait publier la fameuse phrase honnie : « Dieu réunit ceux qui s’aiment », avec son logo et une adresse web.</p>
<p><a href="http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2012/02/17/005-hymne_amour-censure-eglise.shtml?utm_source=dlvr.it&amp;utm_medium=twitter">Radio-Canada</a> a bien raison d’indiquer qu’il s’agit d’une « récupération publicitaire ».</p>
<p>Ce nouveau coup pour l’Église – le deuxième en deux semaines – semble plus réussi que le premier, ne serait-ce que par la gravité des enjeux associés au sujet concerné. En effet, il est parfaitement bien synchronisé avec l’actualité. Quiconque a moindrement suivi l’actualité québécoise depuis deux jours comprend immédiatement la référence. De plus, le message est simple et intemporel. Surtout, il est cher à l’Église catholique, bien qu&#8217;il ne lui soit pas propre.</p>
<p>Bravo. Délicieux.</p>
<p>Mais attention, voici la digestion.</p>
<p>La récupération est évidente et laisse deviner une Église calculatrice dans ses intentions. Ici, l’institution ne s’insère pas tellement dans le débat, car son communiqué de presse – bien rédigé – n’offre pas un point de vue propre au débat dont il est question ici pour le Québec : la laïcité. Cela suppose bien entendu que le communiqué sera largement diffusé. Sans les informations complémentaires du communiqué, véritable clé de lecture du coup publicitaire, la place laissée à l’interprétation est grande.</p>
<p>Ce que Crayon et goupillon <a href="http://philippevaillancourt.com/2012/02/la-pub-%C2%ABprions%C2%BB/">disait pour Montréal il y a quelques jours</a> vaut aussi pour Québec : on a peu entendu l’Église sur les sujets polémiques des derniers jours au Canada, dont la peine de mort, les dépenses militaires, l’élimination du registre des armes à feu, la hausse marquée des frais de scolarité au Québec. La pertinence spirituelle du message est évidente. Mais quand on rebondit  d’une manière utilitariste sur un sujet d’actualité, il faut avoir un discours clair et étoffé sur cette actualité. Ce qui n’est pas le cas avec ce coup publicitaire, qui reste silencieux sur ces enjeux qui concernent la justice sociale, la paix et le respect de toute vie humaine.</p>
<p>Autre élément dont il faut tenir compte : le ton de la publicité. Est-elle drôle ou choquante? La réponse n’est pas si évidente.</p>
<p>Après tout, avec les années <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Ouellet">Ouellet</a>, le diocèse de Québec a habitué les médias et la population à un discours souvent en réaction à certaines tendances actuelles dans la société. L’expression « <a href="http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2010/05/15/001-cardinal-ouellet-avortement-.shtml">culture de mort</a> » a largement été appliquée au Québec entre 2003 et 2010 par les communications diocésaines. Présenter à la population un changement de ton communicationnel optant pour l’humour peut en faire sourciller plusieurs, qui se demanderont légitimement quelles sont les intentions réelles de l’Église catholique de Québec.</p>
<p>À cet égard, cette campagne pourrait tout à fait être perçue comme une crispation réactionnaire. Au fond, la publication de cette phrase tient-elle davantage de l’invitation ou de la rectification? Si l’Église invite, quelle est la portée concrète de cette invitation? Le don monétaire, comme l’indique le <a href="http://toujoursmaparoisse.org/index.php?page=accueil">lien Internet publié au bas de publicité</a>? Quand un ami vous invite à manger mais vous demande d’apporter l’apéritif, le vin et le dessert, vous restez chez vous, non?</p>
<p>Si elle rectifie, elle ne fait alors que conforter l’image publique de fixité qui lui est souvent associée.</p>
<p>Finalement, on se demande un peu ce que cherche à faire une Église qui s&#8217;agite en silence avec de telles publicités. On rigole. Et on tourne la page.</p>
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